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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 09:28

Une avancée dans la vision qu'on a du cancer, qui n'avait proposé rien de neuf depuis les travaux du Dr Hamer (qui n'est bien sûr pas du tout évoqué ici). Dire que le cancer est génétique dans une famille permet d'éviter de parler des stress communs qu'a pu vivre cette famille depuis plusieurs générations. C'est oublier l'essentielle dimension psychosomatique et le fait que le cancer n'est qu'une "bouée de sauvetage" créée par le cerveau. Mais on va dire que la piste évoquée dans cet article complète les notions du Dr Hamer au niveau purement cellulaire.


Le cancer : a-t-on fait totalement fausse route?

 

Waking Times, 12 février 2014

 

La guerre ratée contre le cancer

 

Depuis que Richard Nixon a officiellement déclaré la guerre au cancer en 1971, plus de 100 millions de dollars ont été dépensés en recherches et médicaments pour tenter d'éradiquer la maladie, et des milliards d'autres ont été dépensés par les patients eux-mêmes, mais le tout avec des résultats décevants.

 

Même après 40 ans de guerre "conventionnelle" (chirurgie et chimio) et "nucléaire" (radiothérapie) totale contre le cancer, un américain sur quatre recevra au cours de sa vie un diagnostic de cette maladie et ce nombre devrait croître sans relâche, à l'image du processus-même du cancer.



Cet échec colossal pourrait-il refléter un profond manque de compréhension de cette situation en désorientant nos tentatives pour la prévenir et la traiter ?



La question à se poser de nouveau : qu'est le cancer ?

 

Nous avons peut-être besoin de revenir à la question fondamentale de ce qu'est le cancer. Après tout, tant que nous ne trouverons pas de réponse correcte à cette question, toutes les tentatives pour prévenir et guérir une maladie que nous ne comprenons pas seront vouées à l'échec.



Pendant le demi-siècle précédent, la "théorie de la mutation" était l'explication en vigueur sur la cause du cancer, selon laquelle une accumulation de mutations dans nos cellules en conduit quelques-unes, plus susceptibles, à se "déchaîner", leur comportement "fou" et "violent" étant le résultat de multiples événements destructeurs dans le code intelligent au cœur de nos cellules (ADN) qui les fait normalement agir de manière civilisée en rapport avec la communauté multicellulaire dans son ensemble (c'est à dire le corps). Selon ce point de vue, ces cellules mutantes se répliquent sans cesse et forment une tumeur qui s'étend de manière cancéreuse (cancer en grec = le crabe), simulant de plusieurs manières les caractéristiques d'un processus infectieux chez son hôte, jusqu'à ce que les tumeurs obstruent les processus vitaux et entraînent la mort.



Selon cette théorie, largement influencée par la théorie darwinienne de l'évolution et qu'on appelle parfois "darwinisme interne", ce qui fait évoluer les cellules saines en cellules cancéreuses est un processus très semblable à la sélection naturelle, c'est à dire que les mutations aléatoires permettant la survie et la reproduction des cellules cancéreuses d'une tumeur sont naturellement sélectionnées et conservées dans ce but en les rendant malignes. Un ADN endommagé peut se voir soit en héritant de séquences ADN défectueuses ("les mauvais gènes" d'une famille), soit par une exposition à des produits chimiques ou à des radiations.



Bien que cette vision se veuille quelque peu explicative, elle peut tout à fait prêter à confusion. Par exemple, la doctrine fondamentale de l'évolution est que des mutations aléatoires sont presque toujours nocives, entraînant une mort immédiate de la cellule. Les cellules cancéreuses apparaissent pourtant tout à fait "chanceuses" parce qu'elles semblent prospérer. Plutôt que de mourir comme des cellules normales quand elles font face à des mutations aléatoires, elles manifestent une réponse exactement opposée : elles deviennent immortelles, incapables de subir la mort cellulaire programmée qu'on attend de cellules saines.



Est-ce bien le hasard et le chaos qui sont la cause de la transformation de cellules saines en cancer ?



Les tumeurs expriment après tout des comportements hautement organisés, apparemment impossibles à induire avec des forces strictement aléatoires comme la mutation...



Des cellules cancéreuses regroupées, par exemple, sont capables de construire leur propre approvisionnement sanguin (angiogénèse), sont capables de se défendre en réduisant au silence les gènes suppresseurs de cancer et en activant les gènes favorisant la tumeur, en sécrétant des enzymes corrosifs qui se déplacent librement dans le corps, changent leur métabolisme pour vivre dans un environnement avec moins d'oxygène, plus de sucre et d'acides, et savent comment enlever leur propres protéines réceptrices de surface pour échapper à la détection des globules blancs. Ces comportements complexes pourraient-ils être vraiment le résultat de mutations aléatoires ? Et est-il possible que des mutations aléatoires puissent résulter en la formation du même ensemble "chanceux" de propriétés génétiques, à chaque fois qu'un nouveau cancer se forme chez un être humain ?



Les mutations aléatoires jouent sans doute un rôle majeur dans le démarrage et la poursuite du cancer, mais ne sont pas suffisantes à elles seules à tout expliquer. Un groupe de scientifiques a en fait présenté une explication beaucoup plus convaincante. Ils ont envisagé des mutations multiples entraînant le dévoilement d'un ancien programme de survie de la cellule...



Le cancer comme un ancien programme de survie dévoilé

 

Une nouvelle et brillante théorie, introduite par un scientifique de l'université de l'état d'Arizona, Paul Davies, et Charles Lineweaver, un autre chercheur de l'université nationale d'Australie, apporte un éclairage nécessaire sur la vraie nature du cancer. Selon Davies :

 

"Le cancer n'est pas une bande aléatoire de cellules mutantes égoïstes qui se comportent mal, mais une réponse extrêmement efficace pré-programmée à un stress, qui s'est perfectionnée au cours d'une longue période d'évolution".

 

Dans leur article précurseur, intitulé "Tumeurs cancéreuses et Métazoa* 1.0 : gènes marqueurs d'anciens ancêtres", Davies et Lineweaver proposent le cancer comme étant un atavisme évolutionnaire, puisant dans une "trousse à outils" génétique vieille d'au moins un milliard d'années et qui reste toujours enfoui – normalement dormant – au plus profond du génome de nos cellules. Davies l'appelle la couche génétique souterraine Métazoa 1.0 et elle contient des voies et des programmes qui ont été autrefois indispensables à la survie de nos anciens prédécesseurs cellulaires et de leurs communautés primitives dans un environnement radicalement différent.

* Définition de Métazoa (ou métazoaire) : Définition des organismes multicellulaires, c'est à dire la classe des animaux.



Sans les cellules hautement différentiées et les organes spécialisés de la vie animale/multicellulaire plus évoluée (Métazoa 2.0), les cellules avec les gènes de Métazoa 1.0 auraient favorisé des caractères les rendant capables de survivre au contact direct d'un environnement très différent et plus rude.



Par exemple, il y a un milliard d'années l'oxygène de l'atmosphère était exceptionnellement raréfié, car la photosynthèse n'avait pas encore évolué pour en produire d'importants apports. Ce qui veut dire que la vie cellulaire de cette époque aurait dû apprendre à prospérer dans un environnement avec un oxygène restreint ou absent, ce qui est exactement ce que font les cellules cancéreuses en utilisant une glycolyse aérobique comme énergie au lieu d'une phosphorylation oxydative.



Davies et Lineweaver résument leur vision des choses



"Les gènes de coopération cellulaire qui ont évolué avec la vie animale il y a environ un milliard d'années sont les mêmes gènes que ceux qui se dérèglent en donnant un cancer. Nous émettons l'hypothèse que le cancer est un état atavique qui se produit quand une défaillance génétique ou épigénétique déverrouille une ancienne "boite à outils" d'adaptations pré-existantes, en rétablissant la dominance de la couche primitive des gènes qui contrôlaient les colonies instables de cellules différentiées seulement partiellement, semblables à des tumeurs. L'existence de cette boite à outils implique que le progrès du cancer dans l'organisme hôte diffère distinctement de l'évolution darwinienne normale".

 

Au lieu de considérer une marque de fabrique du cancer, à savoir une incessante prolifération, comme le caractère d'une évolution récente rejeté par des mutations aléatoires, on devrait envisager qu'une valeur par défaut de la cellule s'est développée il y a un milliard d'années quand "ne pas mourir" était la première priorité. Souvenez-vous que cet assemblage ancestral de cellules n'avait pas de différentiation dans un type cellulaire et de spécialisation des tissus associés aux animaux supérieurs, comme la peau, les poils, les griffes, etc., avec lesquels se protéger de l'environnement.



Une peau d'animal endommagée, par exemple, entraîne une mort rapide et la perte de ces cellules 'supplémentaires', qui seront remplacées par d'autres cellules saines. Une entité encore à peine multicellulaire n'aurait pas ce luxe et s'en protégerait par des caractères génétiques associés à la résilience, capacité à résister de toutes les manières à un danger de l'environnement et exprimerait une forme très 'égoïste' de comportement que nous considérons comme une propriété fondamentale du cancer.



Si le cancer est un ancien programme de survie qui se dévoile, cela ne veut pas dire que la "théorie de la mutation" ne contienne pas quelque vérité. Des dégâts et des mutations génétiques contribuent en fait au cancer, mais plutôt que de les voir comme 'causant' un ensemble complexe de comportements associés au cancer, ils dévoilent un ensemble pré-existant de programmes génétiques (atavisme). Par exemple, il existe plus d'une centaine d'oncogènes [catégorie de gènes dont l'expression favorise la survenue de cancers] connus dans notre ADN que nous partageons avec une large gamme d'espèces différentes, comme la mouche drosophile, indiquant leur ancienneté (au moins 600 millions d'années) et leur universalité.



De nombreuses études confirment que les dinosaures avaient des tumeurs. Ces gènes favorisant le cancer sont normalement supprimés par des gènes plus récemment évolués (Métazoa 2.0), comme les gènes suppresseurs de tumeur, mais quand suffisamment de dommages se produisent sur la couche génétique plus récemment évoluée, le système se met en "mode de sauvegarde" et les voies génétiques plus anciennes (Métazoa 1.0) sont réactivées.



Dans la perspective de ce nouveau mode de pensée, le cancer ne peut plus être vu comme une bombe génétique à retardement prédestinée se déclenchant d'elle-même en nous, ni simplement un sous-produit d'expositions à répétition à des substances toxiques pour les gènes (génotoxiques). Le cancer est plutôt une réponse archaïque à un environnement de plus en plus toxique, à un régime alimentaire de moins en moins naturel et à une fonction immunitaire compromise. Ces cellules ont appris à survivre à des abus constants et sont passées en mode survie, qui est auto-centré, hyper proliférant (réplication/auto-réparation constante) et agressif (métastases), c'est à dire que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.



Le cancer comme quelque chose que fait notre corps pour survivre



Le cancer ne peut plus être considéré comme quelque chose de mauvais qui se produit dans un corps intrinsèquement en bonne santé. Le cancer est plutôt quelque chose que le corps donne en réponse à un environnement cellulaire, corporel et planétaire intrinsèquement malsain. Au lieu d'être l'expression d'une déviance corporelle, il peut être l'expression d'une intelligence du corps et une capacité pour nos cellules de survivre à des conditions qui menacent de les détruire quand un seuil critique est franchi au-delà duquel la survie est impossible.



Cette perspective apporte aussi un utile éclairage sur la nature dévastatrice de la chimiothérapie et de la radiothérapie. Les tumeurs contiennent une grande variété de cellules, dont certaines, les plus nombreuses sont intrinsèquement bénignes (elles ne deviendront jamais malignes ni ne causeront de dommages à l'organisme) et d'autres qui gardent sous contrôle des populations plus malignes.



C'est leur configuration génétique (Métazoa 1.0) qui rend les cellules invasives plus primordiales en fonction de ce qu'on leur a fait endurer dans leurs cycles vitaux de chocs, dommages et empoisonnement. Ce sont précisément ces cellules qui sont par conséquent les plus résistantes à la chimio et les moins susceptibles de mourir quand on les y expose. La chimiothérapie et les radiations tuent donc en fait les cellules qui ne représentent pas de menace et sélectionnent les plus invasives.



Ce qui explique pourquoi au début, l'introduction de la chimiothérapie ou de la radiothérapie peut entraîner une régression de la tumeur, mais la petite population qui survit (y compris les cellules souches cancéreuses) revient techniquement encore plus puissantes par la suite. De même que les antibiotiques comme la méthicilline [antibiotique semi-synthétique créé pour lutter contre le staphylocoque doré résistant à la pénicilline] a produit un monstrueux staphylocoque doré résistant à la méthicilline, qui crée une population de bactéries aux protéines et gènes irrémédiablement résistants, la chimio et la radiothérapie CRÉENT une population encore plus résistante génétiquement de super-cancers et c'est souvent la cause pour laquelle les patients meurent. Dans ce cas, la mort est malheureusement mise sur le dos d'un cancer "chimio-résistant" et "radio-résistant" et la victime est, façon de parler, tenue responsable de sa mort à cause du traitement même dont on lui avait dit qu'il serait mortel bien plus vite si elle ne le faisait pas.



Le cancer est un "symptôme" et non une "maladie"

 

Donc, plutôt que de parler en bloc de "maladie", il est plus sensé de voir le cancer comme le symptôme de conditions cellulaires et environnementales qui s'emballent ; en d'autres mots, l'environnement de la cellule est devenu hostile à une fonction cellulaire normale et pour survivre, la cellule subit de profonds changements génétiques, en empruntant d'anciens chemins génétiques que nous associons à la personnalité cancéreuse (phénotype). Cette vision "écologique" ramène le centre de l'attention sur les causes d'une "maladie" évitable et traitable, plutôt que sur un vague concept désuet de "gènes défectueux" impossibles à influencer directement.



Elle explique aussi comment le processus de "maladie" peut cacher une logique propre, si ce n'est une impulsion de guérison, dans la mesure où c'est une tentative du corps pour trouver un équilibre et survivre dans des conditions par nature déséquilibrées et dangereuses. Fondamentalement, nous devons abandonner l'idée d'un cancer comme étant une chose anormale qui nous tombe dessus, et passer à une vision où nous le voyons comme quelque chose de naturel que le corps réalise pour survivre à des conditions anormales. Changez et améliorez ces conditions et vous ferez plus pour modifier un cancer qu'en l'attaquant comme si vous partiez en guerre contre un ennemi.



Source de l'article

Traduction par Hélios

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Published by Hélios - dans Santé

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