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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 09:00

1) Des plantes pour soigner le jardin

 

Un article d'Éric Petiot sur le Biocontact du mois d'avril (qu'on peut se procurer dans les magasins diététiques et bio)qui explique bien comment utiliser des plantes sauvages ou cultivées pour prévenir et/ou guérir des envahisseurs indésirables au potager et au jardin d'ornement et renforcer l'immunité des plantes.

 

J'entends déjà certains dire qu'il ne faut pas supprimer les pucerons, mais introduire des coccinelles, conserver les chenilles pour voir voler de beaux papillons, donc à chacun de faire selon sa conscience et selon sa patience. Il suffira alors de ne faire que du préventif, ce qui est l'idéal. Pour les champignons (rouille, oïdium, mildiou, cloque), je pense que tout le monde sera d'accord pour s'en débarrasser.

 

Pas besoin d'acheter des produits, même écologiques, il suffit de puiser dans la nature.

 

Pour les champignons, je redonne ma recette préventive éprouvée qui ne provient pas d'une plante, mais de la teinture d'iode. 10 gouttes de teinture d'iode (en pharmacie) dans un litre d'eau et pulvériser tout ce qui craint la rouille, le mildiou et l'oïdium (tomates, vigne, rosiers, etc.)

 

Voici des extraits de l'article d'Éric Petiot que j'ai pris le temps de transcrire.

 

 

 

Différences entre infusions, décoctions, extraits fermentés et macérations à froid et modes de préparation.

 

 

Les infusions

 

Les plantes contenant une majorité de métabolites secondaires (terpènes, phénols, esters, cétones, oxydes...) seront infusées à une température de 90 ou 100° pour extraire ces substances naturelles. Il suffit de plonger les plantes à raison de 250 g de plantes sèches ou 1 kg de plantes fraîches dans 10 litres d'eau de pluie froide (contenant en inox) puis de monter à la température indiquée et enfin de couper le feu. Laisser refroidir et diluer au 1/20ème (1 litre d'infusion pour 20 litres d'eau de pluie).

 

Ces plantes sont l'origan, le thym, la sarriette, le serpolet, la sauge officinale qui agissent sur le mildiou.

 

D'autres plantes comme la tanaisie, le romarin, les menthes, l'absinthe, les armoises, les lavandes agiront sur les pucerons et les chenilles défoliatrices.

 

Les plantes contenant des acides seront infusées à une température de 80° afin de les extraire. Plonger les plantes à raison de 200 g de plantes sèches ou 750 g de plantes fraîches dans 10 litres d'eau de pluie froide, chauffer à 80° et couper le feu. Laisser refroidir et diluer au 1/20ème.

 

Ces plantes sont :

 

- L'ortie (acide gallique, acide formique, acide histaminique), à action acaricide (tue les acariens)

 

- La prêle des champs (acide silicique) a une action répulsive sur les acariens.

 

- La reine des prés (acide salicylique) qu'on peut ajouter à l'extrait fermenté d'ortie au moment de la pulvérisation avant une éventuelle invasion de champignons ou d'insectes indésirables pour que la plante se défende plus rapidement.

 

- Les fleurs de la valériane officinale sous forme d'infusion à 80° permettront de protéger les plants contre le gel jusqu'à -2° au printemps.


 

Les décoctions

 

Pour les plantes plus ligneuses.

 

Faire tremper 30 minutes les plantes dans l'eau froide, porter à ébullition pendant 30 minutes (pas plus) puis couper le feu et laisser refroidir.

 

Dosages : 250 g de plantes sèches ou 1kg de plantes fraîches dans 10 l d'eau.

 

Diluer au 1/20ème.

 

Plantes utilisées :

 

- La racine d'ortie, action fongicide redoutable mais aussi pour une meilleure croissance du système racinaire des plantes comme les plants de tomates (arrosage au sol au 1/20è).

 

- Les racines de rhubarbe ou de bardane, séchées une année, en décoction contre le mildiou.

 

- La prêle pour limiter les effets de la moniliose, de la cloque du pêcher...

 

 

Les extraits fermentés de plantes

 

On les appelle aussi "purins" de plantes. Plantes utilisées : ortie, bardane, consoude, fougère aigle, prêle, renouée du Japon.

 

Prendre 1 kg de plantes fraîches, les fragmenter le moins possible, voire pas du tout selon le volume du récipient, puis les plonger dans 10 litres d'eau de pluie d'une température de 18 à 35° maximum.

 

Déposer un couvercle sur le liquide de façon la plus hermétique possible avec juste un trou au milieu.

 

Pour contrôler si le produit est prêt, en mettre un peu dans un verre. Si de l'écume apparaît et reste, le produit est en pleine fermentation [et votre nez ne vous trompera pas, , note d'Hélios] mais si elle apparaît et disparait, le produit est bon pour une utilisation [l'odeur est un peu moins terrible !]. Ce n'est pas une question de jours mais de contrôle de l'écume : plus il fait chaud, plus la fermentation sera rapide.

 

Dilution pour aspersion des feuilles (foliaire) : 1/50ème. Pour aspersion du sol : 1/20ème. Les feuilles doivent recevoir des préparations plus diluées afin de ne pas brûler.

 

Extrait fermenté d'ortie

 

Permet la croissance tout en renforçant la résistance des plantes. Si vous traitez préventivement à raison de deux fois maximum par semaine en foliaire, vous réussirez à diminuer le nombre d'indésirables de 50%. L'extrait d'ortie est préventif.

 

Extrait fermenté de consoude officinale

 

En pulvérisation foliaire, il provoque l'épaississement de la cuticule (couche cireuse de la feuille), véritable barrière physico-chimique, permettant de protéger la plante des attaques des champignons, insectes...


L'extrait de consoude est riche en micro-organismes et favorise le développement des vers de terre, des cloportes, des myriapodes, favorables à la vie du sol. Il est à pulvériser au sol avant ou après avoir posé un paillage.

 

Les macérations à froid

 

Ce sont des débuts de fermentation. Même dosage que les extraits fermentés, mais on laisse les plantes macérer trois jours dans l'eau. Pulvérisez sans diluer.

 

Les tiges et feuilles d'ortie, ramassées avant la fleur, sont un superbe stimulant foliaire.

 

Les feuilles de rhubarbe [Il est vrai qu'elles sont immenses, mais malheureusement toxiques pour l'homme, à la différence des tiges, alors c'est un bon moyen pour les utiliser], à raison de 500 grammes de feuilles fraîches dans 3 litres d'eau, appliquées en pulvérisation sur les pucerons, sont redoutables.

 

La règle principale à retenir sera de traiter au 1/50è une ou deux fois par semaine à partir de 12° sur les feuilles avec des extraits fermentés d'ortie avant une éventuelle attaque puis d'intégrer les infusions insecticides ou fongicides en cas d'attaque et de reprendre avec les extraits de consoude ou d'ortie une fois les invasions passées.

 

Vous pouvez conserver les infusions et les décoctions en les filtrant puis en les embouteillant à chaud. La conservation des extraits fermentés se fait après filtration, en ajoutant de la vitamine C (lévogyre), à raison de 30 mg pour 5 litres. Cela permet de conserver toutes ces préparations une année.

 

[Je suppose qu'il parle de vitamine C pure en poudre ? En pharmacie, sûrement, s'assurer qu'elle est bien lévogyre].

 

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2) Lutte contre le mildiou des tomates

 

Les tomates en pleine terre sont très sensibles aux attaques de champignons, comme le mildiou. Du temps longtemps humide et la tige du pied de tomate brunit, puis c'est au tour des feuilles et c'est fichu. Si on ne peut élever ses tomates en serre ou en tunnel, voici, en supplément des recettes ci-dessus, un autre moyen expérimenté en Belgique qui utilise des produits courants de la maison (valable aussi pour les pommes de terre) :

 

 

 

 

3) Des mini-serres pour démarrer ses semis.

 

 

Deux remarques concernant la vidéo ci-dessous. Premièrement, le démonstrateur est sponsorisé par Truffaut, Vilmorin et la ferme de Ste Marthe (il le précise franchement en commentaire). Ce qui n'enlève rien à la technique.

 

Deuxièmement, le plastique des bouteilles dégagerait-il des substances nocives pour le terreau et les plantules ? Il faut se poser la question en jardinage biologique. Je teste le truc quand même, car j'adore expérimenter...

 

Je vous mets la vidéo et aussi un LIEN vers un article expliquant la même méthode.

 

 

 

 

4) Culture des pommes de terre sur l'herbe (rappel)

 

Méthode que j'ai utilisée l'année dernière et que je pratique de nouveau cette année. C'est super !

 

 

 

 

5) La culture en "lasagne". Un article très complet ICI sur cette technique de permaculture. Pas mal de travail pour un résultat extraordinaire.

 

 

Voilà, il y aurait beaucoup d'autres choses à dire, je vous laisse la parole si vous avez d'autres astuces à partager et en attendant, je vous souhaite un beau et prolifique jardin...

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Published by Hélios - dans Jardin
16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 09:00

L'art de la récup.

 

Il est conseillé de prendre des palettes européennes. Je suis arrivée à en trouver gratuitement et ma fille Aurore a maintenant une superbe jardinière pour mettre ses aromatiques.

 

Il est possible de lasurer l'intérieur et l'extérieur du bac pour protéger du pourrissement du bois.

 

Un conseil : pensez à faire quelques trous sur les planches du fond de la jardinière et de la doubler à l'intérieur avec un plastique résistant (percé également de quelques trous) et de faire un drainage avec une couche de petits cailloux ou gros graviers sur 5 cm d'épaisseur. Ce drainage est surtout important dans le cas où vous voulez élever un arbuste, par exemple.

 

Sur le site, vous aurez sous la vidéo les plans que vous pourrez imprimer après en avoir fait une copie d'écran.

 

 

 

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Published by Hélios - dans Jardin
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 09:00

Extrait d'un article parlant du livre "Anastasia" de Vladimir Mégré. Anastasia est une chamane russe que l'auteur a rencontré en 1994 et dont l'enseignement lui a paru si important qu'il a décidé d'écrire des livres en collaboration avec elle. J'ai traduit un passage touchant qui explique comment, à la manière "chamanique" semer ses graines pour obtenir des plantes guérisseuses qui vous seront personnelles.


 

"Chaque graine que vous semez contient en elle une énorme quantité d'information sur l'Univers. Rien de fabriqué par les mains de l'homme ne peut se comparer à cette information aussi bien en taille qu'en précision. À l'aide de ces données la graine connaît le moment exact, à la milliseconde près, où elle va se mettre à vivre, croître, quels sucs elle doit prélever à la Terre, comment utiliser les rayonnements des corps célestes – le soleil, la lune et les étoiles – ce qui va entrer en elle, à quel fruit elle va donner naissance. Ces fruits sont prévus pour sustenter la vie humaine. D'une manière plus puissante et plus efficace que tout produit médicamenteux fabriqué aujourd'hui ou dans l'avenir, ces fruits sont capables de contrecarrer et de repousser toutes les maladies du corps humain. Mais dans ce but la graine doit connaître l'état de l'homme. Afin de pouvoir au cours du processus de maturation fournir à ses fruits les substances adaptées à la guérison d'un individu particulier, s'il en est atteint ou est enclin à l'être.


Pour que la graine d'un concombre, d'une tomate ou de toute autre plante cultivée à un endroit donné acquière cette information, les étapes suivantes sont nécessaires :


Avant de semer, mettez dans votre bouche une ou plusieurs graines, gardez-les dans la bouche, sous la langue pendant au moins 9 minutes.


Puis placez la graine entre les paumes de vos mains et gardez-là pendant environ 30 secondes. Pendant cette période il est important que vous soyez pieds nus à l'endroit du futur semis.


Ouvrez vos mains et élevez avec précaution la graine vers votre bouche. Puis soufflez légèrement dessus, réchauffez-là de votre souffle et la toute petite graine saura tout ce qui est en vous.


Puis il est nécessaire de la garder avec vous les mains ouvertes pendant une nouvelle période de trente secondes, en présentant la graine aux corps célestes. Et la graine déterminera le moment de son éveil. Les planètes l'aideront totalement ! Et elles donneront aux pousses la lumière qu'il leur faut pour produire une nourriture spéciale pour vous.


Vous pouvez alors planter la graine dans la terre. Vous ne devrez en aucun cas l'arroser tout de suite, pour ne pas enlever la salive qui la recouvre ainsi que les autres informations sur vous enregistrées par la graine. On peut lui donner de l'eau trois jours après la plantation.


La plantation doit être effectuée les jours appropriés à chaque végétal (les gens connaissent déjà ceci par les calendriers lunaires). En l'absence d'arrosage, une plantation prématurée n'est pas aussi nuisible qu'une plantation en retard.


Ce n'est pas une bonne idée d'enlever toutes les herbes sauvages [qu'on nomme "mauvaises" herbes, NdT] au voisinage des plantes. Une de chaque variété au moins devrait être laissée. On peut juste limiter ces herbes..."


Selon Anastasia, la graine est donc capable de prendre une information de la personne qui la sème, et ensuite, pendant la culture de ses fruits, elle prélèvera de l'Univers et de la Terre la quantité maximum d'énergies nécessaire à un individu donné. Les herbes sauvages ne devraient pas être éliminées totalement car elles ont leur propre fonction attitrée. Certaines herbes servent à protéger la plante des maladies pendant que d'autres lui donnent une information supplémentaire. Pendant la période de culture il est vital de communiquer avec la plante. Et il est souhaitable de s'en approcher et la toucher au moins une fois au moment de la pleine lune pendant sa période de pousse.


Anastasia assure que le fruit cultivé de cette manière à partir de la graine et consommé par la personne qui l'a cultivé est capable non seulement de le guérir de toutes les maladies de sa chair quelles qu'elles soient, mais aussi de retarder de manière significative le processus du vieillissement, de venir à la rescousse des habitudes nocives de l'individu, d'augmenter énormément ses capacités mentales et de lui procurer un sentiment de paix intérieure. Le fruit aura l'influence la plus efficace quand il sera consommé pas plus de trois jours après la récolte...le fruit des plantes cultivées ainsi seront très distincts des autres plantes de la même espèce pas seulement par leur goût. Si on l'analyse, on verra qu'il est également différent quant aux substances qu'il contient.


Il est important quand on sème d'émietter avec les doigts ou les orteils la terre du trou et d'y mettre de la salive. Répondant à ma question "Pourquoi les pieds ?", Anastasia expliqua que la transpiration du pied produit des substances (des toxines sans doute) contenant une information sur les maladies du corps. Cette information est intégrée par les graines. Elle la transmettent au fruit, qui sera donc capable de contrecarrer les maladies. Anastasia recommandait de marcher pieds nus de temps en temps autour de l'emplacement semé...


"Ce n'est pas seulement la variété des plantes qui est importante, mais aussi comment elles sont plantées – une communication directe avec elles leur permet de prendre l'information dont elles ont besoin...il est essentiel de leur infuser un petit élément de la Nature qui vous entoure avec une information sur vous. L'effet guérisseur et le soutien vital de votre corps seront dès lors incroyablement plus élevés...


Le médecin chef, c'est votre propre corps. Dès le départ il est doté de la capacité de savoir quelle herbe devrait être utilisée et à quel moment. Comment manger et respirer. Il est capable de vous éviter la maladie même avant sa manifestation extérieure. Et personne d'autre ne peut remplacer votre corps, car il est votre médecin personnel, il vous est attribué individuellement par Dieu et il vous est strictement personnel. Je vous dis comment lui donner l'opportunité d'agir bénéfiquement en votre nom.


Si vous vous reliez aux plantes de votre jardin, elles prendront soin de vous et vous guériront. Elles feront le bon diagnostic toute seules et prépareront la plus efficace des médecines spécialement conçue pour vous." (pages 77 à 81)

 

Source

Traduit par Hélios

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Published by Hélios - dans Jardin
13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 09:00

Avec le printemps qui arrive (très tôt cette année), voilà quelques conseils de bon sens pour donner ou redonner envie de jardiner, sans effort et avec de meilleurs résultats.

 

5 secrets pour un jardin (presque) sans travail


Par Greg Seaman, Eartheasy, avril 2011

 

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Il m'a fallu plus de 20 ans de jardinage pour réaliser que je n'avais pas à travailler autant pour obtenir d'abondantes récoltes. Comme l'énergie sans limite de ma jeunesse a laissé graduellement place aux réalités de l'âge mûr, des expériences lentement accumulées m'ont conduit au concept d'un minimum de travail pouvant aboutir à des récoltes plus importantes.


 

Inspirée en partie par le livre de Masanobu Fukuoka, La Révolution d'un seul brin de paille, ma famille a expérimenté des méthodes de jardinage qui peuvent augmenter la production avec moins d'effort. Fukuoka a passé plus de trente ans à perfectionner sa technique nommée par lui technique du "non faire" : bon sens, pratiques durables éliminant toutes l'usage de pesticides, engrais, le labourage et peut-être le plus important, le gaspillage d'efforts.


Voici les stratégies utilisées qui ont rendu possible une augmentation substantielle de notre production potagère, tout en demandant moins de temps et moins de travail.

 

1. Utilisez la méthode du jardinage sans labourage ni bêchage

 

Le jardinage sans labour se compose d'une série de méthodes grâce auxquelles le sol n'est jamais perturbé, ce qui protège donc l'environnement complexe du sous-sol et bénéficie à la croissance des plantes. Des amendements comme le compost, le fumier, la tourbe, la chaux et les fertilisants organiques sont simplement ajoutés à la surface des parterres et avec le temps s'incorporent dans le sous-sol par l'arrosage et l'activité des organismes souterrains. Il n'y a aucun besoin de bêcher le sol.



Avec un jardinage sans labour, on élimine de manière importante le désherbage. L'utilisation de mulch (paillis) bloque l'apparition des mauvaises herbes et toute herbe qui sort est facile à enlever parce que le sol reste humide. Ce sol humide et meuble est également un parfait intermédiaire pour stimuler la croissance des jeunes plants et des repiquages. Ce processus reproduit le cycle de pousse des plantes dans la nature.

 

En basculant vers des méthodes sans labour, vous n'aurez pas à accomplir le travail pénible de labourage ou de bêchage dont souffrent tant de jardiniers chaque printemps. Il faudra vous assurer que les parterres restent bien paillés et prendre soin de ne jamais les piétiner. Pour en savoir plus sur cette méthode de jardinage, lisez notre article "Jardinage sans labour" [qui fera l'objet d'une prochaine traduction si demande].


2. Du mulch et encore du mulch

 

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Une épaisse couche de mulch autour de vos plantes et sur toute la surface du parterre améliorera les conditions de pousse des plantes tout en réduisant le temps passé à désherber et à arroser.


Le mulch économise l'eau parce qu'il réduit la perte hydrique due à l'évaporation et empêche la surface du sol de se dessécher. Le besoin d'arrosage régulier est largement réduit. Le mulch bloque aussi la germination des mauvaises herbes et celles qui passent à travers sont facile à enlever car leurs racines se trouvent dans un sol humide et meuble. Le mulch est l'amendement primordial du jardin dans les régions où l'eau est rare.


Les jardiniers sont toujours à la recherche de sources gratuites de mulch biologique sain à ajouter à leur jardin. Les tontes de pelouse sont une source toute prête et la tonte fraîche est riche en azote. Si les plantes sont près de fructifier, laissez alors la tonte d'herbe sécher et jaunir avant de l'utiliser. Les feuilles d'automne, la paille (pas le foin), les algues et l'humus forestier peuvent servir de mulch. Il vaut mieux ne pas utiliser le paillis d'écorce, la toile géotextile ou les matériaux en plastique pour les parterres de légumes.


Regardez la liste des matériaux courants qu'on utilise comme mulch et leurs propriétés à l'usage.


 

Type de mulch

Propriétés

paille

La paille est idéale pour le mulching – elle est facile à étendre, reste en place et réfléchit la lumière, ce qui aide à la fructification de certains légumes. Prenez soin de vous assurer que c'est de la paille et non du foin. Le foin va introduire des graines dans vos parterres et donneront des herbes indésirables.

Luzerne (alfalfa)

Le foin de luzerne est un bon matériau de paillage parce qu'on le fauche avant qu'il n'ait projeté ses graines. Utilisé comme mulch, l'alfalfa a un taux élevé d'azote et dure longtemps.

Feuilles

Les feuilles sont excellentes comme mulch et elles contribuent aussi aux nutriments du sol quand elles se décomposent. Les feuilles ne sont cependant pas disponibles au printemps ; elles ne sont valables que pour un mulch hivernal. Pour empêcher les feuilles de s'envoler, les recouvrir de terre.

Tontes d'herbe

Les tontes d'herbes sèches fonctionnent très bien en mulch. Les tontes d'herbe verte peuvent servir aussi et elles ajoutent de l'azote à la terre. On ne devrait pas les utiliser en fin d'été quand les plantes terminent leur maturation et n'ont plus besoin d'azote.

Algues

Des algues fraîchement récoltées font un mulch idéal qui contribue aussi à enrichir le sol de minéraux. Les algues sont également dissuasives pour les limaces. On doit les répandre en couche épaisse parce qu'elles rétrécissent beaucoup en séchant. La quantité de sel apportée au sol est minime mais vous pouvez les rincer avant de les mettre si cela vous inquiète.

Papier journal

Des feuilles de journaux peuvent servir pour le mulch, mais il faut les mouiller pour les alourdir ou les recouvrir de terre ou d'un autre type de mulch pour éviter qu'elles ne s'envolent. N'utilisez pas de papier glacé ou des journaux imprimés avec des encres de couleur.

Feuilles de plastique noir

Largement utilisées comme mulch et couverture de sol pour supprimer le problème des mauvaises herbes. On doit les alourdir sur leur pourtour avec des pierres. Prenez un plastique assez épais. Ce mulch aide à retenir l'humidité dans le sol mais on ne peut arroser à travers. Certains jardiniers découpent des trous pour les plantes avec un espace pour arroser. Les feuilles de plastique noir peuvent avoir un effet négatif en cuisant le sol par l'augmentation de température créée. Pour minimiser cet impact, un mulch de couleur claire comme de la paille peut être épandue sur la feuille de plastique.

Sciure ou copeaux

Une sciure fine ne convient pas comme mulch parce que l'eau forme des gouttes qui ruissellent. Une sciure grossière (ou du bois raméal fragmenté) fonctionne bien comme mulch, mais il faut éviter les copeaux faits avec une tronçonneuse, car ils contiennent des résidus d'huile de chaîne que vous ne souhaitez pas dans votre jardin bio.

Écorces de résineux

Couramment utilisées pour les arbustes et dans le paysagisme, on ne devrait pas les utiliser dans les potagers parce qu'elles sont acides. Elles restent cependant excellentes pour recouvrir les allées entre les parterres ; étendre d'abord un géotextile sur les allées et recouvrez avec 5 cm d'écorces.

Compost/fumier

Le compost et le fumier ne devraient pas servir de mulch pour les légumes parce qu'ils contiennent trop d'azote ; le fumier peut contenir des mauvaises herbes. Il vaut mieux les utiliser pour enrichir la terre quand vous créez de nouveaux parterres ou pour surfacer légèrement en début de saison.

 

 

 

 

Une fois le mulch en place, pas besoin de le perturber. Des amendements comme la chaux, le compost ou les minéraux peuvent être ajoutés en surface. Quand on transplante ou qu'on sème, écarter simplement le mulch pour semer les graines puis le remettre en place quand les semences prennent racine.


Le mulch que vous aller épandre sur vos parterres va graduellement disparaître en se décomposant et en s'incorporant dans la terre. Il vous faudra en réappliquer régulièrement, le rythme dépend du type de mulch utilisé et de la saison. Quand le mulch diminue et disparaît, vous saurez que tout est parti élaborer un nouveau sol pour la prochaine culture.



3. Semez des engrais verts en rotation

 

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En semant des engrais verts, comme du pois, de la vesce, du seigle ou du sarrasin [ou de la phacélie], entre les rotations de culture, nous n'avons pas besoin d'acheter et de transporter aussi souvent de lourds sacs de tourbe. Et nous achetons moins de sacs de fumier décomposé pour fertiliser. Les engrais verts sont faciles à semer et quand ils sont mûrs, il est aisé de les incorporer en vue de la culture de légumes à suivre.


L'utilisation d'engrais verts complémente la méthode de non labourage. Les engrais verts peuvent servir à améliorer l'aération, l'ameublissement et la fertilisation du sol sans le bêcher. On devrait les enfouir avant qu'ils ne donnent leurs graines, mais cela peut se faire avec une perturbation minime du sol. Nous les coupons à ras à l'aide de cisailles [on peut les tondre] et laissons la tonte en place ou nous les "étouffons" avec un épais mulch de style algues. Ce qui crée un "effet de lasagne" et nous permet de replanter le parterre sans déranger le sol. Ce qui économise aussi le travail de bêchage et de désherbage associés habituellement au jardinage.


Voici d'autres façons qu'ont les engrais verts d'économiser le travail manuel :


  • Ils supplantent les herbes indésirables. La nature a horreur du vide et tout sol exposé sera bien vite couvert d'herbes. Les engrais verts rendent plus difficile l'installation de nouvelles herbes.

  • Réduit le besoin de tourbe. Qui est longue à étendre. Nous avons besoin de cette tourbe pour aérer le sol, mais l'engrais vert joue le même rôle.

  • Réduit le besoin de fertilisants. Les engrais verts sous forme de légumineuses (pois, vesce) vont fixer l'azote dans le sol, ce qui diminue donc la fertilisation nécessaire à la nouvelle culture. Si nous avons quand même besoin d'engrais, nous mettons des tourteaux de colza. L'intérêt des tourteaux de colza est qu'à la différence de l'engrais vert, leur poids est léger et les jardiniers n'ont pas à s'inquiéter des mauvaises herbes apportées au jardin.

 

4. Cultivez en parterres surélevés


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Après quelques heures au jardin, mon dos devient de plus en plus douloureux et fatigué, me renvoyant à la maison boire un thé et pratiquer une autre activité. Et les années passant, la souplesse du dos et des genoux semble diminuer. Un jour j'ai remarqué que nos plus beaux parterres, ceux qui étaient très bien soignés et donnaient de bonnes récoltes, étaient les parterres les plus en hauteur. Il nous semblait à ma femme et moi que nous étions attirés par ces parterres parce qu'il était plus facile de s'en occuper que les parterres au niveau du sol.


Au fil des ans nous avons converti le jardin tout entier en parterres surélevés. Nous apprécions aujourd'hui de jardiner plus longtemps sans maux de dos ! Et le jardin est uniformément productif, car tous les parterres présentent le même confort à l'usage. Après avoir expérimenté diverses configurations, nous avons installé des parterres de 1,30 m de large, ce qui permet d'atteindre tout le parterre sans changer de côté. Notre jardin est sur un sol en pente, nous les avons donc construit avec une hauteur de 45 cm du côté haut et de 25 cm du côté bas. Nous travaillons surtout du côté élevé.


Les parterres surélevés nous ont aussi permis de contrôler les herbes dans les allées qui empiètent habituellement sur les parterres. Avec les montants comme barrières, il est facile de contrôler la pousse des herbes en étalant des cartons ou de l'écorce. Le jardin est mieux rangé maintenant et nous donne le sentiment que les choses ne poussent pas n'importe comment. Et nous économisons le temps de désherbage !

 

5. Utilisez des tuyaux perforés pour l'arrosage [goutte à goutte]

 

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Pendant bien trop de saisons de jardinage, nous avons traîné un tuyau de parterre en parterre pour l'arrosage du jardin. Nous étions esclaves de la sécheresse, changeant souvent nos emplois du temps personnels pour arroser un parterre pour les plantes qui démarraient. Il fallait prendre soin de ne pas arroser les feuilles de certaines plantes, comme les tomates pour éviter la rouille, ce qui voulait dire que nous ne pouvions installer un arroseur et partir. L'arrosage était fait à la main du fait que les cultures différentes nécessitaient des besoins différents d'arrosage.


Aujourd'hui, nous ouvrons simplement le robinet et chaque parterre reçoit une arrivée d'eau régulière et lente directement sur la zone des racines. Les tuyaux perforés sont étendus sur les parterres et délivrent un goutte à goutte. Ce qui économise du temps et économise l'eau car rien ne se perd vaporisé par le vent et nos allées ne sont pas arrosées. C'est important parce que les herbes des allées vont sécher et demandent moins de désherbage. Moins de travail !


Les tuyaux perforés peuvent être installés sous un léger mulch, comme la paille et ne sont donc pas visibles. Nous avons aussi une minuterie électrique sur batterie qui met en route et stoppe l'arrosage après la durée choisie. Ce qui nous permet de ne pas être sur place, sans nous inquiéter de l'arrosage de nos lopins de légumes.


À notre grande surprise, nous avons eu des résultats plus consistants au jardin depuis que nous avons mis en route le système des tuyaux perforés et la minuterie. Les plantes sont plus grosses et la récolte est plus importante. L'arrivée lente et régulière d'eau permet aux racines de conserver un apport précis d'eau, adapté à leur capacité naturelle d'absorption. Notre technique manuelle d'arrosage, d'un autre côté, envoyait l'eau plus rapidement et en plus grande quantité, ce qui résultait en une perte d'eau considérable (qui arrosait aussi les herbes des allées) et les racines des plantes absorbaient en fait moins d'eau. Nous avons découvert que l'usage des tuyaux perforés nous a aidés à obtenir une meilleure production potagère avec moins de travail.


Ici en Amérique du nord, nous vivons avec la notion culturelle que travailler dur est une bonne chose. Je préfère penser que seuls les résultats sont une bonne chose. Si nous pouvons nous réjouir de meilleurs résultats avec moins de travail, davantage de gens seront encouragés à tenter le jardinage et ceux qui ont déjà des jardins l'apprécieront encore plus.



Source de l'article

Traduit par Hélios

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