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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 09:48

Du tritium dans l'eau de mer pendant 30 ans au Japon

 

TEPCO a démarré les opérations de contournement des eaux souterraines, les relâchant avant qu'elles n'atteignent les bâtiments de réacteur hautement contaminés. Le Fukushima Minpo (24 mai) donne une information sur l'analyse des nucléides de l'eau de mer après le déversement :

TEPCO a publié une analyse des nucléides de l'eau de mer avant et après le déversement des eaux souterraines selon le schéma de "contournement des eaux souterraines" du 23 mai 2014. Aucun changement significatif n'a été observé.

Selon TEPCO, un échantillon d'eau de mer a été prélevé à environ 220 mètres au sud du drain de dérivation et a été analysé. Le Césium-134 et le césium-137 étaient sous le seuil de détection avant et après le déversement des eaux souterraines. Tous les beta étaient de 12 Bq/l avant le déversement et de 11 Bq/l après.

Le tritium était de 3,9 Bq/l avant et de 2,2 Bq/l après le déversement.


Du tritium avec des valeurs à un chiffre en becquerels par litre d'eau de mer. Quelle est la comparaison avec ce qui existait avant l'accident nucléaire de Fukushima ?

D'après la base de données conservée par le centre d'analyse chimique japonais (surveillance de radioactivité autour des installations nucléaires du Japon), le taux pour la préfecture de Fukushima de 1979 à 2010 (pour Fuku I et II) est approximativement de 0,4 à 4 Bq/l.

Tritium-Fukushima

Comment la préfecture de Fukushima se compare-t-elle aux autres qui possèdent une centrale nucléaire ?

Voici une carte où sont reportés les niveaux de tritium à Fukushima (deux centrales avec 8 réacteurs à eau bouillante), Ibaraki (2 centrales, l'une démantelée, l'autre avec un réacteur à eau bouillante depuis 1978), et Hokkaido (une centrale avec 3 réacteurs à eau pressurisée depuis 1989).

Fukushima est représentée en triangles rouges (dont je n'ai aucun contrôle dans l'application de création de carte sur le site), Hokkaido en carrés bleus et Ibaraki en croix noires. Le taux est approximativement entre 0,4 et 200 Bq/l (Ibaraki).

 

Tritium-H+F+I

Le pic d'Hokkaido au-dessus de 10 Bq/l en 2011 peut être l'effet de l'accident nucléaire de Fukushima, mais l'échantillon a été collecté en août 2011, presque 5 mois après le début de l'accident et 4 mois après la fuite d'eau extrêmement contaminée du réacteur 2.

Ajoutons maintenant le "Nuclear Ginza" – la préfecture de Fukui, avec 13 réacteurs (dont la plupart sont à eau pressurisée). Le taux est approximativement entre 0,4 et 1100 Bq/l (Fukui).

 

Tritium-H+F+I+Fukui

On a mesuré 1100 Bq/l de tritium dans l'échantillon prélevé au large de Tateishi le 24 avril 2009, selon la base de données du centre d'analyses chimiques japonais. La centrale de Tsuruga est située tout près. Je n'ai pu trouver aucun incident autour de cette date pour cette centrale.

Enfin, une carte qui inclut toutes les préfectures pour la mesure du tritium :

Tritium-AllJapan

J'essaie de trouver des données sur les taux de tritium dans l'eau de mer APRÈS l'accident, mais ils ne figurent pas dans les bases de données du centre d'analyses chimiques. La perspective de passer par les données du gouvernement dont les liens sont en perpétuel changement n'est pas vraiment séduisante...

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 10:55

Contournement des écoulements souterrains : 560 tonnes d'eau ont été déversées dans l'océan depuis avril

 

(Mise à jour) Un tweet de TEPCO il y a 30 minutes précise qu'ils ont achevé le déversement de 561 tonnes au total.


--------------------------

S'étant assuré du consentement des pêcheurs de Fukushima avec l'aide du gouvernement national, TEPCO a démarré le déversement de l'eau souterraine venant des puits avant que l'eau n'atteigne les bâtiments de réacteur et soit lourdement contaminée.

Selon l'alerte de TEPCO pour la presse (21 mai 2014),

Déversement des eaux souterraines démarré à 10h25 le 21 mai 2014. Les eaux souterraines avaient été extraites du contournement des puits et stockées dans un réservoir de stockage temporaire.
Environ 560 tonnes d'eau ont été déversées aujourd'hui.

Une patrouille du secteur a été faite à 10h30 et nous confirmons qu'il n'y a pas eu de fuite ou autre anomalie [le long des tuyaux].


NHK dit que le déversement provient du drain d'évacuation sud, qui est situé au sud du port de la centrale. Cela veut dire que l'eau va directement dans l'océan.

Quant aux taux de contamination de l'eau (qui a été extraite en avril), TEPCO a publié une analyse des nucléides réalisée par eux-mêmes ainsi qu'un laboratoire tiers, conformément aux accords passés avec les pêcheurs de Fukushima.

Le résultat de l'analyse des eaux souterraines, d'après TEPCO (14 mai ; les légendes en anglais sont de moi) :

Groundwaterbypass-5-21-2014

Le tritium, mesuré par le centre d'analyse chimique, est de 230 Bq/l. Le reste des radionucléides, dont les alpha, sont en quantité négligeables ou non détectés.
D'après mon billet du 21 août 2013, emplacement des puits pour extraire les eaux souterraines (carte de TEPCO annotée par Kontan_Bigcat) :

Les puits sont indiqués par des cercles bleu foncé, les tuyaux de transport de l'eau vers l'océan en jaune.

Over-blog (qui commence sérieusement à m'agacer), ne veut pas enregistrer cette photo, allez la voir sur l'article d'Ultraman ICI.

 

Le cercle rouge ci-dessus indique la zone du réservoir H4 où l'on a découvert en août 2013 de l'eau de décharge hautement contaminée par des beta nucléides (après traitement par osmose inverse).

On peut voir aussi le drain d'évacuation sud dans le coin supérieur droit.



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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 09:00

Merci à Kna pour cette longue traduction mais elle nous donne de très importantes informations. Chapeau à cette journaliste...

 

Mari Takenouchi est une journaliste indépendante japonaise, aux prises avec la justice de son pays pour un simple et unique tweet, où elle met en cause le projet ETHOS, visant à maintenir et faire revenir les habitants de Fukushima dans les zones contaminées par l'accident nucléaire de 2011.

Dans cette vidéo, Mme Takenouchi explore les rouages et les liens du projet ETHOS, ayant déjà sévi au Bélarus entre 1996 et 2001 suite à la catastrophe de Tchernobyl. Après ce premier exercice couronné d'autosatisfaction, le bilan réel serait en fait selon une pédiatre locale, un nombre d'enfants gravement malades à cause de la radioactivité multiplié par 10.
Nous apprenons aussi qu'étant soi-disant piloté par une ONG, ETHOS est en fait financé par les lobbies pro-nucléaires, où l'on retrouve des noms comme le CEPN, le CEA, EDF, l'IRSN et AREVA. Quant au directeur historique du projet, M. Jacques Lochard, c'est en fait un économiste français, vice-président de la Commission internationale de protection radiologique, travaillant également avec le CEA. Logique, quand on sait qu'ETHOS se préoccupe surtout d'aspects économiques, culturels et sociaux, et très peu de la santé des résidents et des enfants. Est-il alors étonnant que les autorités japonaises suppriment par exemple des statistiques sur les cas de leucémies qui avaient cours avant 2011, ne révèlent pas toute la gravité des cancers de la thyroïde, et refusent de pratiquer des tests génétiques qui permettraient de cibler la cause radio-induite de ces cancers ? Pas vraiment...
Finalement, Mme Takenouchi se retrouve depuis fin janvier accusée "d'outrage criminel" suite à une plainte en justice de la directrice d'ETHOS Fukushima, Mme Ryoko Ando, pour un simple tweet jugé trop critique envers celle-ci et l'ancien Premier ministre Nakasone, l'homme qui a introduit le nucléaire au Japon dans les années 50.

 

 

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 09:05

Caroline Kennedy (la fille de JFK) est l'ambassadrice des US au Japon. Ultraman nous parle de sa visite à Fukushima.

L'ambassadrice américaine au Japon visite la centrale de Fukushima avec son fils et fait les louanges des ouvriers pour leur dévouement et leur détermination

 

D'après les photos et vidéos de TEPCO (14 mai 2014) :

Sur le plancher opératoire du réacteur 4, surplombant la piscine de refroidissement, à partir de la gauche, le directeur du démantèlement Masuda, l'ambassadrice Caroline Kennedy, le PDG de TEPCO Hirose :

 

FukuIKennedyVisit-1

 

L'ambassadrice Kennedy qui parle avec une employée de TEPCO dans le bâtiment anti-sismique :

 

FukuIKennedyVisit-2

Il est donc vrai que TEPCO emploie aujourd'hui des femmes qui travaillent à la centrale...

Le Daily Mail britannique montre une brève vidéo avec Kennedy qui parle à la presse, en compagnie de son fils Jack (à sa droite) :

"...très reconnaissante d'avoir pu faire cette visite. Il est difficile de visualiser et de comprendre la complexité du défi quand on ne le connaît que par écrit. Ce fut donc une visite très informative et je remercie fortement tous ceux qui travaillent ici chaque jour et ceux qui nous ont montré les lieux."

"Nous restons prêts pour aider à l'avancement de toutes les manières possibles."

 

Vidéo

 

La déclaration de l'ambassadrice Kennedy, dans la conférence de presse donnée à l'ambassade américaine à Tokyo :

14 mai 2014

Déclaration de l'ambassadrice Kennedy sur sa visite de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi

J'ai visité en début de journée la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Je suis reconnaissante à la société TEPCO et aux autorités du gouvernement japonais d'avoir rendu cette visite possible.

J'ai été frappée que plus de trois ans après les événements tragiques du 11 mars 2011, la force destructrice du grand séisme japonais et le tsunami qui en a résulté soient toujours visibles. TEPCO et le Japon font face à une tâche redoutable dans la décontamination et le démantèlement de Fukushima Daiichi. Le démantèlement prendra des années d'un programme soigneux et d'un travail acharné, dans des conditions difficiles. Aujourd'hui, j'ai pu voir de première main ces défis et j'ai pu apprécier de nouveau le dévouement et la détermination des ouvriers sur le site de Fukushima.

Dans les suites immédiates de l'accident de Fukushima Daiichi, les États-Unis, par l'intermédiaire du Département de l'énergie, la commission de régulation nucléaire et d'autres agences, ont commencé à soutenir le gouvernement du Japon et TEPCO en répondant aux efforts de démantèlement et de décontamination. Nous nous sommes engagés à fournir un soutien aussi longtemps que nécessaire. À Fukushima Daiichi, j'ai vu des exemples de l'aide que nous avons fourni, ainsi que le partenariat continu entre TEPCO, les agences du gouvernement américain et les sociétés US. Le gouvernement US offrira notre expérience et nos capacités, en particulier pour résoudre bientôt les problèmes de contamination de l'eau. Nous invitons le Japon à ratifier la convention sur les indemnisations supplémentaires pour les dommages nucléaires qui aidera les sociétés américaines et internationales à ajouter leur qualification aux efforts de décontamination et de démantèlement.


J'aurai l'occasion demain de visiter une éolienne et une sous-station électrique dans le cadre du Projet de démonstration des fermes éoliennes flottantes. Ce projet est l'un des symboles de la reconstruction de la région de Tohoku à la suite du grand séisme de l'est du Japon. C'est l'un des nombreux exemples sur la manière dont les japonais ont mis en place de nouvelles opportunités, même au cœur d'une grande tragédie. De tels projets créent de nouveaux emplois et de nouvelles industries, ainsi que des opportunités commerciales. Les États-Unis cherchent à poursuivre une forte relation de coopération avec le Japon dans les secteurs de la sécurité énergétique et de l'énergie propre, en plus de l'assistance en cours dans la région de Fukushima.
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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 09:50

Vidéo de la centrale de Fukushima vue depuis l'océan, à 1,5 km au large

 

 

Des membres de Umi-Labo ("laboratoire marin") à Iwaki, groupe de citoyens à but non lucratif, se sont approchés pour la deuxième fois de la centrale thermale Hirono de TEPCO, de la centrale de Fukushima Daini et de Fukushima Daiichi, le 27 avril 2014 sur un bateau de pêche qui avait survécu au tsunami de mars 2011. Ils ont pu s'approcher jusqu'à 1,5 km de Fukushima Daiichi.


Il n'existe apparemment aucune restriction empêchant quiconque de s'approcher de la centrale par mer. Jusqu'ici je ne connais que ce groupe ayant réalisé cela. Aucun institut de recherche ni aucun expert en nucléaire (autre que l'AIEA) ne s'en est soucié.

Selon le Mainichi Shinbun (7 mai 2014) qui rapporte l'expédition :

  • Le niveau de radiation de l'air sur le bateau à 1,5 km de la centrale Fuku I était de 0,05 microsievert/h, incroyablement peu élevé, en raison de l'effet de bouclier marin.

  • L'échantillon d'eau de mer contenait 417 Bq/kg de césium radioactif, alors qu'un échantillon prélevé au large d'Iwaki ne montrait que 287 Bq/kg.

Dans l'article du Mainichi, le capitaine du bateau de pêche dit, "C'est vraiment étonnant comme la centrale de Fukushima I paraît petite depuis l'océan. Et cette petite centrale perturbe le monde." Il avait sauvé son bateau en chevauchant le 11 mars les vagues du tsunami.

 

Vidéo (vous pouvez zapper la fin, rien que des explications en japonais)

 

 



 

Mise à jour sur l'enlèvement des débris de la piscine du réacteur 3 : la machine à manipuler le combustible presque entièrement enlevée

 

De même que le démarrage de l'enlèvement des assemblages de combustible de la piscine du réacteur 4 a été décevant, c'est pareil pour l'enlèvement des débris de la piscine du réacteur 3. Aucun reportage n'en a été fait (même pas les journalistes indépendants ces temps-ci) et TEPCO n'en parle pas non plus.


Selon le rapport de progression contenu dans la mise à jour de la feuille de route, TEPCO a enlevé de la piscine du réacteur 3 depuis le 17 décembre 2013 :

  • 322 barres de renforcement (sur un total de 330)

  • 55 plaques de pont (sur 65)

  • 6 fermes (sur 9)

  • 1 mât de machine à manipuler le combustible (sur 1)

Après avoir enlevé les débris qui gênaient l'enlèvement de la machine à manipuler le combustible, TEPCO (et l'entreprise Kajima) enlèvent maintenant la machine elle-même, qui pèse aux environs de 35 tonnes.

Photo (clairement recomposée) de la piscine du réacteur 3 au 11 mars 2014, la flèche rouge du haut montrant l'une des fermes, celle du bas le mât de la machine (1,6 tonne) :

F1

 

Enlèvement de la ferme, le 28 mars 2014 :

 

F2

Enlèvement du mât le 27 mars 2014 :



F3

 

Selon le rapport de progression de TEPCO, ils font l'enlèvement des débris qui gênent l'enlèvement de la machine, comme le treuil principal (qui a été enlevé le 16 avril), la potence, les éléments du chariot, la passerelle, le pont, etc.

 

F4

 

 

 

F5

 

Après plusieurs contretemps (comme avoir fait tomber des débris dans la piscine en février 2013 quand ils ont bravé une lourde neige avec peu de visibilité – pour faire le travail d'enlèvement de débris ou avoir fait tomber une caméra dans la piscine en novembre 2013), tout va bien jusqu'ici, sans incident majeur, depuis le démarrage en décembre 2013 de l'enlèvement des débris eux-mêmes.


Il doit y avoir des vidéos de cet enlèvement, mais elles ne sont pas postées publiquement sur le site de TEPCO. D'après la description du travail, les vidéos se révéleraient extrêmement ennuyeuses malgré tout, en raison de la lenteur (probablement atroce) délibérée du lourd équipement contrôlé à distance qui demande une éternité pour soulever un élément des débris.

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 09:00

Vidéo de Kna sous-titrée par ses soins.

 

Fukushima, un angle mort dans la sécurité nucléaire, NHK 30 avril 2014

 

 

Les experts nucléaires ont encore du mal à savoir ce qui s'est passé à Fukushima Daiichi, trois ans après l'accident nucléaire. La centrale a émis des substances radioactives dans l'air au-dessus du nord-est du Japon. De nombreux experts soutiennent que cela s'est produit après les explosions d'hydrogène, Mais comme nous l'entendons dans ce reportage de la NHK, certains présentent une version différente des faits.

Nous assistons ici à la démonstration expérimentale de l'échec de certains mécanismes de sécurité vitaux des réacteurs de Fukushima Daiichi, qui dans les faits ont été incapables de fonctionner de la manière prévue par les ingénieurs..
Il s'en est déjà fallu de peu que les vannes permettant d'évacuer la surpression créée dans les enceintes de confinement par la fusion des coeurs des réacteurs faute de refroidissement ne fonctionnent pas du tout. Grâce au courage et à l'acharnement des techniciens restés sur place, récupérant les batteries des véhicules sur les parkings faute de courant et recourant à un réservoir d'air comprimé dans l'atelier d'un prestataire de maintenance, ces vannes de dépressurisation ont finalement pu être actionnées, évitant probablement l'explosion des enceintes de confinement primaire.


Malheureusement, les dispositifs chargés de réduire très fortement la quantité de matériaux radioactifs relâchés dans l'atmosphère lors de ces décompressions n'ont pas non plus fonctionné comme prévu, et c'est 500 fois plus de polluants radioactifs par rapport aux prévisions qui ont été dispersés à l'extérieur, avant même la première explosion d'hydrogène au réacteur 1.

Cet échec dans le fonctionnement du tore, alias torus, suppression pool ou piscine de suppression, qui pour la petite histoire n'était même pas prévu lors de la conception de ce modèle de réacteur MK1 par General Electric et a été rajouté par la suite, a déjà été annoncé par Arnie Gundersen. (https://www.youtube.com/watch?v=F0r9O...)

Après les dégâts causés aux installations par la violence du séisme initial non envisagé, dont certains non-encore officiellement reconnus (s'ils le sont un jour), entre autres aux circuits d'alimentation électrique principaux, de refroidissement de secours et d'air comprimé, et les dommages aux bâtiments.


Après les ravages causés par le tsunami jugé impossible, la destruction définitive des pompes de refroidissement principales des réacteurs en bord de mer, et l'annihilation des générateurs électriques de secours.


Après l'épée de Damoclès des piscines à combustible usagé suspendues en hauteur et contenant de quoi éradiquer la moitié d'un pays, provoquer l'évacuation de millions d'habitants et contaminer tout un hémisphère.
Après la contamination irréversible des sols, sous-sols, des nappes phréatiques et de l'océan Pacifique par des centaines de milliers de tonnes d'eau extrêmement radioactive qui s'échappent et vont continuer irrémédiablement de s'échapper des installations en ruine et des moyens de stockage d'urgence éternellement bâtis à la va-vite.
 

 

Après les éternels mensonges, dissimulations, tromperies, abus de confiances et trahisons des diverses autorités politiques, militaires, industrielles, financières, en charge des dossiers du nucléaire depuis des décennies.
Après la naïveté, l'abrutissement, l'irresponsabilité et la courte vue de masses de gens, qui partout continuent envers et contre tout de permettre à ces crimes et ces catastrophes de perdurer, "ailleurs" pensent-ils mais en fait à leur porte alors qu'ils ne veulent ou ne peuvent pas l'admettre, prisonniers de leurs petits soucis du quotidien...

Vous ne croyez pas que cela fait VRAIMENT BEAUCOUP, concernant "l'énergie d'aujourd'hui et de demain, performante, propre et sûre on vous le jure, gage de prospérité et de bonheur" ? Et qu'il est grand temps d'ouvrir les yeux, de cesser de se comporter comme des imbéciles égoïstes ?

 

 

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 13:18

Une mise à jour de TEPCO.


 

Centrale de Fukushima : 53% des assemblages de combustible enlevés jusqu'ici

 

 

Au 7 mai, 814 assemblages (22 assemblages non usagés, 792 usagés)  sur un total de 1533 ont été sortis sans problème de la piscine de l'unité 4.

 

L'enlèvement a démarré le 18 novembre 2013. À ce rythme, ce sera terminé quelque part en novembre de cette année,  comme prévu.

 

D'après la page en anglais de TEPCO sur l'enlèvement des assemblages de combustible de l'unité 4 (qui a été enfin mise à jour, à ma grande surprise) :

 

R4FuelRemoval5-7-2014

 

Ce travail semble être le seul effectué ces jours-ci à la centrale sans problèmes ou accidents majeurs, bien qu'il comporte une exposition importante aux radiations pour les ouvriers qui manipulent les grues d'enlèvement sur la plate-forme située au-dessus de la piscine. L'essentiel des radiations proviennent non pas du césium radioactif mais du cobalt-60 de l'eau, selon la NRA.



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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 09:00

Sous-titrage de Kna.

 

 

Publiée le 3 mai 2014


Interview de Mr Katsutaka Idogawa, ancien maire de Futaba par Sophie Chevardnadze* sur Russia Today :
"La tragédie de la catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima a eu lieu il y a plus de trois ans. Depuis lors, la radioactivité a contraint des milliers de personnes à abandonner leurs maisons et entraîné la mort de nombreuses personnes. Il a fallu beaucoup d'efforts pour empêcher la destruction complète de l'usine - mais les séquelles ont-elles complètement disparu ? Tokyo dit que oui; il affirme également que le gouvernement fait tout ce qu'il peut pour ceux qui ont souffert dans la catastrophe. Cependant, des faits troublants arrivent parfois à la surface. Pour faire un peu de lumière sur le mystère des suites de Fukushima, Sophie Chevardnadze s'entretient avec l'ancien maire de l'une des villes sinistrées. Katsutaka Idogawa est aujourd'hui dans Sophie & Co."

Dans cette interview, Mr Idogawa revient sur les premiers instants de la catastrophe, le premier jour, et les responsabilités qu'il a du assumer de lui-même pour essayer de mettre les habitants de sa ville en sécurité. Il nous explique les raisons qui lui on fait perdre sa confiance dans la capacité des autorités et de TEPCO à prévenir et surmonter un accident nucléaire grave comme celui de la centrale nucléaire de Fukushima, en partie située sur le territoire de sa commune.
Depuis, devenu farouche opposant au nucléaire, il se bat pour dénoncer les mensonges et rétentions d'informations par les autorités de son pays, qui selon lui ont menti et mentent à la face du monde entier, entre autre pour éviter d'avoir à assumer leurs responsabilités.
Mr Idogawa aborde le sujet du retour pratiquement forcé des évacués dans certaines villes soumises à des taux de radioactivités 4 fois supérieurs à ceux des zones évacuées de Tchernobyl, alors que le gouvernement prétend que la préfecture de Fukushima, au centre de la zone contaminée s'étendant jusqu'à 200 km, ne présente aucun danger.
Il est également question de la fracture entre les bureaucrates de TEPCO ayant une très haute idée d'eux-mêmes et les conditions de travail des employés sur le terrain, qui se retrouvent être en majorité du personnel non qualifié, quand ce ne sont pas des sans-abris, recrutés comme main-d'oeuvre "jetable". D'où les nombreux défauts et erreurs, pouvant être lourds de conséquences. Pendant ce temps, une lourde chappe de silence est maintenue sur les morts et les malades victimes de cette catastrophe, que ce soient parmi les employés de la centrale, ou les adultes et les enfants exposés à la radioactivité par le déni et les mensonges officiels...


* : Si ce nom vous ne vous est pas inconnu, c'est normal, Sophie Chevardnadze est la petite-fille de l'ancien président géorgien et ministre soviétique des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze.

 

 


 

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 09:00

Naoto, vous savez, c'est le seul habitant qui vit toujours à Tomioka, dans une zone extrêmement contaminée par l'accident de Fukushima, et qui a décidé de rester seul sur place pour s'occuper des animaux abandonnés.

 

Des fonds ont été envoyés par des internautes pour qu'il puisse venir faire un voyage en France.

 

Voici le compte-rendu de son voyage réalisé par Pierre Fetet (qu'on voit sur la dernière photo de l'article) et les propos recueillis de la bouche de Naoto.


 

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Naoto Matsumura vit à Tomioka. Il est une des rares victimes de la catastrophe nucléaire de Fukushima à être restée vivre dans la zone interdite. En mars 2014, il est venu en France, en Allemagne et en Suisse pour témoigner de ce qui lui est arrivé, de ses choix et de son combat. Beaucoup de médias ont rapporté sa venue ; vous trouverez dans cette page une sélection de messages qu’il a portés de Paris à Genève, en passant par Bure, Fessenheim ou le Parlement européen.


Ce billet est illustré par des photos que j’ai prises lors de son périple en France, et se termine par une série de liens vers des articles disponibles sur internet ou téléchargeables, de vidéos, de blogs et d’albums photos.


Merci à tous ceux qui ont rendu possible cette aventure, à tous les organisateurs bénévoles et à tous les donateurs. Car l’objectif de ce voyage a été pleinement atteint. Naoto Matsumura a non seulement rencontré des centaines de lycéens avides de connaissances sur la catastrophe de Fukushima mais il a également livré son témoignage à des millions d’Européens à travers de nombreux médias : l’accident nucléaire est possible en Europe, et spécialement en France ; il est encore temps d’arrêter le nucléaire avant de devenir tous des victimes.


Pierre Fetet

 


Pour lire l'article dans son intégralité et voir les photos, allez ICI.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 09:00

Les deux dernières vidéos traduites et sous-titrées par Kna.

 

 

 

 

 

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