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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 09:00

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"Nous sommes tous des visiteurs pour ce temps, cet endroit.

Nous ne sommes que de passage.

Notre but ici est d'observer, d'apprendre, de grandir, d'aimer...

et ensuite nous rentrons à la maison."

 

Proverbe des aborigènes d'Australie

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Published by Hélios - dans Evolution personnelle
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 09:00

Rhiame, dont j'ai déjà traduit des articles, m'a signalée sa dernière parution et comme je l'ai trouvée très intéressante et originale, je vous en fais profiter.

Elle nous fait découvrir André Stern, un homme qui n'a jamais reçu "d'éducation" scolaire, ni à l'école, ni à la maison.

J'ai posté la vidéo originale et non celle sous-titrée en anglais par Rhiame.

 

 

La non-éducation : une alternative aux méthodes d'apprentissage

 

 

André Stern, l'homme qui n'est jamais allé à l'école

 

 

12 mai 2014

 

La vidéo que je souhaite partager avec vous aujourd'hui m'a inspirée au point que je me suis sentie poussée à la traduire et à la commenter (vous trouverez la vidéo à la fin de l'article). Vous comprendrez pourquoi lorsque vous la visionnerez. André Stern, âgé aujourd'hui de 42 ans, est l'expérience vivante de ce qui se passe pour un enfant qui n'a jamais reçu aucune sorte d'éducation et dont l'enfance n'a jamais été interrompue.

 

Son témoignage déconstruit les idées préconçues sur ce qu'est la meilleure éducation pour le développement optimal d'un enfant. André met en fait sur pied une nouvelle fondation pour "une alternative à l'éducation". Et si l'enfant qu'on laisse tranquille, sans aucune obligation d'apprendre des notions et sujets spécifiques à un moment spécifique, avait en réalité une disposition spontanée à apprendre par lui-même plus vite et plus efficacement ? À la lumière des neurosciences modernes, l'enfant est tout à fait équipé des outils d'auto-apprentissage les plus adéquats : le jeu, la curiosité et l'enthousiasme.

 

Il apparaît que le développement d'un enfant libéré des méthodes imposées d'éducation peut éviter la fragmentation de l'esprit née d'une constante interruption d'activités, d'horaires surchargés, d'idées rigides et de préjugés (pour ne pas dire de dogmes), de tests et scores et de récompenses et punitions qui instillent la peur, le doute, une faible estime de soi, le besoin d'approbation, le conformisme et ainsi de suite. Compartimenté, l'enfant perd sa connexion au tout, à l'unité, à l'universalité – et donc avec lui-même. Les choses, les gens, les concepts sont divisés et séparés, mis dans des boîtes aux parois épaisses. Les racines de la division et de la guerre sont mises en place.

 

Le compartimentage mental est une technique chère à l'élite et à ses serviteurs en vue d'un contrôle de l'esprit et des masses car il laisse les individus dans un état de peur, d'ignorance, de stupidité et de soumission. Comme expliqué dans le livret sur l'éducation ( Personocratia booklet #9: Education, Towards Innate Knowledge), l'élite a raffiné ces méthodes pour les appliquer au monde entier par des programmes d'éducation qui démarrent à l'école maternelle pour s'assurer d'avoir un ravitaillement d'esclaves zombifiés obéissants et sans aucun défaut.

 

De plus en plus de parents prennent conscience de l'abrutissement du système d'éducation et se tournent vers des méthodes alternatives pour mettre leurs enfants à l'abri du processus d'abêtissement et ainsi préserver la liberté de leur esprit. Mais les options alternatives peuvent dégénérer en cauchemars parce qu'elles demandent du temps et nécessitent beaucoup d'investissement personnel et financier de la part des parents qui doivent aussi tenir compte des tracasseries administratives.

 

André Stern présente les caractéristiques d'une personne originale et accomplie – entière, intelligente, centrée, talentueuse, créative, enthousiaste, ouverte d'esprit et pleinement intégrée à la société. Son expérience peut inspirer des parents à tenter quelque chose de différent, quelque chose de beaucoup plus simple qui ramène vers les dispositions naturelles inhérentes à tous les êtres humains. Il semble que de nouveau nous avons tout compliqué en laissant les autres nous convaincre que nous sommes stupides, que les autres savent mieux (particulièrement les figures d'autorité) et que nous ne pouvons apprendre de nous-mêmes en puisant dans nos ressources intérieures. Nous avons de fait projeté ces convictions sur notre descendance.

 

Il est temps peut-être, en tant que parents et "éducateurs" de faire confiance aux incroyables facultés innées des enfants. Nos petits peuvent en fait sentir ce qui est le mieux pour eux en termes de moments et de rythme pour apprendre et quels outils conviennent le mieux à leur personnalité. Je vois des parents faire l'éloge de la singularité et du "côté nature" de leur enfant, mais réalisent-ils qu'une éducation forcée a tendance à affaiblir leur originalité et leur créativité ?

 

Cette vidéo m'a fait prendre conscience qu'il est temps de nous débarrasser de la croyance erronée et désuète qu'il y a un âge limite pour acquérir des choses nouvelles et complexes ; de commencer à avoir confiance en nos capacités innées illimitées, emprisonnées simplement dans notre cage mentale (compartimentée) en attente de libération. En d'autres mots, il est temps de reconnaître la réalité de qui nous sommes réellement en tant qu'êtres humains : des êtres créatifs sans limites, omniscients, et tout-puissants ! Je vous laisse puiser l'inspiration...

 

 

 

 

Article original de Rhiame

 

Traduit par Hélios

 

 

**************************************************

 

Lien vers le site d'André Stern : http://www.andrestern.com/fr/

 


Une autre vidéo avec André Stern au salon du livre, 2 avril 2013 :

 

 

 

 

 


André Stern a participé au documentaire d'Erwin Wagenhofer, "Alphabet" (celui qui a réalisé "We feed the world", et "Let's make money") qui sortira en septembre de cette année.

 

Bande-annonce de "Alphabet":

 

 

 

 

 

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Published by Hélios - dans Evolution personnelle
13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 09:00

(...)

 

Alors j’ai dit : « Dieu, il n’y a qu’une personne pour laquelle je veux vraiment retourner, et c’est mamaman. Je veux lui dire que ce qu’elle croit est vrai, qu’il y a un Dieu vivant, que le paradis etl’enfer existent, qu’il y a une porte et que Jésus-Christ est cette porte, et que ce n’est que par Lui que nous pouvons y entrer. » Et en regardant en arrière une deuxième fois, j'ai vu derrière elle mon père, mon frère et ma sœur, mes amis, et une multitude de gens derrière eux. Dieu me montrait qu'il y avait beaucoup d'autres personnes qui ne Le connaissent pas non plus, et qui ne Le connaîtraient peut-être jamais, sauf si je pouvais partager mon histoire avec eux.

 

J'ai donc dit, "Qui sont tous ces autres gens ?" Et Dieu a répondu, "Si tu ne repars pas, il y a beaucoup de ces gens qui n'auront pas l'occasion d'entendre parler de moi parce qu'ils ne mettront pas un pied dans une église".


J'ai dit, "Dieu, je veux rentrer et leur dire à tous. Je suis venu ici une fois, je ne sais pas vraiment comment j'ai atterri ici, mais je le découvrirai certainement. Si j'ai pu venir ici une fois, je sais que je peux y revenir. Et je veux être sûr de revenir."

J'ai dit, "Dieu, comment vais-je rentrer ? En passant à travers le tunnel obscur pour réintégrer mon corps ? Comment puis-je revenir ? Je ne sais même pas comment je suis arrivé ici". Et le Seigneur répondit, "Si tu rentres, tu dois envisager les choses sous un nouveau jour". J'ai compris que je dois maintenant voir comme à travers ses yeux, ses yeux d'amour et de pardon. Il me fallait voir le monde comme il l'a vu – à travers les yeux de l'éternité.

Et j'ai demandé, "Dieu, comment repartir ? Je ne sais pas comment repartir."

Il a répondu, "Ian, penche ta tête...sens maintenant le liquide qui s'évacue de tes yeux...ouvre maintenant les yeux et regarde."


Immédiatement je fus de retour dans mon corps.

Ma tête était inclinée à droite et j'avais un œil ouvert. Je voyais le jeune médecin indien qui tenait un de mes pieds dans sa main et enfonçait un instrument aiguisé à la base de mon pied. Il cherchait de quelconques signes de vie. Il n'avait pas réalisé que j'étais à nouveau en vie et que le regardais. Je me demandais vraiment ce qu'il faisait et puis j'ai compris ; "Il pense que je suis mort !" Au même moment le médecin arrêta ce qu'il était en train de faire et il tourna la tête vers mon visage. Dès que nos regards se croisèrent, la terreur emplit son visage, comme s'il venait de voir un fantôme. Le sang se retira de son visage et il devint blanc comme un linge. Ses pieds ont presque décollé du sol.


Bien secoué, j'ai demandé à Dieu de me donner la force de pencher ma tête à gauche pour regarder de l'autre côté. En la tournant à gauche j'ai vu les infirmières et les assistants à la porte qui me fixaient avec stupéfaction et effroi. J'avais apparemment été mort pendant 15 à 20 minutes. Je me sentais faible et j'ai fermé les yeux, mais les ai vite rouvert pour vérifier que j'étais toujours dans mon corps. Je ne savais pas si j'allais disparaître de nouveau. J'étais épuisé. J'ai fermé les yeux et suis tombé dans un profond sommeil.



Ce n’est que le lendemain après-midi que je me suis réveillé, pour voir mon ami Simon debout devant la porte de ma chambre. Il avait l'air pâle et il secouait la tête. Il ne pouvait pas croire que je sois toujours vivant. Il avait suivi ma piste jusqu’à l'hôpital et avait mené un de mes amis néo-zélandais avec lui. "Alors, t'as passé une nuit dure, quoi?" m'a demandé cet ami. "Ouais, mon pote !" ai-je répondu. "Je ne sais même pas ce qui s'est passé". Je ne voulais pas dire : "En fait, je suis mort !". J'essayais encore de comprendre ce qui s’était réellement passé et je ne voulais pas qu'ils disent : "C'est la cellule capitonnée pour toi – t’as pris trop de dope et ça te sort par les oreilles !" "Cet endroit pue comme des latrines" ont-ils continué. "On va te sortir d'ici. On va prendre soin de toi." Je leur ai résisté. Je voulais rester à l'hôpital. Mais ils sont rentrés par la fenêtre, ils m'ont soulevé, et en me portant sur leurs épaules, ils m'ont sorti de la chambre. Le médecin est arrivé et a essayé de les en empêcher physiquement, mais ils l'ont écarté du chemin. Un taxi nous attendait. Simon ne voulait pas venir dans le taxi avec moi, ayant peur que je sois une sorte de fantôme. Ils m'ont ramené chez moi dans mon bungalow sur la plage et m'ont mis au lit. Puis ils sont allés tout de suite dans le salon et ont célébré mon retour en faisant la fête !

 

J'étais épuisé et j'avais faim. Je me suis endormi de nouveau pour me réveiller en pleine nuit tremblant et transpirant. Mon cœur était rempli de terreur. J'étais couché, face au mur. Je me suis retourné pour voir ce qui m'effrayait. A travers ma moustiquaire et à travers les barres en acier de

la fenêtre je pouvais voir des yeux, peut-être sept ou huit paires d'yeux qui me regardaient. Ils avaient une légère lueur rouge. Au lieu de prunelles rondes, ils avaient des fentes comme un chat.


Ils avaient l'air moitié humain, moitié animal. J'ai pensé : "Mais qu'est-ce que c'est que ça?" Eux,ils m’ont regardé dans les yeux et moi, je les ai regardé dans les yeux et puis j'ai commencé à entendre : ... « Tu nous appartiens, et nous sommes de retour. » « Ça non alors ! » ai-je dit. J'ai saisi ma torche et je l'ai dirigée vers eux. Il n'y avait rien là. Mais je savais que je les avais vus !

 

Je me demandais si j'allais devenir fou. J'ai commencé à sentir que mes nerfs allaient peut-êtrecraquer. J’ai dû me calmer et me convaincre que je ne perdais pas la tête. J'avais traversé tant d’épreuves ces dernières 24 heures. Alors j'ai dit : "Dieu, qu'est-ce qui se passe?". Et puis il m'a fait revivre entièrement tout le chemin que j'avais parcouru. C'était comme s'Il le gravait dans mon esprit. Ensuite j'ai lui ai demandé : "C’est quoi ces choses-là qui veulent apparemment m'attaquer ?" Il a répondu : "Ian, souviens-toi du 'Notre Père'." Alors j'ai essayé de m'en souvenir par mon intellect, mais je n’ai pas pu. Et puis toutes les paroles sont venues de mon cœur et je l'ai récité jusqu’au "délivre-moi du mal ». Tout cela je l’ai récité sérieusement du fond du cœur. Puis Dieu a dit : "Éteins la lumière, Ian ».En rassemblant tout mon courage, j'ai éteint la lumière centrale. Je me suis couché sur le bord de mon lit, avec ma torche allumée. Je me sentais comme un guerrier Jedi de 'La Guerre des Etoiles' ! J'ai commencé à penser: "Si je n'éteins pas ma torche, je vais devoir dormir le reste de ma vie avec la lumière allumée."

 

J'ai éteint la torche. Rien ne s'est passé. La prière avait été efficace. Je me suis couché et me suis rendormi.

 

Le lendemain matin je me suis levé et j’ai préparé mon petit déjeuner. Mes amis sont rentrés de leur surf matinal et ont commencé à me parler. J'ai commencé à voir que ce qu'ils étaient en train de dire n'était pas ce qu'ils voulaient vraiment dire. Cela m'a perturbé, c’était comme si j'entendais deux messages différents. J'ai commencé à voir et à pénétrer leurs masques. Pour la première fois de ma vie je commençais à voir les choses sous un autre jour. Je pouvais voir que les intentions de leurs cœurs étaient contraires à ce qui sortait de leurs bouches. C'était effrayant pour moi, parce que je ne savais pas comment réagir à cette sorte de révélation. Alors je me suis retiré

dans ma chambre et j'y suis resté.

 

Cette nuit-là je me suis réveillé de nouveau avec des sueurs froides. Il y avait quelque chose près de moi qui m’effrayait. J'ai tourné la tête pour voir ce que c’était et à mon horreur, les démons que j’avais vus la veille étaient maintenant dans ma chambre et me regardaient à travers ma moustiquaire. Pourtant, pour une raison ou une autre, ils ne pouvaient pas me toucher. Ils

m'intimidaient mais ils ne pouvaient pas m’approcher. Dans mon cœur je ressentais une paix profonde. Je savais que j'avais vu la lumière de Dieu et que cette lumière était maintenant en moi.


Peu importe si la flamme était petite, elle était en moi, et eux ne pouvaient pas entrer. Mais ils faisaient leur possible pour me terrifier et tenter de me récupérer.

 

J'ai saisi à nouveau ma torche. Cette fois-ci j'avais peur de sortir de mon lit pour allumer la lampe,parce qu'ils se trouvaient dans ma chambre. Je ne connaissais rien de leur puissance. J'ai balayé la chambre avec la torche, ai vite sauté du lit et ai couru allumer la lumière. Avec la lumière pour

me sécuriser, je suis tombé par terre à genoux. J'ai lutté de nouveau avec mon intellect, essayant simplement de garder la tête froide. Encore une fois j'ai prié le 'Notre Père' et puis je me suis rendormi.

 

Il me restait encore deux nuits avant de prendre l'avion de l'île Maurice pour la Nouvelle Zélande.


Le lendemain pendant la nuit je fus réveillé par le bruit de quelqu'un qui frappait à ma fenêtre. C'était une fille qui disait : "Ian, je veux te parler. Laisse-moi entrer." Comme je connaissais la fille en question, je n'ai pas hésité. A moitié endormi, je me suis dirigé vers la porte et je l'ai déverrouillée. Au moment où j'ai ouvert la porte, elle l'a aggrippée et j'ai vu ses yeux. J’ai vu la même nuance rouge dans ses yeux que j'avais vue dans les yeux qui m'avaient hanté les deux dernières nuits. Elle a commencé à parler un anglais absolument parfait. Elle était créole et n’avait jamais parlé un anglais sans faute. Elle me dit : "Tu viens avec nous ce soir, Ian. On va t'amener quelque part." Puis j'ai entendu d'autres pas s'approcher. J'ai essayé de fermer la porte mais c'était comme si la fille avait gagné une force surnaturelle et je ne pouvais pas la fermer. Puis de mon cœur sont sortis les mots : "Au nom de Jésus, sors !" Elle a titubé en arrière comme si on lui avait donné un coup de poing dans la poitrine. Pendant que je la regardais, elle a reculé. Je lui ai claqué la porte au nez et je l'ai verrouillée derrière elle. J'étais secoué mais en sécurité pour un moment.

 

Enfin arriva ma dernière nuit. J'avais fait tous mes bagages et j'étais prêt à partir. Un taxi allaitvenir me chercher à 5h du matin. Je me suis endormi, mais je fus réveillé pendant la nuit, cette fois-ci par des cailloux lancés contre ma fenêtre. C'était la même fille. J'étais prêt. J'avais verrouillé

toutes les portes, mais j'avais laissé une petite fenêtre ouverte. Je me suis dit : "Quelles que soient ces créatures, leur but est de me tuer et elles utilisent des êtres humains pour le faire !" J'étais sur le point de m’élancer pour fermer la fenêtre, quand j'ai vu un grand bras noir y entrer et lever le clenche. J'ai entendu la fille dire doucement : "Ian, nous voulons te parler. Viens ici." Je faisais semblant de dormir et les pierres frappaient à nouveau les carreaux. Alors elle parla plus fort : "Ian, viens ici!! "


En me tournant soudainement j'ai vu une lance entrer par la fenêtre dans ma direction. J'ai saisi ma torche. "La meilleure forme de défense, c'est l'attaque !" en dirigeant la torche sur les yeux de celui qui portait la lance. Encore cette lueur rouge ! J'ai bondi en hurlant aussi fort que j’ai pu.

M'emparant de sa lance, je l'ai repoussée contre son corps afin qu'il lâche prise. Je l'ai jetée par lafenêtre en claquant la porte. J’ai ensuite vite dirigé la torche à l'extérieur sur trois hommes et une femme. Ils se sont recroquevillés, comme des chiens qu'on allait lapider. Ce qui m'a étonné,

c’est à quel point ils avaient peur de la lumière.

 

J'étais tellement bouleversé, que je suis resté éveillé toute la nuit, en attendant le taxi qui devait venir me chercher. Mais le taxi n'est jamais arrivé. J'ai réveillé mes amis surfeurs et leur ai demandé s'ils pouvaient aller chercher le taxi pour moi. Ils l'ont trouvé dans un état lamentable.

Quelqu'un avait enfoncé des barres en acier dans le radiateur pendant la nuit. C'était le seul taxi qu'il y avait en ville. J'ai demandé à mes amis d'aller à la ville la plus proche pour me chercher un taxi. Le temps qu’ils reviennent, il y avait un groupe de créoles devant ma maison avec des bâtons et le chauffeur avait trop peur de s’approcher d’eux. Apparemment j’avais fait sensation en ville à cause de ma guérison miraculeuse. Les gens de la ville savaient que j’aurais du être mort, et étant un peuple très superstitieux, ils me considéraient comme un fantôme ou quelque chose de pire. On a réussi à échapper aux aggresseurs malgré tout, et je suis monté à bord de mon avion pour la Nouvelle Zélande en passant par l'Australie. A Perth j'ai rejoint mon frère cadet qui vivait là. J'ai essayé de lui raconter ce que j'avais vu. Il était choqué, et ne pouvait pas le croire. J'ai dormi dans sa chambre cette nuit-là, parce qu'il devait prendre l’avion pour la Nouvelle Zélande, et au milieu de la nuit je me suis réveillé, attaqué par des démons aux yeux blancs. J'ai quitté la pièce en colère pour voir un petit Bouddha assis dans la cheminée. Quand je l'ai regardé, Dieu m'a dit que les démons étaient sortis de cette idole. J'étais tout étonné. Maintenant je savais que mon expérience avec les idoles à Colombo avait été démoniaque. Ensuite, j'ai continué mon voyage pour Melbourne et Sydney, où j'ai eu des expériences spirituelles pareilles. J'ai décidé d’écourter mon voyage en Australie et de retourner immédiatement en Nouvelle Zélande.

 

Dans l'avion en atterrissant à Auckland, j'ai demandé au Seigneur : "Qu'est-ce que je suis devenu ?" J’écoutais une chanson dans mon walkman. Une voix m'a parlé par dessus le son du walkman, disant : "Ian, tu es devenu chrétien". J'ai enlevé mon walkman, et j’ai regardé autour de moi pour m’assurer qu'il n'y avait personne qui aurait pu dire cela. Puis j'ai mis ma main dans mon sac pour sortir mes lunettes de soleil. Je les ai mises, et dans l'isolement relatif qu'elles m'apportaient, j'ai flippé calmement. Un chrétien ! C'est ça que j'étais devenu ? Mais qui voudrait être un chrétien? L’idée ne s’était pas encore présentée à moi.

 

Mes parents sont venus me chercher à l'aéroport. A la maison, ma mère avait laissé ma chambre exactement dans l'état où elle était il y avait deux ans, avec ses posters de surf. C'était comme si j’avais fait un bond en arrière dans le passé. J'étais rentré chez moi pour trouver un refuge. Je me suis endormi cette nuit-là et je fus réveillé en pleine nuit par quelque chose qui me secouait.


Depuis le temps, je savais comment m'en débarrasser en utilisant le nom de Jésus et le 'Notre Père'. Ils étaient obligés de partir. Mais que faisaient-ils dans ma chambre, chez moi ? J'étais furieux ! Je me suis levé et j'ai décidé de les frapper verbalement ! Alors je leur ai tout sorti ! J'en ai réveillé mes parents, mais tant pis ! Je me suis assis sur le lit en disant " Dieu – j'en ai marre de ces choses qui me harcèlent en plein milieu de la nuit. Qu'est-ce que je dois faire pour m'en débarrasser ? ". Il a répondu : "Lis la Bible". J'ai dit : "Et après ça tu vas me demander d'aller à l'église ! Je n'ai pas de Bible !"... "Ton père en a une – va la lui demander." Alors c'est ce que j'ai fait. J'ai commencé à lire dès le début, à partir du livre de la Genèse :

 

"Au commencement Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide ; il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l'Esprit de Dieu planait sur la surface des eaux. Puis Dieu dit : ‘ Que la lumière soit, et la lumière fut. Et Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres."

 

J'ai pleuré en lisant cela. Je me suis dit : "J'ai été si orgueilleux. J'ai fait l'université et j'ai étudié toutes sortes de livres, mais je n'ai jamais regardé dans le seul livre qui pouvait me dire la vérité".


Pendant les six semaines qui suivirent j'ai lu la Bible en entier : de la Genèse à l’Apocalypse. Tout ce que j’avais vu au ciel était décrit dans ce livre ! Dans l’Apocalypse au chapitre un j’ai lu à propos de Jésus : "Il portait des vêtements blancs, son visage brillait comme le soleil, dans Sa main il y avait sept étoiles... l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin". Dans Jean 8 :12 j’y ai lu que Jésus a dit qu’Il était la lumière dumonde, et que ceux (celles) qui venaient à Lui ne marcheraient plus dans les ténèbres, mais qu’ils auraient la lumière de la vie. Ça parlait aussi de la nouvelle naissance par l’Esprit de Dieu dans Jean, au chapitre trois. J’y ai lu aussi que quand je confesse mes péchés à Dieu, Il me pardonne et me purifie de toute injustice. Il y avait un descriptif du nouveau ciel et de la nouvelle terre où il n’y aura plus de douleur et plus de larmes. J’ai aussi appris que quand un démon est chassé de quelqu’un, il essaie de revenir à sa demeure. Et que Jésus m’avait donné autorité sur les démons que j’avais rencontrés, et que ceux-ci pouvaient habiter des idoles.


La Bible m’avait inspiré une crainte respectueuse, parce que je n’avais jamais compris avant que la vérité décrite dans ses pages pouvait être si vitale pour la vie. Depuis cette expérience en 1982 j'ai suivi Jésus-Christ en tant que mon Seigneur et mon Sauveur personnel. Tout d’abord j’ai passé quelque temps chez ma sœur, dans sa ferme de produits laitiers, en Nouvelle Zélande, pour essayer de ré-organiser ma vie. Ensuite je me suis joint à une organisation « Jeunesse avec une Mission » et j’ai navigué avec eux tout autour des îles du Pacifique pour prêcher l’amour de Dieu. Ensuite je suis reparti en Asie du Sud-Est pour faire de même parmi les tribus de Malaisie. Durant 3 ans j’ai travaillé dans les jungles de Sarawak avec les chasseurs de tête et sur le continent péninsulaire. C’est à cette époque là que j’ai rencontré ma femme, Jane.

 

Depuis j’ai travaillé pour l’église (je suis pasteur ordonné avec les églises des Assemblées de Dieu en Nouvelle Zélande) et comme orateur itinérant. Ma femme et moi avons voyagé dans 24 nations différentes pour partager ce témoignage.

 

Nous avons 3 beaux enfants, Lisa, Michael et Sarah. Notre désir est de continuer à partager l’incroyable bonne nouvelle de l’amour et de la compassion de Dieu, et d’expliquer à tous ceux que l’on rencontre, qu’Il a fait en sorte qu’à travers la mort de Jésus sur la croix, on peut se faire

pardonner nos péchés.

 

Jésus a dit : "Je suis la lumière du monde. Si quelqu'un vient à moi, il ne marchera plus dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie." Jean 8:12

 

 

 

PDF Source

 

 

 

Celui qui n'est pas prêt à affronter la mort au terme de sa vie, ne sera pas en paix quand tombera la nuit. (Proverbe indien)

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Published by Hélios - dans Evolution personnelle
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 09:00

En introduction à l'expérience de NDE de Dianne Morrissey, je vous avais annoncé une autre expérience, très différente de la première, où son auteur a fait un petit séjour au royaume des Ténèbres avant d'accéder à la lumière. Ces ténèbres l'ont poursuivi même après son retour.

 


 

L'expérience aux frontières de la mort de Ian McCormack

 

Par Kevin Williams

 

Une nuit pendant une plongée à la langouste sur une petite île près de la Nouvelle-Zélande, Ian McCormack a été à plusieurs reprises piqué par des méduses d'une espèce parmi les plus venimeuses. Au moment où l'ambulance arriva, son corps était déjà totalement paralysé et une nécrose de la moelle osseuse s'était déclarée. En route pour l'hôpital, Ian commença à voir sa vie défiler devant lui. À ce moment de sa vie il était athée et ne savait pas trop ce qu'il y avait après la mort. Gisant là à l'agonie, il eut une vision de sa mère priant pour lui, l'encourageant à appeler Dieu dans son coeur pour qu'Il l'entende et lui pardonne (sa mère était la seule chrétienne de la famille). Après son arrivée à l'hôpital, Ian fut déclaré mort pendant approximativement 15 à 20 minutes et vécut une extraordinaire expérience de mort imminente. Ce qui suit est le témoignage de sa NDE publié ici avec sa permission.

 

Je savais que c'était fichu; la bataille pour rester en vie semblait terminée. Personne ne me dit ce qui s'était passé, personne n'e m'a dit, "Fiston, tu viens de mourir". Ça, je ne le savais pas. Tout ce que je savais, c'est que la bataille pour tenter de garder les yeux ouverts et rester en vie était finie.

 

Je savais que j'allais quelque part, ce n'était pas comme de fermer les yeux et s'endormir, je savais que je partais quelque part. J'avais eu une sensation de flottement pendant les 20 dernières minutes passées à l'hôpital. Je m'accrochais par tous les moyens à mon corps pour ne pas m'en aller. Et pourtant quand j'ai fermé les yeux, je ne flottais plus, j'étais parti.

 

La Bible dit dans Ecclesiaste, que lorsqu'un homme meurt, son esprit retourne à Dieu et que son corps retourne à la poussière d'où il est venu.

 

Eh bien, je savais que mon esprit était parti, j'étais parti quelque part, et je ne savais toujours pas que j'étais mort. Il m'a semblé arriver dans un endroit immense comme un désert dans une épaisse obscurité. Je sentais que j'étais debout. C'était comme si je me réveillais d'un mauvais rêve dans la maison de quelqu'un d'autre en me demandant où tout le monde était passé. J'ai regardé autour de moi pour m'orienter dans ce nouvel environnement.

 

Vous êtes-vous déjà réveillé en plein milieu de la nuit en cherchant l'interrupteur ? Eh bien, j'essayais de le trouver et cela me semblait impossible. J'essayais de toucher quelque chose, et même en tâtonnant et il n'y avait rien. Ma main ne rencontrait rien. Je ne pouvais même pas la voir devant mon visage. J'ai soulevé la main pour savoir jusqu'où je pouvais voir. Je l'ai soulevée jusqu'au niveau de mon visage et elle a traversé directement l'endroit où aurait dû se trouver mon visage. C'était une expérience terrifiante. Je savais que c'était moi là, Ian McCormack, là debout, mais sans corps. J'avais la sensation que j'avais un corps mais je n'avais rien de concret à toucher. J'étais un être spirituel et mon corps physique était mort, mais j'étais bien en vie, et très conscient de mes bras et de mes jambes et de ma tête, mais je ne pouvais plus les toucher.

 

Dieu est esprit, un être spirituel invisible et nous sommes créés à son image.

 

Je pensais intérieurement, "Au nom du ciel, où suis-je ?" Et je restais là dans l'obscurité, sentant le froid le plus incroyable et la peur m'envahir. Vous avez peut-être eu l'occasion de marcher dans une rue déserte la nuit en revenant chez vous par vos propres moyens et avoir l'impression que quelqu'un vous regarde. Vous voyez de quoi je parle ? Vous sentez que quelqu'un vous regarde dans l'obscurité mais vous ne voyez pas qui c'est. J'ai commencé à ressentir quelque chose de maléfique dans l'obscurité. L'obscurité semblait non seulement physique mais spirituelle. J'avais l'impression d'être observé. Le froid maléfique gagnait du terrain et semblait pénétrer l'air autour de moi. Je savais qu'il y avait quelque chose autour. J'ai pris peu à peu conscience qu'il y avait d'autres personnes se déplaçant près de moi, dans la même situation désagréable que moi. Sans dire un seul mot à voix haute, ils répondaient à mes pensées. J'ai commencé à entendre dans l'obscurité des voix me criant : "Ferme-là !" "Tu mérites d'être ici !" Je pensais, "Je suis en enfer, ce pourrait être tout à fait réel, mais comment ai-je atterri ici ?" J'étais terrifié – je n'osais ni bouger ni respirer ni parler. En y réfléchissant, je me suis dit, "Ouais, j'ai peut-être bien mérité cet endroit".

 

Les gens ont parfois cette image de l'enfer, comme d'un lieu de fête et de plaisir. Je pensais cela aussi. Je pensais qu'on y faisait toutes les choses qu'on nous interdit de faire sur Terre. Ce sont de parfaites sottises. L'endroit où je me trouvais était l'endroit le plus effrayant que j'ai jamais connu. Les gens qui se trouvaient là ne pouvaient rien faire de ce que leur dictait leur méchanceté, ils ne pouvaient rien faire.

Et il n'est pas question de fanfaronner. Et devant qui pourrait-on fanfaronner ? "Oh oui, j'ai violé, assassiné, vandalisé, pillé." Eh bien, bravo, mon gars ! Ici on n'en parle pas, pas du tout. Et on sait que le jugement va arriver.

 

Dans ce lieu, il n'y a aucune relation au temps. Les gens ne peuvent dire quelle heure il est. Ils ne peuvent dire s'ils sont là depuis dix minutes, dix ans ou 10.000 ans. Ils n'ont aucune idée du temps. C'est un endroit effrayant.

 

La Bible dit qu'il y a deux royaumes, le Royaume de l'Obscurité, gouverné par Satan et le Royaume de la Lumière. Le livre de Jude dit que le lieu des ténèbres était préparé en fait pour les anges qui ont désobéi à Dieu, mais pas pour les gens, jamais.

 

Et c'était l'endroit le plus terrifiant et le plus effrayant que j'ai connu. Je ne souhaite ni n'espère jamais que mon pire ennemi aille en enfer.

 

Je n'avais aucune idée de la manière de sortir de cet endroit. Comment sortir de l'enfer ? Mais je venais de prier et je me demandais pourquoi j'étais venu ici, parce que j'avais prié juste avant de mourir et demandé à Dieu de me pardonner mes péchés. Je pleurais et j'ai carrément hurlé vers Dieu, "Pourquoi suis-je ici, j'ai imploré ton pardon, pourquoi suis-je là ? J'ai tourné mon coeur vers toi, pourquoi suis-je là ?"

Mon seul droit de pouvoir partir est parce que je m'étais repenti avant de mourir.

Il est trop tard pour se repentir une fois qu'on est là. On ne peut se repentir qu'avant de mourir. Vous pouvez prier pour sortir de l'enfer et personne ne peut prier pour vous sortir de là, personne. C'est vous qui devez prier. La Bible enseigne que personne ne peut prier pour les morts, les âmes qui sont parties et les sortir de l'enfer. On doit se repentir avant sa mort.

Puis une lumière brillante m'a illuminé et m'a littéralement arraché aux ténèbres.

 

La Bible dit qu'une grande lumière a brillé dans les ténèbres, sur ceux qui marchent dans l'ombre de la mort et de l'obscurité, et qu'elle a guidé leurs pas sur les chemins de paix et de vertu.

 

Comme je me tenais là, un étonnant faisceau de lumière perça l'obscurité au-dessus de moi et éclaira mon visage. Cette lumière commença à m'envelopper et je sentis comme un état d'apesanteur qui m'envahissait. Puis je me suis senti soulevé du sol et j'ai commencé à remonter au cœur de cette brillante lumière blanche.



En levant la tête j'ai pu voir que j'étais attiré vers une large ouverture circulaire bien loin au-dessus de moi. Je ne voulais pas trop regarder en arrière de peur de retomber dans les ténèbres. J'étais très soulagé d'être sorti de cette ombre.

En entrant dans un tunnel, j'ai pu voir que la source de lumière émanait de l'extrémité du tunnel. Elle semblait incroyablement brillante, comme si c'était le centre de l'univers. Elle semblait littéralement comme la source de toute énergie, de toute lumière. Elle brillait plus que le soleil, elle rayonnait plus que tous les joyaux, tous les diamants, plus brillante qu'une faisceau laser. Mais il était pourtant possible de la regarder.

Tout en la regardant, je fus littéralement attiré dedans, comme une mite en présence d'une flamme. Je me suis senti tracté dans les airs à une vitesse étonnante vers le bout du tunnel. Pendant mon déplacement je pouvais voir des vagues successives de lumière plus intenses sortant de la source et qui commençaient à voyager vers moi dans le tunnel. La première vague de lumière me procura une surprenante sensation de chaleur et de confort. C'était comme si la lumière n'était pas seulement de nature physique mais comme une "lumière vivante" qui transmettait une émotion. À mi-chemin une autre vague de lumière me traversa. Cette lumière diffusait une paix totale. J'avais recherché pendant de nombreuses années la "paix de l'esprit" mais ne l'avais vécu que dans des moments fugaces. À l'école je passais de Keats à Shakespeare dans mes lectures pour tenter de trouver la paix de l'esprit. J'avais essayé l'alcool, le sport, les relations avec les femmes, la drogue, tout dans le but de trouver paix et satisfaction dans ma vie et je ne les avais jamais trouvées. Maintenant, du sommet de ma tête à l'extrémité de mes pieds, je me retrouvais totalement en paix.

Ma pensée suivante fut "Je me demande à quoi ressemble mon corps ?" Dans l'obscurité je ne pouvais voir mes mains devant mon visage. Je pensais que je devais pouvoir les discerner clairement, maintenant que j'étais dans cette lumière. J'ai donc regardé à droite et à mon grand étonnement il y avait mon bras et ma main mais je pouvais voir à travers. J'étais transparent comme un fantôme, sauf que mon corps était empli de la même lumière qui m'éclairait depuis l'extrémité du tunnel. C'était comme si j'étais rempli de lumière. La troisième vague près du bout du tunnel fut une joie totale. C'était si exaltant que je me savais sur le point de vivre la plus géniale expérience de toute ma vie.

Mon mental ne pouvait même pas concevoir où j'allais, et les mots ne pouvaient exprimer ce que je voyais. Je ressortis au bout du tunnel et il semblait que je me retrouvais juste devant la source de toute lumière et de toute puissance. Cette incroyable lumière remplissait totalement ma vision. Cela m'a fait penser immédiatement à une aura. Puis à un corps en gloire. J'avais vu des images de Jésus avec une petite auréole ou une lueur autour de son visage.

Pourtant Jésus Christ est mort, il a ressuscité et est monté au ciel où il siège à la droite du Père et il est glorifié, entouré de lumière et en lui il n'existe pas d'obscurité. Il est le Roi glorieux, le Prince de la Paix, le Seigneur des Seigneurs et le Roi des Rois.



J'ai vu ce que je crois être la gloire du Seigneur.



Dans l'Ancien Testament, Moïse est monté sur le Mont Sinaï pendant 40 jours et il a vu la gloire du Seigneur. Il est redescendu et sa face resplendissait. La face de Moïse brillait de la gloire du Seigneur et il devait porter un voile pour ne pas effrayer les gens. Il avait vu la lumière de Dieu, la gloire de Dieu. Paul fut aveuglé par une lumière glorieuse sur la route de Damas, la gloire de Jésus.



Et je me tenais là maintenant, regardant cette lumière incroyable et cette gloire.


Et des questions commencèrent à jaillir de mon cœur ; "Est-ce juste une force, comme le disent les bouddhistes, ou karma, ou yin et yang ? N'est-ce qu'une force naturelle ou une source d'énergie ou y-a-t-il vraiment quelqu'un qui se tient là ?"


Les questions se bousculaient dans ma tête et au milieu de mes réflexions une voix me parla depuis le cœur de la lumière. La voix dit, "Ian, souhaites-tu repartir ?"



Je fus secoué d'apprendre qu'il y avait quelqu'un au centre de la lumière et peu importe qui c'était, il connaissait mon nom. C'était comme si la personne pouvait entendre mes pensées intimes, comme si je les prononçais. J'ai ensuite pensé en moi-même "Repartir, repartir – vers où ? Où suis-je ?" Jetant un rapide coup d’œil derrière moi, j'ai vu que le tunnel se refermait sur l'obscurité. J'ai pensé que je devais être dans mon lit d'hôpital en train de rêver et j'ai fermé les yeux.



"Est-ce réel ?" Suis-je réellement là, moi, Ian, dans la vraie vie, tout est-il réel ?"



Puis le Seigneur parla de nouveau. "Souhaites-tu repartir ?" J'ai répondu "Comme je suis hors de mon corps et que je ne sais pas où je me trouve, je veux bien repartir". Une réponse arriva "Si tu souhaites rentrer, Ian, tu dois voir les choses sous un nouveau jour".



Au moment où j'entendis les mots "voir sous un nouveau jour", il se fit un déclic. Je me suis souvenu d'une carte de Noël qui disait, "Jésus est la lumière du monde" et "Dieu est lumière et il n'y a pas d'obscurité en lui". J'avais médité sur ces phrases à l'époque. J'arrivais juste des ténèbres et il n'y avait manifestement pas d'ombre ici.

C'était donc bien Dieu ! C'est lui la lumière. Il connait mon nom et les pensées secrètes de mon cœur. Je pensais, "Si c'est Dieu, il doit alors aussi être capable de voir toutes les choses que j'ai faites pendant ma vie.

Je me sentais totalement mis à nu et transparent devant Dieu. J'avais honte et me disais "Ils ont fait une erreur et remonté la mauvaise personne. Je ne devrais pas être ici. Je ne suis pas une très bonne personne. Je devrais me cacher sous un rocher ou retourner dans l'obscurité à laquelle j'appartiens".



Comme je commençais à reculer vers le tunnel, une vague de lumière se mit à émaner de Dieu et se dirigea vers moi. Ma première idée fut que cette lumière allait me repousser dans l'abîme. Mais à mon grand étonnement, une onde d'un amour pur et inconditionnel m'inonda. C'était bien la dernière chose à laquelle je m'attendais. Au lieu d'un jugement, je baignais dans un pur amour.


Un amour pur et propre, parfait, sans retenue, immérité qui commença à se déverser en moi. Je pensais, "Peut-être que Dieu ne connaît pas toutes les vilaines choses que j'ai faites," je me suis donc mis à lui dire toutes les choses navrantes que moi seul savais avoir faites. En fait, Dieu me montra plus tard qu'en demandant son pardon dans l'ambulance, il m'avait pardonné à ce moment-là et lavé mon esprit du mal.



J'ai commencé à pleurer de manière incontrôlable car l'onde d'amour devenait de plus en plus puissante. C'était si pur et si virginal, sans conditions. Je n'avais pas ressenti d'amour depuis des années. La dernière fois que je me rappelais avoir été aimé, c'était par ma maman et mon papa quand j'étais à la maison, mais j'étais parti explorer le vaste monde et m'étais rendu compte qu'il n'y avait pas trop d'amour sur Terre. J'avais vu des choses que je croyais être de l'amour. Le sexe n'était pas de l'amour ; cela ne fait que brûler. Le désir n'est qu'un feu enragé au-dedans, une envie incontrôlable qui consume de l'intérieur.

Les vagues de lumière cessèrent et je restais enveloppé dans la pure lumière emplie d'amour. C'était d'une telle quiétude. Je me disais, "Je suis si près. Je me demande si je peux avancer dans la lumière qui entoure Dieu et le voir face à face. Si je pouvais le voir face à face, je saurais la vérité." J'en étais malade d'entendre des mensonges et des tromperies. Je voulais connaître la vérité. J'avais été partout pour trouver la vérité, et personne ne semblait capable de me la montrer. Je parlais à tous ceux qui pourraient me donner la signification de la vie, la vérité, ce qui se passait, quelque chose qui devait être la vérité. Je pensais qu'en m'avançant et en rencontrant Dieu face à face, je saurais la vérité et le sens de la vie. Je n'aurais plus jamais besoin de demander à un autre homme, une autre femme ou à un autre enfant. Je saurai.

Pouvais-je m'avancer ? Il n'y avait pas de voix me disant que c'était impossible. Donc je franchis le pas, avançais mon pied et entrais dans la lumière. C'était comme si j'avais pénétré des voiles de lumière chatoyantes suspendus, comme des étoiles suspendues ou des diamants diffusant le rayonnement le plus incroyable. La lumière continuait à guérir la partie de moi-même la plus profonde, comme elle guérissait mon homme intérieur détruit, guérissait mon cœur brisé.

Je me suis dirigé vers la partie de la lumière qui brillait le plus. Au centre de la lumière se tenait un homme avec une robe d'un blanc éclatant qui descendait jusqu'à ses chevilles. Sa tenue n'était pas de fabrication humaine, on aurait dit des vêtements de lumière. En levant les yeux j'ai pu voir la poitrine d'un homme, les bras grand ouverts comme pour m'accueillir. J'ai levé le regard vers son visage. Il était si lumineux ; il semblait dix fois plus brillant que la lumière que j'avais déjà vue. En comparaison le soleil semblait jaune et pâle. Il était si lumineux que je ne pouvais distinguer les traits de son visage et j'ai senti bientôt que de la lumière émanaient de la pureté et du sacré. Je savais maintenant que j'étais en présence de Dieu Tout-Puissant – personne d'autre que Dieu ne pouvait ressembler à cela. La pureté et la sainteté que diffusait son visage se mirent à me pénétrer. Je voulais me rapprocher pour voir son visage. Je ne ressentais aucune peur mais plutôt une totale liberté en m'avançant. Me tenant maintenant à quelques pas de lui, j'ai tenté de voir dans la lumière entourant son visage, mais le faisant il s'est tourné. En bougeant, toute la lumière a bougé avec lui.

Juste derrière Jésus il y avait une ouverture ronde comme celle du tunnel dans lequel j'avais voyagé. En regardant à travers elle, j'ai vu un tout nouveau monde se déployer devant moi. J'avais l'impression de me tenir au bord du paradis, à avoir un aperçu de l'éternité.

Ce nouveau monde était totalement vierge. Devant moi s'étendaient des champs de verdure et des prairies. L'herbe elle-même diffusait la même lumière et la même vie qu'en présence de Dieu. Je n'ai vu aucune maladie sur les plantes. Il semblait que si on marchait sur l'herbe, elle allait rebondir et se remettre en place. Au centre des prairies je pouvais apercevoir un ruisseau clair comme du cristal serpentant dans le paysage avec des arbres des deux côtés. A ma droite il y avait des montagnes dans le lointain, et le ciel était bleu et serein. À ma gauche les collines étaient vertes avec des fleurs rayonnantes de couleurs. 'Le paradis !' Je savais que ma place était là. J’avais parcouru le monde à la recherche du paradis, et je savais que je l’avais trouvé. J'avais l'impression de naître pour la toute première fois. Chaque partie de mon être savait que j’étais chez moi. Devant moi se tenait l’éternité – juste à un pas.

Quand j’ai essayé d’avancer vers ce nouveau monde, Jésus recula jusqu'à la porte.

 

La Bible dit que Jésus est la porte et que si tu entres par Lui, tu entreras et sortiras et trouveras de verts pâturages. Il est la porte vers la vie. Jésus est le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par lui. Il est le seul chemin. Il n’y a qu’un étroit passage qui mène à son royaume. Peu le trouvent. La plupart trouvent la voie express ou l’autoroute qui mène à l’enfer.

 

Jésus me demanda, "Ian, maintenant que tu as vu, désires-tu repartir ?"



J'ai pensé, "Repartir, bien sûr que non. Pourquoi voudrais-je repartir ? Pourquoi voudrais-je retourner vers la misère et la haine ? Non, je n'ai aucune raison de repartir. Je n'ai ni femme ni enfants, et personne qui m’aime vraiment. Je veux entrer ici". » Mais il n’a pas bougé, alors j’ai regardé en arrière une dernière fois, en disant : "Adieu, monde cruel, je t'abandonne !"


En faisant cela, j’ai eu une nette vision de ma mère qui se tenait devant le tunnel. Quand je l’ai vue,

je savais que je venais de mentir ; il y avait bien une personne qui m’aimait – ma chère Maman. Non seulement elle m’avait aimé, mais je savais qu’elle avait prié pour moi chaque jour, et qu’elle avait essayé de me montrer Dieu. Dans mon orgueil et mon arrogance je m’étais moqué de ses croyances. Mais elle avait raison, il y avait bien un Dieu, et un paradis et un enfer. Je me suis rendu compte à quel point il serait égoïste de franchir le seuil du paradis et de laisser ma mère croire que j’étais allé en enfer. Elle ne saurait pas que j’avais prié sur mon lit de mort, que je m’étais repenti de mes péchés et que j’avais reçu Jésus comme mon Seigneur et mon Sauveur. Elle aurait juste reçu de l’île Maurice un cadavre dans un cercueil.



 

Pour lire l'intégralité de cet article en PDF (dont j'ai tiré des extraits et revu le texte), voir ICI.

 

 

À SUIVRE

 

 

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Published by Hélios - dans Evolution personnelle
9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 09:00

C'est ce que nous explique Muriel Salmona dans cet article qui démonte dans le détail le mécanisme des réactions à la violence. Violences subies dans un cadre social "normal", mais aussi sûrement dans le cadre d'une programmation genre MK Ultra (non évoqué dans l'article), expliquant que les victimes deviennent comme anesthésiées et que seule la violence qu'elles exercent à leur tour peut les faire survivre.

L'article est un peu long, mais ceux qui ont besoin de ces informations sauront s'ils doivent le lire et les autres auront un aperçu du mécanisme.

Merci à Brigitte pour ce lien (je me suis permis d'inclure un commentaire de sa part).

 

"« La violence est un scandale. C'est la violence qui génère de la violence
et non la condition humaine. La violence n'est pas un fait de la nature mais
un fait de la culture. »

«  Non, la violence n'est pas une fatalité, l'homme n'est pas violent par
essence, il le devient parce qu'il a subi lui-même des violences ou qu'il en
a été témoin, le plus souvent très tôt dans l'enfance à l'intérieur même de
ces mondes, comme la famille que l'on veut croire idéaux et sécurisants. »

 

 

Muriel Salmona est Docteur, Psychiatre-Psychothérapeute, chercheuse et Formatrice en psychotraumatologie et en victimologie, Présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie, Responsable de l’Antenne 92 de l’Institut de Victimologie et de consultations pilotes gratuites et anonymes de psychotraumatologie pour femmes victimes de violences à Clamart (92) et à Romainville (93).

 

 

 

Mécanismes des violences : quelles origines ?

 

 

 

Les violences font partie du champ d’étude de la géopolitique comme de la géostratégie. Le conflit pour le territoire passe souvent par les violences faites aux personnes, particulièrement aux femmes. Les violences surviennent aussi dans des milieux censés être les plus protecteurs, comme la famille, le couple, le monde du travail.

Quels sont les mécanismes à l’œuvre au moment des violences et dans les temps qui suivent ?


Médecin, l’auteur propose ici une réponse scientifique claire, illustrée par trois planches en couleur. Son propos apporte un éclairage précieux pour saisir les processus de production et reproduction de la violence. Vous trouverez en bas de page les références d’un ouvrage publié en avril 2013 par cet auteur.

 

SI LA VIOLENCE est un formidable instrument de domination et de soumission, si elle a de graves conséquences psychotraumatiques sur les victimes, elle est aussi un auto-traitement très efficace à court terme d’un état de mal-être. Nous allons voir que la violence a un pouvoir anesthésiant sur les émotions et la douleur, que ce soit sur la victime, sur l’agresseur, ou sur un témoin de violences. Ce pouvoir anesthésiant est au cœur des stratégies de survie des victimes et de la reproduction des violences. Il provient de mécanismes neurobiologiques de sauvegarde déclenchés par le cerveau lors des violences. Ces mécanismes commencent à être bien connus depuis quelques années grâce à de nombreuses recherches en neurobiologie et en neuro-imagerie. J’ai pu faire la synthèse de tous ces travaux et de mes recherches cliniques pour élaborer un modèle clinique et théorique permettant de mieux comprendre les effets et les causes psychotraumatiques de la violence, et ses mécanismes de reproduction de proche en proche, de génération en génération [1].

Face à une situation dangereuse, que se passe-t-il ?


Face à une situation dangereuse nous sommes programmés pour déclencher immédiatement une réaction émotionnelle de survie, automatique et non consciente. Cette réaction est commandée par une petite structure cérébrale sous-corticale, l’amygdale cérébrale (en vert sur les schémas ci-après). Cette réaction émotionnelle sert d’alarme, et elle prépare l’organisme à fournir un effort exceptionnel pour échapper au danger, en lui faisant face, en l’évitant ou en le fuyant. Pour ce faire, l’amygdale cérébrale commande la sécrétion par les glandes surrénales d’hormones du stress : l’adrénaline et le cortisol. Ces hormones permettent de mobiliser une grande quantité d’énergie en augmentant la quantité d’oxygène et de glucose disponible dans le sang. Le cœur se contracte plus fort et bat beaucoup plus vite, la circulation sanguine augmente dans les vaisseaux, la fréquence respiratoire s’accélère, un état d’hypervigilance se déclenche. Dans un deuxième temps, le cortex cérébral informé du danger analyse les informations, consulte toutes les données acquises se rapportant à l’événement (expériences, apprentissage, repérage temporo-spatial) grâce à l’hippocampe. L’hippocampe est une autre petite structure cérébrale qui s’apparente à un logiciel capable d’encoder toutes les expériences, de les traiter puis de les stocker en les mémorisant, indispensable pour aller ensuite les rechercher. L’hippocampe gère donc la mémoire, les apprentissages, et le repérage temporo-spatial. À l’aide de tout ce travail d’analyse et de synthèse, le cortex peut élaborer des stratégies pour assurer sa survie et prendre les décisions les plus adaptées à la situation. La réponse émotionnelle une fois allumée, comme toute alarme, ne s’éteint pas toute seule, seul le cortex aidé par l’hippocampe pourra la moduler en fonction de la situation et des besoins en énergie de l’organisme, ou l’éteindre si le danger n’existe plus. Pendant l’événement, toutes les informations sensorielles, émotionnelles et les représentations intellectuelles seront traitées, encodées puis stockées par l’hippocampe dans des circuits de mémorisation. L’événement sera alors mémorisé, intégré et disponible pour être ensuite évoqué et raconté. Dans un premier temps le récit sera accompagné d’une réaction émotionnelle, qui progressivement avec le temps, deviendra de moins en moins vive. La mémoire émotionnelle restera sensible comme rappel d’une expérience de danger à éviter. Si l’on a été piqué par un insecte, la vue ou le bruit d’un insecte enclenchera une réaction émotionnelle pour nous informer d’un danger que l’on identifiera aussitôt en se rappelant la piqûre. En identifiant l’insecte on pourra se rassurer ou au contraire se protéger.


 

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En cas de violences, les mécanismes normaux que je viens de décrire vont être très perturbés, et ils seront remplacés par des mécanismes neurobiologiques de survie exceptionnels. Ces mécanismes de survie seront à l’origine de symptômes psychotraumatiques et plus particulièrement d’une mémoire traumatique des violences. Nous sommes beaucoup moins bien programmés pour réagir à un danger quand celui-ci est effroyable, incohérent, imprévisible et incompréhensible et quand il nous met en situation d’impuissance. L’intentionnalité destructrice de l’auteur est inconcevable et impensable, particulièrement si celui-ci est censé être notre protecteur et non pas notre ennemi.

Sidération psychique et stress extrême conduisent à la disjonction


Les violences insensées entraînent une sidération psychique et un état de stress extrême.


L’effroi ressenti et le non-sens de la situation vont être à l’origine d’une effraction et d’une sidération du psychisme de la victime. Devant le danger l’amygdale s’active, la réaction émotionnelle automatique s’enclenche, mais le cortex sidéré va être dans l’incapacité d’analyser la situation et d’y réagir de façon adaptée. La victime est alors comme paralysée, elle ne peut pas crier, ni parler, ni organiser de façon rationnelle sa défense. Comme le cortex est en panne, il ne peut pas contrôler la réponse émotionnelle. Celle-ci continue alors de monter en puissance, avec des sécrétions de plus en plus importantes d’adrénaline et de cortisol, l’organisme se retrouve rapidement en état de stress extrême.


L’état de stress extrême entraîne un risque vital.


La quantité croissante de ces hormones déversée dans le sang devient toxique pour l’organisme, elle représente un risque vital cardio-vasculaire et neurologique. Le stress extrême peut entraîner une souffrance myocardique susceptible de provoquer un infarctus du myocarde et une mort subite, et une souffrance neuronale qui pourrait être responsable d’un état de mal épileptique et d’un coma (jusqu’à 30% des neurones de certaines structures cérébrales peuvent être détruits). La victime peut être en danger de mort non seulement par la volonté criminelle de l’agresseur, mais aussi par le risque vital dû au stress extrême.


Face à ce risque le cerveau a une parade exceptionnelle, une disjonction.
Comme pour un circuit électrique en survoltage qui disjoncte pour éviter de griller tous les appareils branchés, le cerveau fait disjoncter le circuit émotionnel en sécrétant en urgence, des drogues "dures" morphine-like et kétamine-like. Cette disjonction interrompt brutalement les connections entre l’amygdale et les autres structures.

 

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Schéma de la disjonction

 

La réponse émotionnelle s’éteint alors brutalement.
L’amygdale isolée reste « allumée » mais ses ordres ne passent plus. Les victimes se retrouvent alors soudain dans un état d’anesthésie émotionnelle et physique. Le risque vital disparait.

L’anesthésie émotionnelle produit une dissociation.


Les victimes continuent de vivre les violences, mais elles ne ressentent plus rien, c’est ce qu’on appelle un état de dissociation. Les victimes dissociées décrivent alors un sentiment d’irréalité, voire d’indifférence et d’insensibilité, comme si elles étaient devenues de simples spectateurs de la situation. Cela est dû à l’anesthésie émotionnelle et physique liée à la disjonction, avec une sensation de corps mort. La conséquence immédiate de la dissociation est que la victime sera encore plus incapable de se défendre.

 

La disjonction est à l’origine d’une mémoire traumatique.


Mais ce pouvoir anesthésiant agit à très court terme, car la disjonction a un prix. L’interruption des connexions entre l’amygdale et l’hippocampe empêche ce dernier d’encoder, d’intégrer et de mémoriser l’évènement violent. Cet événement violent ne deviendra pas un souvenir normal et restera « piégé » tel quel dans l’amygdale cérébrale. C’est cette mémoire émotionnelle et sensorielle qui n’a pas été traitée qui est la mémoire traumatique. L’amygdale lors de toute stimulation susceptible de rappeler les violences, va recréer à nouveau le même stress émotionnel, la même détresse, et le même risque vital sous la forme de flashback, de réminiscences ou de cauchemars. La mémoire traumatique fonctionne comme une machine à remonter le temps qui, en envahissant la conscience, fait revivre à l’identique l’expérience sensorielle et émotionnelle des violences, sans possibilité de contrôle cortical conscient. Cette mémoire traumatique est - telle une mine anti-personnel - susceptible d’exploser à chaque fois qu’on posera le pied dessus, c’est à dire à chaque fois qu’un lien rappellera les violences. Si elle n’est pas traitée elle persiste des années, voire des dizaines d’années, et elle transforme la vie des victimes en un champ de mines, générant un climat de danger et d’insécurité permanent.

Comment survivre ?

 

Pour échapper à ces souffrances les victimes vont mettre en place des conduites d’évitement, de contrôle et d’hypervigilance.


Les victimes traumatisées essaient d’empêcher à tout prix une explosion de cette mémoire traumatique en évitant tous les stimulus susceptibles de la déclencher. Elles deviennent alors hypervigilantes, et mettent en place des conduites d’évitement et de contrôle de tout leur environnement, de tout ce qui peut rappeler les violences, même inconsciemment, comme une situation de stress, des émotions, des douleurs, des situations imprévues ou inconnues… mais aussi un contexte (un lieu, une date), une image, un regard, une odeur, une voix, un cri, un bruit, une sensation (un attouchement). Elles éviteront d’y penser, d’en parler. Cet évitement entraîne de nombreuses phobies, des troubles obsessionnels compulsifs, un retrait affectif, des troubles du sommeil, une fatigue chronique, des troubles de l’attention et de la concentration très préjudiciables pour mener à bien une vie personnelle, sociale et professionnelle. Cependant les conduites de contrôles et d’évitement sont rarement suffisantes, particulièrement quand de nouvelles violences ou de grands changements surviennent (adolescence, rencontre amoureuse, naissance d’un enfant, entrée dans la vie professionnelle, chômage, etc.). La mémoire traumatique explose alors fréquemment, traumatisant à nouveau les victimes en entraînant un risque vital, une disjonction, une anesthésie émotionnelle et une nouvelle mémoire traumatique. Mais rapidement la disjonction spontanée ne peut plus se faire car un phénomène d’accoutumance aux drogues dures sécrétées par le cerveau se met en place. À quantité égale les drogues ne font plus effet, les victimes restent alors bloquées dans une détresse et une sensation de mort imminente intolérables.


Quand les conduites d’évitement ne suffisent plus la victime a recours à des conduites dissociantes.


Pour faire cesser cet état ou éviter à tout prix qu’il ne se reproduise, la victime cherche à obtenir coûte que coûte une disjonction pour s’anesthésier, en faisant augmenter la quantité de drogues dissociantes. Cela peut s’obtenir de deux façons : soit en leur ajoutant des drogues exogènes - alcool ou substances psycho-actives - qui sont elles aussi dissociantes, soit en augmentant leur sécrétion endogène par aggravation du stress. Pour aggraver leur stress, les victimes se mettent en danger ou exercent des violences le plus souvent contre elles-mêmes : conduites routières à risque, auto-mutilations, sports extrêmes, jeux dangereux, sexualité à risque, etc. Cependant un certain nombre d’entre elles préféreront exercer des violences contre autrui, générant une mémoire traumatique chez de nouvelles victimes. Ces conduites de mises en danger, ces conduites violentes et ces conduites addictives dont les victimes découvrent tôt ou tard l’efficacité sans en comprendre les mécanismes, je les ai nommées conduites dissociantes. Ces conduites dissociantes provoquent la disjonction et l’anesthésie émotionnelle recherchées, mais elles rechargent aussi la mémoire traumatique, la rendant toujours plus explosive et rendant les conduites dissociantes toujours plus nécessaires, créant une véritable addiction aux mises en danger et/ou à la violence.

Troubles

 

Ces mécanismes psychotraumatiques permettent de comprendre les symptômes que présentent les femmes victimes de violences. La mémoire traumatique est à l’origine d’une grande souffrance mentale, de troubles anxio-dépressifs, d’idées suicidaires, d’insomnies, de troubles cognitifs… Les conduites d’évitement, de contrôle et les conduites dissociantes sont à l’origine de nombreux troubles du comportement (retrait social, addiction, troubles du comportement alimentaire et sexuel…) et de conduites paradoxales (mises en danger, automutilation, dépendance à l’agresseur…). Les violences sont de grands pourvoyeurs d’accidents (à domicile, sur la voie publique, au travail, dans le sport), de dépressions, de tentatives de suicide, d’alcoolisme, de toxicomanie, de maladies sexuellement transmissibles. Personne ne se retrouve alcoolique, toxicomane, marginal, prostitué(e) sans raison, 80 à plus de 90 % des personnes qui vivent ces situations ont vécues des violences dans leur passé. Ces mécanismes permettent aussi de comprendre le cycle infernal des violences chez les agresseurs, la violence étant une conduite dissociante. Ces mécanismes sont malheureusement méconnus, et les médecins, qui ne sont pas formés à la psychotraumatologie ne relient pas les symptômes des victimes aux violences qu’elles ont subies. Ils ne proposent donc pas de traitement spécifique. A la place ils utilisent des traitements symptomatiques ou des traitements qui sont en fait dissociants, mais sans le savoir. Ces traitements dissociants (comme l’enfermement, la contention, les camisoles chimiques, l’isolement, les chocs électriques, voire la lobotomie qui est encore utilisée dans certains pays….) sont « efficaces » pour faire disparaître transitoirement les symptômes les plus gênants et anesthésier ponctuellement les douleurs et les détresses les plus graves. Mais comme ils produisent des disjonctions ils aggravent la mémoire traumatique des patients. La violence a la triste capacité de traiter les conséquences psychotraumatiques de façon transitoire mais très efficace et très économique pour l’agresseur, tout en les aggravant. Elle est sa propre cause et son propre antidote. Mais à quel prix !

Les agresseurs

 

Si les victimes subissent ce mécanisme de sauvegarde anesthésiant qui leur permet de survivre au prix de l’installation d’une mémoire traumatique, les agresseurs, eux, recherchent ce mécanisme pour s’anesthésier, la victime n’étant qu’un fusible pour y parvenir. Si les agresseurs cherchent à s’anesthésier, c’est qu’ils sont eux aussi aux prises avec une mémoire traumatique qui provient de leur passé. Mais, ils convoquent une victime qu’ils se choisissent pour gérer à leur place leurs troubles psychotraumatiques, cette dernière devenant une esclave emprisonnée dans un scénario qui ne la concerne initialement pas. L’agresseur se drogue au stress grâce à la violence qui devient pour lui une véritable toxicomanie. L’anesthésie émotionnelle procurée par les violences lui est utile pour éteindre des angoisses profondes provenant de son histoire et est responsable chez lui d’un véritable un état d’anesthésie émotionnelle. En fait les auteurs de violence ont expérimenté un choc émotionnel traumatisant, sa disjonction de secours et son anesthésie émotionnelle dans leur enfance lors de maltraitances ou en étant témoins de violences extrêmes dans leur famille comme des violences conjugales. Ce choc émotionnel traumatisant a pu aussi se produire à l’âge adulte lors de guerres, de conflits armés, de répressions, d’actes de terrorisme ou lors d’activités professionnelles exposées à des violences extrêmes (soldats, policiers, pompiers, humanitaires…). Et n’ayant pas été traités, ils ont développé une mémoire traumatique qu’ils vont autotraiter en s’identifiant aux agresseurs et en cherchant à s’anesthésier aux dépens de victimes qu’ils se choisissent, d’autant plus faciles à trouver que la société où ils vivent est inégalitaire. Les femmes et les filles sont alors des victimes idéales pour jouer le rôle de fusibles et leur permettre de recycler leurs troubles psychotraumatiques. Ils peuvent les considérer comme leur appartenant et donc comme instrumentalisables à merci. Cela explique que les violences faites aux femmes et aux filles sont beaucoup plus fréquentes et graves dans des sociétés très inégalitaires et après des conflits armés, des guerres civiles, des génocides.

 

Pour autant la violence reste toujours un choix, une facilité dont l’agresseur est entièrement responsable. Bien d’autres conduites d’évitement (hypervigilance et contrôle, retrait social, soumission) et anesthésiantes (conduites à risque, alcool, drogue) existent, qu’il connaît pour les avoir presque toujours expérimentées. Mais il préfère exercer des violences qui lui permettent de faire l’économie de nombreuses stratégies d’évitement et de contrôle, et de conduites dissociantes. De plus comme ces violences font socialement l’objet d’un déni et d’une loi du silence, il peut d’autant plus préférer cette stratégie dissociante plutôt que d’essayer de composer avec une souffrance mentale qui risque de l’exclure et le marginaliser. La société dans son ensemble stigmatise plus les troubles psychiatriques et les conduites addictives des victimes que les violences qui leur sont faites. Et il est bien plus valorisant d’être en position de domination plutôt que de victime. Dans une société inégalitaire, les violences sont un privilège offert à tous ceux qui adhèrent à la loi du plus fort.

Leurres

 

Si la violence est paralysante et dissociante pour la victime, elle est donc pour l’auteur un outil de domination et une drogue anesthésiante. La violence permet d’obtenir une anesthésie émotionnelle de l’agresseur (malheureusement largement valorisée dans nos sociétés) en instrumentalisant les victimes comme des fusibles. Elle devient ainsi une usine à fabriquer de nouvelles victimes et de nouvelles violences. Les rationalisations habituelles pour justifier la violence ne sont donc que des leurres :

. La violence n’est pas une fatalité, elle ne procède pas d’une pulsion agressive originelle chez l’homme (comme le dit S. Freud), ni d’une cruauté innée (comme le pense F. W. Nietzsche). L’être humain est naturellement empathique comme le prouvent toutes les études faites sur des nourrissons. Historiquement et socialement, les violences faites aux femmes et aux enfants sont presque toujours présentées comme inhérentes à la condition humaine, à la nature du désir de l’homme, antécédentes à toute histoire personnelle, ou comme justifiées au nom de l’éducation, de l’amour, de la sécurité, du rendement, de l’économie, etc. Cependant elles ne sont pas « naturelles », ni légitimes, ni logiques, ni cohérentes, que ce soit par rapport au contexte où elles se produisent, ou par rapport à la victime. Ceux qui utilisent la violence prônent le mépris et la haine des victimes considérées comme inférieures et sans valeur, alors qu’ils ne sont violents que parce qu’ils ont été eux-mêmes des victimes. Ils n’ont recours à la violence que parce qu’elle leur est utile, possible et qu’elle est une drogue pour eux.

 

. La victime n’est pas responsable de la violence exercée contre elle. Rien de sa personne ni de ses actes ne la justifie, la victime est toujours innocente d’une violence préméditée qui s’abat sur elle. De fait la victime est interchangeable, et choisie pour jouer par contrainte ou par manipulation un rôle dans un scénario qui ne la concerne pas, monté par l’agresseur.*

 

. La violence n’est pas utile pour la victime. Le « c’est pour ton bien » dénoncé par Alice Miller [2], le « c’est par amour pour toi », le « c’est pour mieux te protéger, t’éduquer, te soigner… » sont des mystifications. La violence n’est utile qu’à son auteur, pour le soulager lui et lui seul, et pour paralyser et soumettre les victimes. Le but de ce dernier est d’imposer à une personne qu’il a choisie d’être son « esclave-soignant et son médicament » pour traiter sa mémoire traumatique. Il instrumentalise sa victime et l’aliène en la privant de ses droits afin de la transformer en esclave soumise qui devra développer des conduites de contrôle et d’évitement à sa place, pour éviter l’explosion de sa mémoire traumatique à lui. Et si l’explosion a quand même lieu, c’est la victime qui devra servir de fusible pour qu’il puisse disjoncter par procuration et s’anesthésier.

 

. La violence est un privilège, elle est l’apanage d’une société inégalitaire qui distribue des rôles de dominants et de dominés, et qui attribue ensuite à chacun une valeur en fonction de la place qu’il occupe dans le système hiérarchique imposé. Les hommes auteurs de ces violences s’autorisent à transgresser une loi universelle, pour imposer une loi traditionnelle à laquelle les femmes doivent se soumettre. Ils se revendiquent comme étant d’une autre essence, et ils adhérent à une vision du monde profondément inégalitaire où la loi du plus fort pourrait, en toute injustice, régner à leur avantage.

Victimes et sans soin ?

 

Il est donc évident que laisser des victimes sans soin aux prises avec une mémoire traumatique est irresponsable et alimente la production de futures violences. Il suffit qu’une minorité de victimes deviennent des agresseurs, ils feront alors à leur tour d’autres victimes, dont quelques unes deviendront des agresseurs. Les agresseurs choisiront en priorité des proies qui ont déjà été victimes, car plus isolées et moins protégées, plus faciles à terroriser et à soumettre, plus faciles à réduire à l’état d’esclaves puisqu’elles ont déjà été formatées pour l’être. Les victimes sont donc activement recherchées par les agresseurs et enrôlées de force comme nouvelles victimes dans des scénarios qui n’ont de sens que pour eux.

 

Trop souvent, les violences ne sont pas reconnues, ni dénoncées, et leurs conséquences psychotraumatiques sont ignorées des professionnels de la santé qui n’ont pas été formés. Il en résulte que les victimes ne peuvent être prises en charge ni soignées efficacement. Pourtant des soins spécialisés permettraient d’éviter la mise en place d’une mémoire traumatique immédiatement après les violences, ou de la traiter si elle est déjà installée. Ces soins éviteraient aux victimes de graves souffrances et de nouvelles violences. Et ils permettraient aussi d’éviter que certaines victimes ne deviennent des agresseurs. Dans un univers sexiste et inégalitaire, un garçon témoin de violences conjugales ou lui-même victime de violences peut facilement s’autoriser à se positionner en dominant et à traiter sa mémoire traumatique en exerçant des violences, ce qui pourrait être évité s’il était pris en charge précocement.

 

 

Plus


. Ce texte est extrait d’un document de 24 pages rédigé dans le cadre d’une synergie avec le Diploweb.com. Le document complet est disponible dans son intégralité au format PDF sur le site memoiretraumatique.org sous le titre « Les violences envers les femmes et les filles »

 

. Un livre : Dr. Muriel Salmona, Le livre noir des violences sexuelles, éd. Dunod, 10 avril 2013.

Les violences sexuelles, familiales, conjugales sont une réalité toujours peu prise en considération par les acteurs médico-sociaux et politiques. Or les conséquences psychotraumatiques de ces violences sont énormes en terme de santé publique. Cet ouvrage entend dénoncer ce silence et cette démission pour permettre aux victimes d’être réellement et efficacement traitées. Un livre document qui éclaire, explique et interpelle !

 

Sommaire : Penser les violences sexuelles (un non sens traumatisant ; les mécanisme à l’origine des violences ; pourquoi les violences ne sont pas dénoncées ; le cycle infernal des violences). Les pathologies liées aux violences sexuelles (la mémoire traumatique ; la dissociation et l’anesthésie émotionnelle ; l’hypervigilance ; les conduites de contrôle et les conduites d’évitement ; les conduites dissociantes ; les autres conséquences psychotraumatiques). Survive à la violence (pourquoi est-on choisi comme victime ? Pourquoi commet-on des violences ? Comment gérer sa mémoire traumatique ? Comment survivent les victimes ? Prise en charge et traitements. Glossaire. Bibliographie.

 

 

 

[1] Muriel Salmona, La mémoire traumatique in L’aide-mémoire en Psychotraumatologie, Paris, Dunod, 2008 travaux consultables sur le site memoiretraumatique.org

[2] Alice Miller, C’est pour ton bien, Trad. fr., Paris, Aubier, 1984.

 

 

Source

 

* Note de Brigitte :

Tout le mensonge criminel du dogme freudien et des parents pervers est exposé ici : il s’agit en effet d’une violence préméditée, j’ai pu le vérifier en écoutant des psychopathes déjà avant le début de leurs relations « amoureuses » : ils savent, au moment où ils mettent la pression pour se marier ou vivre ensemble, qu’ils ne voudront pas de partage d’amour avec leur conjoint victime.

C’est pour cela que ces agresseurs sont d’une lâcheté abjecte, qu’ils ne s’attaquent qu’aux personnes aimantes qu’ils croient faibles, et quand ils les accusent de faiblesse ensuite, ils savent qu’ils mentent.

La victime en comprenant cela doit reprendre toute saFIERTÉ !

Et effectivement la meilleure preuve que la victime n’est pas responsable de la violence qui s’abat sur elle, c’est qu’elle est interchangeable.

« Les professionnels de la santé, lorsqu’ils pratiquent la même violence
préméditée en imputant à leurs clients la responsabilité de la violence
subie, c’est en application d’une « formation » à un dogme leur permettant
(ou les obligeant) de ne pas se soigner eux-mêmes de la violence subie. Voir
Freud et d’autres.)

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Published by Hélios - dans Evolution personnelle
6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 09:00

(...)

 

"Une lumière entourait l'être rayonnant pendant qu'elle présentait ma revue de vie, continuant de communiquer avec moi par télépathie. En voyant les scènes de ma vie, c'était comme si j'absorbais plusieurs livres à la fois avec une parfaite lucidité.
 
"Ma revue s'acheva finalement, et je fus séparée de l'être angélique et revins dans le tunnel. Il me semblait cette fois que je le traversais en tombant, émergeant enfin dans un autre espace, dans une autre dimension. C'était un monde bien plus beau que ce que j'aurais pu imaginer, un endroit d'une impressionnante sérénité. La paix et le calme que je ressentais surpassaient toutes les notions antérieures que j'avais concernant le paradis et je savais, au plus profond de mon âme, que Dieu était ici.
 
3. Son vrai Soi

"Dans cet endroit exaltant, j'ai reconnu qu'il y avait deux aspects de 'moi'. Mon âme était ma conscience, tout ce qui avait fait ce que j'étais et ce que j'étais devenue. Mon esprit, d'un autre côté, était la partie de moi qui était maintenant transparente et lumineuse, nimbée de blanc.

 

"En regardant autour de moi, j'ai d'abord pensé que tout baignait dans une faible lumière. Puis j'ai clairement vu un lit à baldaquin siégeant au centre d'un panorama infini déroulé devant moi. Le lit brillait vraiment au cœur d'une radiance paradisiaque qui m'enveloppait aussi.
 
"À mon étonnement, j'ai vu un double de moi-même allongé sur le lit. 'Comment peut-il y avoir deux moi ? Ou trois moi ?' Mais j'ai été instantanément rassurée par les vibrations d'amour qui m'entouraient. Elles me rappelaient le sentiment de sécurité venant d'un ami cher et digne de confiance qui disait, 'Ne t'inquiète pas, tout va bien'.
 
"Il y avait deux choses dont j'étais certaine : la première, c'est que j'étais Dianne, et la seconde, que mon corps physique était mort. Je savais aussi que le double de Dianne sur le lit était une autre moi, mais je ne savais pas ce qu'elle représentait. Je commençais maintenant à ressentir que j'étais dans trois endroits à la fois !
 
"Une partie de moi était la Dianne transparente sur le lit. Une deuxième était mon corps physique à la maison, le corps qui n'était plus en vie. La troisième partie de moi était mon esprit, maintenant hors de son corps. Cette partie-là restait consciente de toutes mes expériences, aussi bien ici que sur Terre.
 
"Je savais sans aucun doute que je souhaitais rester dans cet endroit magnifique, où je me sentais si aimée, si acceptée. 'Comment se sent-on accepté dans un lieu ? Laissez-moi l'exprimer de cette manière : en marchant vers le lit, je pouvais réellement 'sentir' le paradis autour de moi. Les sentiments de ravissement et de paix dépassaient mes plus folles espérances et je voulais rester ici pour toujours.
 
"Vous souvenez-vous comment c'était autrefois de se trouver dans les bras aimants de votre mère qui vous berçait ? Mettez ceci à la puissance 100 et vous serez encore à des années-lumières du sentiment de paix et de confort qui m'entourait. Je ressentais l'amour de toutes les mères de l'univers qui se déversait en moi en ce moment et pour toute l'éternité.
 
"Bien que le lit devant moi n'était pas mon lit, les draps ressemblaient curieusement aux miens. Je pouvais à peine le croire quand je réalisais qu'ils respiraient réellement, remplis de vie ! Le lit à baldaquin était aussi vivant, fait non pas de matière physique dense comme on l'aurait fabriqué sur Terre.
 
"Comme je me rapprochais du lit, il se mit à rayonner tant d'amour envers moi que je sus qu'aucun peintre ou artisan terrestre n'aurait pu le fabriquer – ni Léonard de Vinci, ni Rembrandt, ni Michel-Ange, ni Monet. Ce lit avait été conçu par Dieu.
 
"La Lumière me souhaitait maintenant la bienvenue, m'invitant à m'allonger sur cette création céleste. Le 'moi' transparent était parti et en m'allongeant, j'ai senti de la dentelle me caresser avec douceur, paisiblement et amoureusement. J'en avais les larmes aux yeux de joie.
 
"J'ai su à cet instant-là que rien ne meurt jamais. Rien ne meurt jamais !
 
"Je savais également que je ne mourrais jamais. Si je restais dans ce lieu, je savais que je serais vivante, mais d'une manière différente d'avant mon électrocution. Je serais toujours Dianne, et j'aurais toujours ma mémoire, mais je ressentirais aussi éternellement cet incroyable amour. Comme j'avais envie de rester !
 
"J'ai senti ensuite que je devais regarder sur ma droite, à travers la dentelle. Je pouvais y voir un point de Lumière qui venait d'un autre espace, d'une autre dimension, d'un infini plus loin. J'ai compris qu'il fallait que je regarde plus clairement, j'ai donc soulevé la dentelle avec la main droite. Je sentais que je n'avais pas d'autre choix que de regarder.
 
4. Une avec la Lumière

"Le point de Lumière devint un faisceau blanc brillant, un milliard de fois plus lumineux que le plus lumineux soleil imaginable et il commença à se déplacer vers moi. Il apparaissait au début comme des bandes de lumière à multiples facettes étirées et poussées ensemble. Je savais que cette Lumière était la présence de Dieu.

 

"J'étais frappée d'admiration, bouleversée par la Lumière, l'amour, l'amour de Dieu pour moi ! Je savais que je pouvais aller dans cette Lumière qui appartenait à une force incommensurable. Et, bien que la Lumière soit plus brillante qu'un millier de soleils, elle ne me blessait pas les yeux.
 
"J'allais devoir choisir entre rester dans la Lumière et retourner sur Terre. Je savais d'une certaine manière que si j'allais dans l'espace suivant, dans la Lumière, je ne pourrais jamais retourner dans mon corps.
 
"J'étais partagée entre deux désirs : vouloir aller dans la Lumière, et vouloir toucher quelque chose de tangible et garder un contact avec tout ce qui était matériel. Les deux désirs s'amplifièrent. La Lumière devint plus intense, plus rayonnante, plus bienveillante. En soulevant la dentelle pour tendre le bras vers la brillance, toucher la Lumière, elle se précipita sous la dentelle et toucha le majeur tendu de ma main droite.
 
"Dès que la Lumière me toucha, je fus transformée. La Lumière et mon esprit fusionnèrent – j'étais entrée dans la Lumière de Dieu et tout sentiment de mon corps spirituel s'était enfui. Ma conscience, pleinement éveillée, était maintenant totalement reliée à Dieu.
 
"Au sein de la Lumière, je savais que tout le monde et toutes choses y sont connectées. Dieu est en chacun, toujours et à jamais. Au cœur de la Lumière il y avait la guérison de toutes les maladies ; la connaissance de chaque planète, chaque galaxie, chaque univers. En vérité, la Lumière était Sagesse et Amour au-delà de toute compréhension.
 
"Être une avec la Lumière était comme connaître soudain chaque grain de sable de chaque planète, de toutes les galaxies, de tous les univers et en même temps savoir pourquoi Dieu avait placé chaque grain de sable à sa place particulière. La Lumière détenait en elle la connaissance de chaque livre dans chaque langue, depuis le commencement de la création jusqu'à la fin des temps. La Lumière savait pourquoi chaque auteur avait mis tel mot exactement où il était. La Lumière convoyait le message que chaque grain de sable, chaque plante, pierre, animal et être humain a un but et que rien ne meurt jamais parce qu'après la mort, il y a une nouvelle vie de l'Autre Côté.
 
"Cette Lumière et mon esprit se fondirent dans ce qui ressemblait à une éternité, mais je commençais finalement à ressentir avec une grande urgence que le temps était venu de choisir si je restais ici ou si je retournais dans ma vie physique. Comment pouvais-je le décider ?"
 
5. Son Ange Gardien

"Soudain mon corps spirituel était de retour dans le tunnel. En en sortant de nouveau, l'être angélique m'attendait. Je remarquais maintenant que ses cheveux étaient bruns et qu'ils s'arrêtaient juste sous ses épaules célestes. Chacun de ses traits était maintenant plus clairement visible alors que je prêtais plus attention à eux. Respirer ne semblait pas nécessaire ni pour elle ni pour moi, nous étions pourtant toutes les deux pleines de vie. Elle me regarda et me demanda télépathiquement, 'Que veux-tu, Dianne ?'

 

"J'ai répondu, 'Je veux aller dans la Lumière, et je veux toucher les choses'.
 
"Elle me posa des milliers de questions en même temps et j'y répondis, communiquant directement de mon esprit vers le sien.
 
"Sa voix angélique demanda, 'As-tu jamais ressenti un tel amour ?' "Je répondis, 'Non'. 'As-tu jamais ressenti une telle joie ?' 'Non'. 'As-tu jamais ressenti autant de paix ?' 'Non'. 'As-tu jamais ressenti un tel ravissement ?' 'Non'. 'As-tu déjà vécu une telle béatitude ?' 'Non'. 'As-tu déjà ressenti autant de gentillesse ?' 'Non'.
 
"Des milliers de questions, l'une à l'intérieur de l'autre, l'une au-dessus de l'autre, toutes les questions à la fois, toutes pourtant séparées.
 
"Je voulais désespérément aller de nouveau dans la Lumière. Puis l'être rayonnant demanda, 'En es-tu sûre, Dianne ?'
 
"Oui", ai-je répondu. "Bien sûr que j'en étais sûre !"
 
"Je fus soudainement projetée dans le tunnel et quand je regardais sous moi, je fus atterrée d'y voir mon corps physique. Il semblait mort et sans vie, mais cette fois la question de le sauver ou non ne m'intéressait pas.
 
"Ce qui m'importait, c'était la Lumière. Je voulais la Lumière. Je fus encore une fois projetée en avant à travers le tunnel. L'être angélique était toujours là, attendant que je prenne vraiment une décision pour ma vie, que je décide de ma mort, que je décide de mon avenir.
 
"Cette fois elle était encore plus rayonnante, plus aimante. Je n'avais jamais imaginé vivre une telle sensation de béatitude et je ressentais un amour sans limites pour elle. Elle demanda, 'Es-tu jamais allée dans un monde sans souffrance ?'
 
"J'ai répondu, 'Non'.
 
"Elle demanda, 'Es-tu jamais allée dans un monde sans guerre ?'
 
"J'ai répondu 'Non'.
 
"Es-tu déjà allée dans un monde sans colère, sans rage, sans chagrin, sans tristesse, sans envie, sans pauvreté, sans jalousie, sans inquiétude, sans larmes ?"
 
"De nouveau, des milliers de questions, toute en même temps. Je répondais à toutes de la même manière – un 'NON' insistant. Je savais qu'aucun autre endroit dans l'univers ne pourrait dégager autant de bonté, d'amour, de paix que cet espace céleste.

 "Pour une certaine raison, cependant, l'être angélique m'envoya de nouveau dans le tunnel faire des aller-retours dans d'autres tunnels. Je me demandais pourquoi. Je voulais juste 'toucher', mais je voulais la Lumière – les deux désirs tiraillaient mon esprit.

 

6. Le retour de Dianne
 
"Je me retrouvais finalement chez moi, regardant de nouveau mon corps physique en dessous. Je réalisais cette fois que mon corps physique avait la possibilité de revivre. J'avais commencé à me désintéresser de plus en plus d'un éventuel retour dans mon corps, mais à cet instant, regardant mon corps en dessous, mon attitude subit un changement. Je pensais, 'Comme c'est triste ; elle a fait si peu de choses'. Je comprenais que 'Dianne' n'avait pas touché autant de gens qu'elle aurait pu le faire étant en vie. Et je réalisais combien la vie pouvait gagner de richesse en touchant d'autres vies plus en profondeur et de manière plus significative.
 
"Quand j'étais en vie en tant que Dianne, j'avais toujours été consciente que ma vie était emplie de plaisirs certains : une belle maison, un bon travail, une belle voiture, des amis chaleureux, une famille merveilleuse, un vrai ami très cher et une carrière musicale que j'aimais. 'Mais plus rien de tout cela ne m'importe' pensais-je, faisant une nouvelle fois marche arrière. Seule la Lumière m'importait – et Dieu.
 
"De manière surprenante, je commençais à ressentir avec insistance un tiraillement à environ 10 centimètres au-dessus de mon nombril. J'ai tenté d'y résister, car je sentais qu'un nouveau processus démarrait, qui m'enlèverait de cet endroit, de Dieu. Je ne voulais pas quitter de telles sensations d'allégresse. Oui, je voulais toucher les choses, mais je désirais encore plus la Lumière.
 
"Soudain, je fus précipitée de nouveau dans le tunnel. Quand j'en sortis, j'étais en haut près du plafond de ma maison, regardant mon corps physique en dessous de moi. Puis sans avertissement, je fus projetée vivement dans mon corps, y entrant par l'arrière de mon cou, les jambes et les bras spirituels ramenés, comme un plongeur en piqué.
 
"Comme je réintégrais mon corps, je savais que le Dieu en moi ne pourrait jamais mourir et je savais que je ne pourrais jamais mourir. Je me vis en fait pendant un moment à moitié dans mon corps et à moitié en dehors. Puis, avec un soubresaut, je replongeais complètement dans mon corps.
 
"Oh, mon Dieu", pensais-je, "Comment ai-je pu choisir de revenir ? Je veux être de nouveau dans la Lumière." Les larmes coulaient sur mes joues, j'étais désolée du choix qui avait été fait. 'Était-ce réellement mon choix ?' Je ne pouvais croire que j'avais décidé de revenir.

 

"Je pense aujourd'hui que la raison qui m'a renvoyée était d'aider les gens à se sentir plus à l'aise avec la mort – et d'apprendre que la mort n'est pas une fin, mais un nouveau commencement."

 

"Si je vivais encore un milliard d'années dans mon corps, aucune autre expérience sur Terre ne pourrait être aussi merveilleuse que celle d'être morte. Aucune". -- Dr Dianne Morrissey

 

 

SOURCE de l'article

 

Traduit par Hélios

 

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Published by Hélios - dans Evolution personnelle
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:00

Après les vidéos de l'interview de Michael Newton (dont j'ai acheté les deux premiers livres, tout à fait passionnants et originaux, je vous les conseille) ICI, voici dans la même lignée deux récits sur un vécu détaillé de NDE. Le premier ci-dessous (en 2 parties) est assez enchanteur, le deuxième le sera moins (il est en cours de traduction).

Merci à Brigitte pour ces liens.

 



 

 

 

L'expérience aux frontières de la mort du Dr Dianne Morrissey

 

 

dianne_morressey.jpg

 

 

Par Kevin Williams

 

À l'âge de 28 ans, le Dr Dianne Morrissey (1949-2009) s'est électrocutée avec son aquarium, suite au défaut électrique de la pompeet elle a vécu une NDE très intense. Cette expérience transforma radicalement sa vie. Elle est devenue ensuite hypnothérapeute et elle a appris à 25.000 personnes à voir et ressentir la présence divine pendant leurs rêves. Son excellent livre, Vous pouvez voir la Lumière : Comment avoir un aperçu de l'éternité et revenir en toute sécurité, vous permettra de vous y exercer individuellement. Ses techniques concrètes vous feront vivre non seulement une expérience mystique transformatrice mais pourront en fait guérir votre corps. Ce qui suit est un extrait de son livre. Son précédent livre sur des expériences hors du corps se nomme Tout le monde peut voir la Lumière.

 

 

1. Hors de son corps

 

"Quand mon corps s'est affaissé sous le choc, j'ai étrangement su que la mort planait au-dessus de moi. J'ai commencé à pleurer la perte de tout ce que j'avais connu : la Terre, ma maison, mes amis – tout ce que je connaissais, tout ce que j'aimais. Tout ce que je pensais vrai et durable m'échappait. Je faisais face à la mort, j'étais face à l'inconnu.

 

"Mon corps a été rejeté en arrière et sur le côté par l'intensité du courant électrique. Il s'est écrasé sur le sol, projeté avec une telle force que ma tête est passée à travers la cloison, à quelques centimètres au-dessus du sol. Je n'ai jamais ressenti les blessures, parce que je n'étais plus dans mon corps. Je regardais en fait mon électrocution d'en haut !

 

"Comment pouvais-je être hors de mon corps et toujours vivante ?", je me suis demandée, complètement sidérée.

 

"J'ai soudain pris conscience que j'étais au coeur d'une immense obscurité apparemment infinie. Je ne savais pas où cette obscurité se reliait à la Terre, mais pour une raison quelconque, je n'avais pas peur. Ma période d'inconscience fut brève, car je me suis retrouvée dans ma maison, mais sous une nouvelle forme. J'étais transparente, tout en ayant mon apparence normale.

 

"Quelle joie maintenant ! Hors de mon corps, je n'avais pas de problèmes, pas de soucis. Jamais je n'avais ressenti cela quand j'étais 'en vie'. Mon corps spirituel tout entier était transparent et j'étais à l'intérieur d'une lumière blanche éclatante qui s'étendait autour de moi jusqu'à environ 90 centimètres.

 

"C'est à ce moment-là que j'ai pris conscience de ne pas être mon corps physique ! De le réaliser m'a comblé d'un sentiment si merveilleux de liberté ! Mon corps spirituel resplendissait d'une lumière blanche qui illuminait toute la pièce.

"Je suis montée ensuite près du plafond. Tout semblait identique – les meubles, les murs – mais j'étais consciente que la scène avait acquis une nouvelle dimension – la transparence. Je pouvais tout voir plus clairement que jamais auparavant et comme toute bonne scientifique, je me suis retrouvée à examiner la vie comme sous un microscope, à découvrir de minuscules particules de matière normalement invisibles.

"Je me suis rendue compte de l'absence de sensations physiques, tout en ressentant un intense état de conscience que je n'avais jamais vécu quand j'étais vivante. Je savais que j'étais différente de la 'Dianne' que j'avais été, mais je savais aussi que j'étais 'moi'. C'était comme de regarder son reflet dans un miroir ; on sait qu'on n'est pas le reflet, mais cela semble être soi.
 
"Je voyais maintenant que tout était enveloppé d'une brume. Malgré l'absence de gravité, je pouvais facilement contrôler ma direction et quand je me suis déplacée dans mon salon, j'ai remarqué que je venais de traverser ma table de salon en verre. 'Attends ! Comment ai-je fait ça ?' Étonnant.
 
"Tuffy (le chien de Dianne) est soudain entré dans la pièce et a commencé à me mordiller et à me donner des coups de patte pour me réveiller. Je savais que ses tentatives acharnées pour réveiller mon corps ne fonctionneraient pas, j'étais pourtant fière de ses essais et espérais même que ses efforts marcheraient. Je me suis demandée où se trouvait Penny, sa copine, et me suis trouvée soudain près d'elle dans le jardin. J'ai ouvert la bouche pour lui parler et j'ai senti ma langue remuer, mais aucun son n'est sorti. Je pouvais entendre distinctement ma voix et j'ai ensuite réalisé qu'elle venait de mon esprit. J'ai essayé plusieurs fois d'attirer l'attention de Penny en criant, 'Penny, est-ce que tu me vois ? Penny, est-ce que tu m'entends ?' Ce n'était apparemment pas le cas, parce qu'elle ne répondit pas.
 
"J'ai marché ensuite dans le jardin. En regardant à travers les murs de la maison vers le trottoir, j'ai remarqué un homme qui descendait la rue. Je me suis impatiemment envolé vers lui, directement à travers les murs, et ai tenté d'attirer son attention. Le regardant droit dans les yeux, j'ai dit avec force, 'Pouvez-vous m'aider ? J'ai besoin d'aide'. Puis j'ai essayé de secouer ses épaules, mais il ne me remarquait toujours pas. Frustrée, j'ai voulu toucher son épaule pour qu'il me regarde et ma main est passée à travers son omoplate droite et son dos. J'en ai sursauté.
 
"Que vais-je faire ? me suis-je demandée, chamboulée par le fait que l'homme ne pouvait ni me voir ni m'entendre. Instantanément, j'étais de retour dans le jardin. Penny auprès de moi. Je remarquais que dès que je ressentais une quelconque appréhension, j'étais instantanément déplacée vers un endroit plus réconfortant.
 
"En rentrant dans la maison, je me suis arrêtée en plein milieu du mur de séparation des pièces. J'ai senti que j'assistais à quelque chose de fantastique et en abaissant le regard, j'ai vu un long cordon argenté qui sortait de mon corps spirituel, sortant directement du tissu de mon vêtement. Le cordon se prolongeait vers le bas et devant moi et en me retournant, je l'ai vu autour de moi, comme un cordon ombilical. Je l'ai suivi à travers les murs de l'entrée et dans la maison, où je l'ai vu attaché à l'arrière de la tête de mon corps physique. Le cordon faisait à peu près 3 cm de large et étincelait comme les paillettes d'un arbre de Noël !
 
"Juste après avoir vu que le cordon d'argent était rattaché à mon corps physique, mon corps spirituel fut poussé dans un sombre tunnel. Je l'ai parcouru à grande vitesse, voyageant plus vite que ce que j'aurai pu imaginer. Bien que le tunnel soit rempli d'une obscurité inquiétante, je me sentais en paix et sans peur."

2. Sa revue de vie

"En arrivant au bout de l'obscurité, je franchis une nouvelle dimension. Je pouvais capter ici la présence d'un esprit aimant, envoyé – je le savais – par Dieu pour m'accueillir. Je me retrouvais ensuite sur le lieu de mon corps physique. J'ai fait des aller-retours à travers le tunnel, plusieurs fois de suite, me déplaçant entre l'Autre Côté et mon corps physique électrocuté.

"À chaque fois que j'émergeais du tunnel, j'étais face à un être angélique rayonnant qui souriait. L'être n'avait pas d'ailes et je sentais qu'il était féminin. Elle était tout ce qu'en rêve j'avais imaginé être un ange. Comme elle avançait vers moi, je marchais à sa rencontre. Son amour m'entourait et mon esprit se remplit d'une joie presque insupportable. L'amour que m'envoyait cet être angélique me faisait sentir qu'elle s'occupait plus de moi que quiconque ne l'avait fait ou ne pourrait le faire. Son amour emplissait chaque particule de mon être, chaque pensée et chaque émotion. Je me sentais totalement réconfortée et rassurée.
 
"Elle 'parla' en envoyant les mots directement dans mon esprit. 'Comment puis-je entendre ses pensées avant qu'elle ne les prononce ?' Pourtant, en même temps que j'entendais ses questions, j'y répondais ! Cet être merveilleux semblait connaître instantanément toutes mes pensées, juste comme moi immédiatement les siennes. Bien que me tenant directement devant elle, je pouvais la voir sous tous les angles : devant, derrière, en haut, en bas et des deux côtés – comme une peinture cubiste de Picasso.
 
"Elle se rapprocha et resta près de moi ; nous fûmes ensuite toutes deux soulevées en l'air d'environ 25 centimètres, comme si nous étions sur une plate-forme qui s'élevait. Étendant son bras devant elle, elle indiqua que je devais regarder sur ma gauche. Ce que je fis, mon cœur et mon âme totalement confiants, car je savais que Dieu l'avait envoyée pour m'aider à décider de ce que je devais faire de ma vie.
 
"En tournant mon regard vers la gauche, la scène se changea en une revue de vie, une représentation vivante en couleur et en trois dimensions de ma vie toute entière. Chaque détail de chaque seconde, chaque sentiment, chaque pensée durant ma vie sur Terre se déroulait devant moi dans un parfait ordre chronologique, de ma naissance à mon électrocution.
 
"En même temps, à mon grand étonnement, j'étais en train de revivre la totalité de mes vingt-huit années en simultanéité ! Les meilleures expériences m'apportaient des sentiments de profonde joie, comme si Dieu me parlait par le biais de l'être angélique, en partageant les plus forts moments de ma vie. C'était comme si tous les esprits du paradis me regardaient, m'applaudissaient et me faisaient savoir que Dieu approuvait mes actes attentionnés et désintéressés. Ce fut alors que je me posais la question, 'Suis-je morte ? Suis-je réellement morte ?'
 
"La revue de vie se poursuivant, il me fut montré deux actes spéciaux que j'avais accomplis. Comme ces scènes se déroulaient devant moi, toutes les émotions vécues sur le moment revenaient avec force. J'avais aussi l'impression que Dieu et l'être angélique m'honoraient pour avoir accompli ces actions.
 
"Je n'oublierai jamais l'amour qui m'entoura ou la joie qui me parcourut à ce moment-là. Pouvez-vous imaginer être câliné par Dieu et votre ange ? C'est une expérience qui défie toute description !
 
"Le premier fait auquel j'ai réassisté se passait le jour où j'avais arrêté ma voiture pour aider une femme à sortir de la sienne en panne, la dégageant d'un gros trafic et en la déplaçant vers une entrée de supermarché. La conductrice se démenait pour pousser sa voiture toute seule et je n'ai pu faire autrement que de lui donner un coup de main. Après l'avoir aidée à mettre son véhicule en sécurité, je me suis précipitée vers ma voiture, effrayée à l'idée de recevoir une amende pour m'être garée en double-file. Dans ma hâte, je ne lui avais laissé aucune chance de me remercier. Tout en revoyant cette scène, j'ai ressenti une indescriptible sensation d'amour, qui semblait provenir d'êtres angéliques loin au-dessus de moi.

"Mon ange me montra ensuite une deuxième vision, une scène que j'avais oubliée. Je me vis à 17 ans, pendant que je travaillais après l'école dans un hôpital pour convalescents. J'avais pris en amitié une vieille femme édentée qui ne pouvait plus parler clairement et qui ne recevait jamais de visites. Elle aimait sucer une certaine marque de biscuits avant d'aller se coucher, mais personne ne voulait la servir parce que lorsqu'elle avait fini, elle mettait de la salive sur le bras de la personne qui l'aidait à manger. Alors que les autres l'évitaient, je lui faisais manger volontiers les gâteaux qu'elle adorait, voyant combien cela la rendait heureuse.
 
"Quand cette scène fut rejouée devant moi, il me semblait que tous les esprits aimants du royaume divin me remerciaient à l'unisson. J'étais étonnée qu'un tel acte pouvait avoir signifié autant pour Dieu – et pour moi. Je me sentais émue et très honorée.
 
"Une lumière entourait l'être rayonnant pendant qu'elle présentait ma revue de vie, continuant de communiquer avec moi par télépathie. En voyant les scènes de ma vie, c'était comme si j'absorbais plusieurs livres à la fois avec une parfaite lucidité.
 
"Ma revue s'acheva finalement, et je fus séparée de l'être angélique et revins dans le tunnel. Il me semblait cette fois que je le traversais en tombant, émergeant enfin dans un autre espace, dans une autre dimension. C'était un monde bien plus beau que ce que j'aurais pu imaginer, un endroit d'une impressionnante sérénité. La paix et le calme que je ressentais surpassaient toutes les notions antérieures que j'avais concernant le paradis et je savais, au plus profond de mon âme, que Dieu était ici.

SOURCE

Traduit par Hélios

À suivre.

 


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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 09:00

Quelques réflexions sur la condition des êtres humains...

Tout est falsifié – même la mort

 

Publié par Alen, 1er mars 2014

 

Parfois j'aimerais être dans la peau d'un enfant de 5 ans. J'ai toujours une mémoire précise de cette période, dans laquelle tout ce qui arrive reste plus ou moins un phénomène – rien qui n'a vraiment d'importance.


Quand je la reconsidère aujourd'hui, je me rends compte combien il est libérateur d'être sans opinions ou concepts – d'être juste là, comme témoin, et suivre tout mouvement, toute action sans y attacher une quelconque signification.

 

Bonne humeur ou mauvaise humeur

 

Je vois toujours les gens dans ma tête débattre violemment et bruyamment de sujets dont je ne connaissais rien. Je me souviens pourtant de rires, de colère, parce que ce sont des émotions et pour comprendre les émotions, pas besoin d'avoir de l'expérience.


Une chose cependant était pour moi un miracle – la rapidité avec laquelle les gens étaient emportés par leurs émotions pour une simple remarque ou un simple geste. J'espérais toujours que les choses n'allaient pas s'envenimer sinon tout le monde allait se disputer et mon père déciderait que nous devions partir immédiatement.


Mon calcul était facile, tant que les adultes étaient de bonne humeur, je savais que je pourrais jouer avec les autres enfants, mais quand les choses devenaient tendues – le jeu était terminé.

 

Jouer leur jeu

 

J'ai écrit ceci comme introduction à une prise de conscience qui a surgi quand je rentrais à la maison. Quand nous sommes enfants, nous désirons grandir aussi vite que possible pour pouvoir prendre part à ces conversations, être pris au sérieux comme un adulte.


En fait, nous souhaitons avoir la connaissance comme eux et avoir une opinion personnelle à défendre. En attendant nous ne sommes pas autorisés à avoir une opinion, donc nous attendons – impatiemment – le jour où nous pourrons enfin intervenir dans ce jeu qui nous est interdit.


Il ne me venait pas à l'idée, bien sûr, que tout ce jeu n'était pas en fait un jeu, mais une exhibition de personnalités perturbées dont le seul but était "d'avoir raison". Ils ne se souciaient jamais de ce qui était dit, mais attendaient la plus infime possibilité de lancer leurs points de vue étriqués.


On entendait parfois un rire, mais la plupart du temps c'était de la colère tournant à la frustration, en raison de l'incapacité à convertir les autres à leur petite vérité personnelle. Pour la plupart des gens c'était inacceptable, car ils avaient exactement le même but en tête – les mêmes mots sortant de différentes bouches.


Intégrité

 

Encore aujourd'hui c'est la même chose ; les gens se rassemblent pour échanger leur opinion dans ces événements nommés "conversations". Comme des adultes – ainsi qu'ils le disent. Selon moi, c'est leurs vêtements et leur taille qui les différencient le plus de leurs contreparties qui jouent dans le bac à sable – leurs enfants.


Je dois dire malgré tout que les enfants sont en comparaison des êtres raisonnables et pragmatiques. Ils expriment leurs pensées et leur sourire (qu'ils sont incapables de feindre) ne traduit aucune idée derrière leur tête.


Quand quelqu'un dit : "C'est toujours un gosse" – qu'est-ce que cela veut dire en réalité ?


Ce n'est pas un enfant au sens littéral, il n'agit pas non plus de manière infantile – n'est-ce pas ? Non, il semble toujours lui-même, il agit naturellement, sans compromission et pourtant sans naïveté. Voilà ce que nous entendons par là. Une approche nette ; le cœur ouvert, l'esprit ouvert. Parfois indulgent, mais pas faible. Un regard franc, un bon sourire – rien de plus.


C'est cependant très rare, bien sûr. La personne standard bascule dans le cauchemar – sans transition – sans s'en apercevoir – jusqu'à sa mort dans la majorité des cas.


Elle n'a aucune idée de qui elle est, ce qu'elle fait ici et où elle se dirige. Alors elle sourit – sourire artificiel – mais elle sourit. On ne peut la condamner – c'est partout pareil. Elle n'a rien de spécial, c'est l'individu moyen.

 

Pas de ce monde mais né dans ce monde

 

N'est-ce pas à quoi ça ressemble ? Vous faites tout ces trucs avec tous ces gens ; vous faites ce qu'on vous dit, mais d'une certaine manière vous ne le faites pas pour vous-même, mais pour les autres. D'abord vos parents, ensuite tous ceux qui défilent pour vous dire quoi faire.


Il y a un moment entre deux où le sourire naturel est retenu ; il dérive en une grimace qui alourdit le visage. Même chose pour le rire.


Qu'est-ce qui vous fait dire que vous êtes adulte ? Votre âge ? Vos diplômes ? Votre moustache ? Votre ex-femme ?


Je n'ai jamais compris ce concept. Pour les gens, c'est une chose purement matérielle. Ils regardent dans le miroir et voient qu'ils ne sont plus des enfants – mais des adultes avec des hémorroïdes. Le chemin a été long mais rapide pour obtenir ce visage dans le miroir. Tous ces petits indices nous disent que nous sommes adultes.


L'élément qui m'intéressait était : où se glisse la magie dans cette histoire ? La magie ressentie en tant qu'enfant : les druides, les contes de fée, les merveilles de ce monde ? Où sont-ils ?


Le plus grand handicap en grandissant est que personne ne vous dit rien d'important. La magie s'est envolée – tout est faux et seulement "dans la tête". On se le répète tellement de fois qu'on commence à le croire. Tout devient gris, car tout est "relatif" et "incertain".

 

Être un grand garçon

 

La plus grande tromperie de l'âge adulte est probablement l'idée que nous sommes un être complet à qui il manque seulement de la chance et de l'expérience. Ce sentiment de complétude est un concept, parce que personne ne nous a dit ce que nous sommes supposés faire, sauf de collectionner tout ce fourbi que nous achetons et toutes ces connaissances que nous acquérons en un gros tas avec notre nom posé dessus. Ce tas – c'est nous.

 

Le seul point faible est que nous devons mourir ; et nous ressentons cela comme une injustice. Pas tant l'aspect physique ; c'est plus le fait que cette personne est partie, que nous avons construit avec soin pendant des années. Cela n'a aucun sens.


Il est bon de savoir que nous sommes des primates évolués qui avons fait un long chemin, qui avons une histoire et des ancêtres et des enfants (ou pas) et que tout n'est pas perdu – après tout – parce que "nous" continuerons à vivre à travers nos descendants. Quel soulagement. Maintenant nous pouvons mourir en paix. Rien n'a été vain – tout ira bien.

 

Le dernier voyage

 

C'est ce que savent la plupart des gens, qu'on est juste ici par coïncidence (ça aurait pu être quelqu'un d'autre, mais on a eu de la chance) et que cette coïncidence a une chute dont nous n'aimons pas parler, parce qu'elle ne cadre pas dans le paysage.


Et comment gérons-nous les choses qui ne cadrent pas avec le paysage ? Nous les ignorons avec le mépris ou par la peur. Cela dépend du jour et des circonstances.


Ensuite pourquoi vivons-nous de manière aussi destructrice, quand nous savons que de toutes façons nous allons mourir ? Le faisons-nous pour nos enfants ? Pour de meilleurs lendemains ?


De nouveau, il est complètement illogique de nous détruire et de détruire cette planète pour nos enfants. Je pense qu'une partie de ce truc devrait sembler embrouillé – parce qu'il l'est. Les gens sont embrouillés – complètement – ils n'ont aucune idée d'où ils viennent, ils n'ont aucune idée de ce qu'ils font ici et ils n'ont aucune idée de la direction à prendre – mais ils sont très sérieux concernant leur vie.


Un enseignant spirituel a dit un jour que presque tout le monde vivent leur vie dans une peur totale et même sur leur lit de mort – ils meurent dans la peur, parce qu'ils n'ont pas la plus petite idée de qui ils sont.


Tellement reconnaissent qu'ils fuient ce fait et qu'ils ne sont pas préparés à ce dernier voyage, parce qu'il ne se trouve pas dans le scénario – alors qu'en est-il maintenant ? Le médecin vous examine (parce que de nos jours on meurt à l'hôpital) et il n'a rien d'autre à dire que des paroles de réconfort, que "tout va bien se passer" – comment diable le sait-il ?


Tout est faux – même la mort. On vous ment dès le premier jour, mais pas exprès ; on croit à ce truc, mais il les surprend aussi – inopportunément.


Vous ne savez jamais

 

C'est si drôle ; on nous enseigne tout ce bazar, mais personne ne nous dit comment vivre. C'est comme un secret bien gardé dont vous ne savez rien. Et vous occupez donc votre esprit avec un travail insensé pour ne pas réfléchir à l'inconcevable.


 

Vous engagez toute sorte de conversations si Dieu existe ou non, ou peut-être sur une autre sorte d'intelligence supérieure qui vous sauvera finalement la couenne. Mais la satisfaction n'est pas vraiment là. Elle agit – sur le moment – comme un tranquillisant, mais dès que vous êtes seul vous savez que toutes vos convictions semblent faibles et vides. C'est injuste.


Même si on sait que toute matière dans sa forme la plus basique est de l'énergie, cela ne change pas grand-chose parce que : et si c'était faux ? Vous savez comment sont les scientifiques ; un jour ils prétendent telle chose et l'autre...hum, je pense, tout n'est que relatif.

 

Vivre en pilotage automatique

 

Je pense que l'âge adulte n'est qu'une réalité consensuelle ; activée si certains paramètres sont réunis. Les joueurs eux-mêmes n'ont pas d'indices sur le sujet – mais ce qu'ils savent bien est – qu'ils doivent y arriver parce que cela leur apportera le pouvoir qu'ils n'ont pas en tant qu'enfants.

Le pouvoir et l'influence sur leurs propre vie et celle des autres. Ils veulent posséder leur propre voiture, leur propre appartement, leur propre téléphone ; pourtant leur monde intérieur n'en est pas beaucoup changé.


Et c'est le gros problème – cette vie toute entière est une situation de copier-coller. Nous l'avons vue quand nous étions enfants et tout ce que nous faisons est de reproduire le truc dans notre vie. Les expériences vont et viennent mais nous ne savons pas comment les gérer parce que personne ne nous a enseigné quoi faire. Ce n'est que le cours sans fin des choses qui nous arrivent et nos bonnes vieilles réactions aux bonnes vieilles situations.


C'est automatique, du pilotage automatique, tout ce que nous pouvons faire est d'observer les choses qui arrivent toute seules. Et c'est ce qui nous frustre ; c'est comme si nous ne pouvions rien y faire – et c'est vrai, parce que nous savons tous comment faire impression sur ce monde dans lequel nous sommes, mais nous sommes incapables de nous gérer. Nous ne nous comprenons pas, c'est trop compliqué.


Être soi-même

 

Quand je regarde les animaux, je vois l'attitude parfaite. Il n'existe aucun doute dans leur esprit sur ce qu'ils sont. Mais nous sommes remplis de peur et de doutes, parce que le doute naît de la peur et cette peur vient du fait que nous ne savons pas qui nous sommes.


C'est pourquoi les très jeunes enfants possèdent cette magie dans le comportement que nous aimons autant. C'est nous regarder comme nous sommes – avant d'avoir à gérer une identité. Nous avons créé ce moule que nous devons remplir chaque jour et il n'y a plus de temps pour nous. Ce n'est que ce rôle que nous devons jouer – les enfants ne l'ont pas.


Ils font ce qui leur passe par la tête ; ils peuvent changer de rôle et de profession à volonté ; ils ne se conforment qu'à leur propre guidance intérieure, qui sait toujours ce qui est bien pour eux.


L'art de vivre est de faire vivre en permanence cette spontanéité, parce qu'ensuite l'état adulte n'est qu'une idée remplie de présence enjouée qui sait exactement quoi faire en n'importe quelle occasion. Cette "chose" ne s'identifie jamais entièrement avec le rôle momentané.


Elle peut jouer avec – mais sait que ce n'est pas elle. C'est le moment où la vie n'a plus ce sérieux – où vous savez alors que vous n'êtes pas le danseur – mais la danse.


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Traduit par Hélios

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 08:30

Comme le pense l'auteur, Sean Smith, "Le vrai bonheur est d'accomplir les choses qui effraient le plus". Alors accompagnons-le dans son premier saut en parachute.


 

Être heureux, c'est aussi savoir prendre suffisamment de risques.

 

 

skye-et-moi-apres-le-saut.jpeg

Skye et moi après le saut

 

 

Par Sean Smith, 7 mars 2014

 

À 13.000 pieds [à environ 4 km d'altitude, NdT], on a ouvert la porte.

 

Le vent s'est engouffré dans la cabine, la lampe verte s'est allumée – c'est le moment d'y aller.



Le premier à y aller a été un gars euphorique aux cheveux longs et aux oreilles percées qui s'est élancé de l'avion comme un chien ivre de joie qui part en balade. Le deuxième était un homme dans la vingtaine en combinaison noire avec une passion pour l'adrénaline – qui venait de revenir au sport après s'être fracturé la colonne en 5 endroits l'année précédente. Le troisième à sortir était un homme dans les 80 ans, en fait la 50ème personne de son âge à avoir obtenu un certificat de plongée – et qui paraissait toujours en grande forme.


Avant même de le réaliser, ma compagne sautait dans le ciel, se ruant violemment vers la terre. La vision la plus horrible de ma vie. La cabine était vide et c'était à mon tour, j'étais debout près de la porte à regarder juste sous moi les 4000 mètres de vide.


"Mais bon sang, qu'est-ce que je fais ?!"


Je n'arrêtais pas de me le répéter. Mais je n'allais pas renoncer, j'avais attendu ce moment toute ma vie.

J'adore l'adrénaline, voyez-vous. C'est ce qui me garde en bonne santé, c'est ce qui me rappelle que je suis vraiment en vie. Que mon cœur n'est pas fait pour rester assis quelque part ou être l'esclave de quelque désir matériel – mais qu'une joyeuse anxiété va lui faire battre la chamade. Même si j'étais terrifié par ce qui pourrait se passer ; le parachute qui ne s'ouvre pas – ou pire – qui s'ouvre et s'accroche à quelque chose – j'ai toujours persisté.


On ne garde pas de souvenirs mémorables des toutes premières secondes.


Non qu'elles ne soient pas excitantes, mais parce qu'elles sont si grisantes qu'il en devient difficile même de réfléchir. Dans ces moments-là, le corps carbure au pur instinct de survie. On n'agit pas consciemment, mais automatiquement. Ce que la plupart des sportifs appellent "l'influx" – sensation unique qui met dans un tel état de transe qu'on en devient incapable de penser, mais seulement d'être dans l'action – enivré par l'esprit-même du sport.

Le parachute de freinage s'ouvre, nous nous stabilisons. Bras étendus, tête relevée, dos penché, sensation du vent, tout regarder. Je vois l'océan, je peux voir à plus de 20 km, je vois des villes, des nuages, des maisons, des fermes, des entrepôts, des gens, des voitures, des avions, je vois tout. Je tombe librement à un rythme que je n'ai pas souvent connu et je n'avais jamais ressenti une telle adrénaline. Tomber et comprendre que je suis désormais à la merci des éléments. Il n'y a pas de "retour en arrière", il n'y a pas de nouvel essai, on y est et j'ai laissé tomber tout raisonnement pour accéder à l'état du lâcher-prise.


L'inertie agit sur moi comme jamais auparavant. Irrésistible poussée de sérotonine. GÉNIAL ! Je ne trouve pas d'autres mots. Il n'y a littéralement aucune place en moi pour du négatif, pour des pensées matérielles, des idées d'ambition, de prestige, d'angoisse, d'anxiété – je suis libre.


Le déploiement du parachute me repousse vers le haut et me sécurise. Comme l'étreinte chaleureuse du câlin maternel après une longue et dure journée. J'ai fait mon expérience et je suis toujours en vie. Je regarde au-dessus la voilure parfaite du parachute et je hurle, "Où est Skye ?!" [sa compagne] Regardant rapidement autour, je vois un parachute légèrement en dessous de moi avec une resplendissante blonde dans son harnais, "elle est saine et sauve !". Mon cœur déborde de joie, toute inquiétude a disparu, tout va bien.


Maintenant la crainte d'un parachute qui ne s'ouvre pas s'enfuit avec la vitesse de la descente. Agrippant les suspentes directionnelles nous commençons à nous diriger vers notre zone d'atterrissage, en tournant, hurlant, criant, en se débrouillant au mieux. Sensations d'une poussée de sérotonine, de dopamine, d'adrénaline, de clarté, de concentration, tous induits simultanément comme l'injection d'une drogue miraculeuse.


Le saut a été le paradis, la peur préliminaire l'enfer. Ce ne fut que lorsque mon corps s'est éjecté de cet avion que j'ai basculé dans un état de bonheur. Flottant, libre, débarrassé de tous mes doutes, sans hésitation, j'étais là et c'était trop tard pour faire machine arrière, trop tard pour réfléchir, je me suis embarqué dans le grand saut et c'est exactement là où je voulais être.


"J'ai commencé le parachutisme parce que j'aimais l'idée de liberté".  — Felix Baumgartner


Nous repoussons la peur du saut à la manière dont nous combattons les démons à la porte des enfers. Quand sauter vraiment est la seule chose que nous devons faire. Faire le saut vous éloignera de la peur et polarisera votre vision des choses, en vous montrant les étapes que vous devez franchir pour votre réussite personnelle.


Nous ne prenons pas assez de risques aujourd'hui.


Nous étions constamment testés. Nous étions chassés par des lions dans la nature ou menacés tous les jours par la nature elle-même. Nous avons évolué indifférents au risque et à son effet positif sur notre psychisme. Il nous montre que nous sommes forts, que nous avons moins à craindre que ce que nous imaginons. Ce n'est qu'en dépassant notre peur que nous pouvons réellement apprendre et grandir. En vainquant notre peur, nous évoluons. Quand nous arrivons à mettre de côté notre anxiété, à réagir instinctivement, à surmonter les obstacles et émerger victorieux, nous sommes au meilleur de nous-mêmes. Nous sommes les plus heureux à ce moment-là, parce que nous avons accompli quelque chose, quelque chose de grand, quelque chose de spécial.

Le risque à prendre peut être petit, ce peut être démarrer le snowboard. Conduire une moto pour la première fois. Ou ce pourrait être se jeter dans le vent et sauter de 10.000 pieds.


Rien ne ressortira de vraiment brillant, rien de valable n'est fait s'il n'existe pas une sorte de résistance égale. L'obscurité polarise la lumière, il faut avancer péniblement dans l'obscurité et s'abandonner pour réaliser que la lumière mérite de se battre.


Je bénis chacun des risques que j'ai vécu parce qu'à chaque fois j'ai surmonté ce risque et j'ai grandi de manière exponentielle – vous le ferez aussi.


"Plus vous êtes proche de la mort, plus vous vous sentez en vie. C'est une merveilleuse façon de vivre. C'est la seule conduite à tenir." — James Hunt

 

atterrissage.jpegL'atterrissage

 

La béatitude de la chute se prolonge longtemps après avoir atterri.


Quel sera votre chute, votre risque, votre moment décisif ?

Qu'apprendrez-vous, que créerez-vous ou que ferez-vous ? Qu'est-ce qui vous retient ? Cela ne mérite-t-il pas de le surmonter ?

Comment combattrez-vous pour gagner ?


Cela commence dès que vous le décidez. Alors démarrez, risquez, bataillez, surmontez, grandissez. Il n'y a que vous pour le mettre en route.


Vous en avez la force, vous avez juste à l'accomplir – en faisant le grand saut.



Source

Traduit par Hélios

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 09:30

Il y a quelques jours, j'ai posté la question posée par Mike Perry "Où étions-nous avant de naître ?". Un sympathique lecteur a donné un lien en commentaire vers un site qui me semble intéressant. Ce site a publié un entretien (datant de 1996) avec Michael Newton, hypnothérapeute, qui a découvert grâce aux échanges avec ses patients la vie dans l'au-delà et la foi. Il aborde la question de ce qui se passe quand notre âme choisit un nouveau corps pour se réincarner.


J'ai trouvé le discours de cet homme très clair et plutôt original par rapport à ce que l'on écoute habituellement sur le sujet. Pour lui, les témoignages de NDE ne sont pas aussi fiables que ceux sous hypnose, car dans le premier cas la personne vit une condition physique extrêmement difficile qui peut perturber ses visions et sensations, alors que sous hypnose, la personne est détendue et consciente de ce qui l'entoure. Il y a malgré tout des similitudes avec ce que nous lisons dans les témoignages de NDE.

 

Pour ceux qui voudraient lire des témoignages de vies passés retrouvées sous hypnose, il y a le livre d'Edith Fiore "Nous avons tous déjà vécu".

 

Je vous donne le LIEN pour aller lire l'introduction à l'entretien et voir les 5 vidéos à suivre (sous-titrées en français, total environ 45 mn).

 

Michael Newton a publié en 2008 les Souvenirs de l’Au-delà, plus de douze ans après la publication de son premier ouvrage, Un autre corps pour mon âme. Ce thérapeute américain, de formation universitaire et sans conviction religieuse particulière, s’est intéressé presque accidentellement aux questions de la survie de l’âme, de l’au-delà et des vies antérieures, du fait des récits troublants, sous hypnose, des patients qui l’avaient sollicité pour trouver la guérison à des traumas ou des maux persistants. Il a par la suite consacré une quarantaine d’années de recherche à ces sujets. - See more at: http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/entretien-michael-newton/#sthash.9myfFd4u.dpuf

Michael Newton a publié en 2008 les Souvenirs de l’Au-delà, plus de douze ans après la publication de son premier ouvrage, Un autre corps pour mon âme. Ce thérapeute américain, de formation universitaire et sans conviction religieuse particulière, s’est intéressé presque accidentellement aux questions de la survie de l’âme, de l’au-delà et des vies antérieures, du fait des récits troublants, sous hypnose, des patients qui l’avaient sollicité pour trouver la guérison à des traumas ou des maux persistants. Il a par la suite consacré une quarantaine d’années de recherche à ces sujets.

Cette vidéo se présente sous la forme d’un long entretien, sous-titré, repris ici par le site e-ostadelahi.fr. À travers les différentes questions abordées, Michael Newton livre sa vision, fruit des récits de ses patients sous hypnose, des mondes spirituels, des voyages de l’esprit, du sens de notre incarnation sur Terre, des groupes d’âmes, de ce qui se passe après la mort… Singulièrement, Michael Newton s’intéresse moins à la régression dans des vies antérieures qu’aux épisodes intermédiaires entre deux vies, dans ce qu’il appelle la « zone entre les vies », dont il découvre l’existence en interrogeant une patiente.

 Le trait le plus frappant de ces expériences, selon Michael Newton, c’est leur cohérence, leur constance. On y retrouve certaines des idées évoquées par Ostad Elahi concernant l’intermonde – en particulier, l’idée maîtresse que ce lieu de transit est avant tout une opportunité d’éducation et de préparation pour l’âme, afin qu’elle tire le meilleur profit de sa prochaine vie sur Terre.

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Michael Newton a publié en 2008 les Souvenirs de l’Au-delà, plus de douze ans après la publication de son premier ouvrage, Un autre corps pour mon âme. Ce thérapeute américain, de formation universitaire et sans conviction religieuse particulière, s’est intéressé presque accidentellement aux questions de la survie de l’âme, de l’au-delà et des vies antérieures, du fait des récits troublants, sous hypnose, des patients qui l’avaient sollicité pour trouver la guérison à des traumas ou des maux persistants. Il a par la suite consacré une quarantaine d’années de recherche à ces sujets.

Cette vidéo se présente sous la forme d’un long entretien, sous-titré, repris ici par le site e-ostadelahi.fr. À travers les différentes questions abordées, Michael Newton livre sa vision, fruit des récits de ses patients sous hypnose, des mondes spirituels, des voyages de l’esprit, du sens de notre incarnation sur Terre, des groupes d’âmes, de ce qui se passe après la mort… Singulièrement, Michael Newton s’intéresse moins à la régression dans des vies antérieures qu’aux épisodes intermédiaires entre deux vies, dans ce qu’il appelle la « zone entre les vies », dont il découvre l’existence en interrogeant une patiente.

 Le trait le plus frappant de ces expériences, selon Michael Newton, c’est leur cohérence, leur constance. On y retrouve certaines des idées évoquées par Ostad Elahi concernant l’intermonde – en particulier, l’idée maîtresse que ce lieu de transit est avant tout une opportunité d’éducation et de préparation pour l’âme, afin qu’elle tire le meilleur profit de sa prochaine vie sur Terre.

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Published by Hélios - dans Evolution personnelle

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