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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:30

Encore une énigme ! Certaines pièces du puzzle sur la répartition des animaux sur terre ne s'emboîtent pas avec les concepts scientifiques. Les animaux de Béringie nous interpellent.

 

Note : les photos insérées ne figurent pas dans l'article original.


Les animaux de Béringie

 

De quelle manière de nombreuses espèces terrestres ont-elles pu parvenir à l'endroit où elles sont trouvées ?

 

 

Par William B. Stoecker, Atlantis Rising

 

1er mars 2014



En observant une carte du monde, il semble que nous voyons sept continents séparés : l'Europe, l'Asie, l'Amérique du nord, l'Amérique du sud, l'Afrique, l'Australie, et l'Antarctique. En regardant de plus près cependant, nous voyons que l'Asie et l'Europe forment un super-continent et se relient à l'Afrique par la péninsule du Sinaï. L'Amérique du nord et l'Amérique du sud se rejoignent avec l'Amérique centrale et l'isthme de Panama. L'Australie est séparée par un canal océanique profond relativement étroit de la péninsule de Malaisie et d'un archipel d'îles comprenant l'Indonésie, qui s'étend jusqu'à l'Asie du sud-est. S'il était possible d'abaisser le niveau des mers du globe de 90 ou 120 mètres en le ramenant à celui qu'il occupait durant la dernière glaciation majeure, nous verrions que l'Australie, la Tasmanie et la Nouvelle-Guinée forment un continent, reliés géologiquement par un plateau continental. Et le mince détroit de Béring* séparant les États-Unis de la Russie (et l'Amérique du nord de l'Asie) forme aussi un plateau continental, avec une large zone au nord et au sud ; les paléontologues nomment cette région la "Béringie". Considéré ainsi, il n'y a en réalité que quatre continents : l'Eurasie/Afrique, les Amériques, l'Australie et l'Antarctique. Et comme noté ci-dessus, l'Australie n'est pas loin de l'Asie.



* Béring (ou Behring) provient du nom de l'explorateur danois Vitus Béring qui a été envoyé au 18ème siècle en expédition par Pierre Ier de Russie. Il y est mort lors de son deuxième voyage en 1741.

 

Bering1

Le détroit de Béring vu de l'espace

 

 

Les géologues nous assurent, plutôt deux fois qu'une, que dans un lointain passé tous les continents étaient encore plus certainement et plus étroitement reliés et formaient des super-continents comme celui de la Pangée. Les continents ont dérivé, se rejoignant et se séparant sans cesse en des combinaisons diverses ce qui semble expliquer pourquoi de nombreux fossiles identiques sont découverts sur plusieurs continents différents. Le paradigme actuel qui veut expliquer tout ceci, c'est celui des plaques tectoniques, expliquant que la croûte terrestre est divisée en plusieurs sections ou "plaques", qui se séparent dans les zones d'expansion du plancher marin, glissant les unes sous les autres dans les zones de subduction ou s'entrechoquant dans des lieux comme la côte ouest de l'Amérique du nord. Cette théorie, soutenue par des preuves accablantes est presque certainement correcte dans son ensemble, bien que le mécanisme exact qui crée une nouvelle croûte du fond sous-marin ne soit pas parfaitement compris.


sibérie

 

On pense généralement que les zones d'expansion océanique comme la dorsale médio-atlantique se sont produites par le magma du manteau qui est remonté du fond par les courants de convection, mais ces courants ne créent pas de couches de remontée magmatique (la dorsale médio-atlantique fait des milliers de kilomètres de long) mais des colonnes relativement étroites. La toute récente modification de la théorie de base suggère que les plaques sont autant étirées que poussées, avec la lave des zones d'expansion qui se refroidit et se solidifie pour former du basalte, glisse sous les crêtes volcaniques, se refroidit et se densifie graduellement, écrasée par les sédiments, et créant finalement un phénomène de subduction sous la croûte plus légère du continent, en tirant derrière elle la plaque et en laissant ouverte la zone d'expansion. À ceci il faut ajouter les forces engendrées par les marées et la rotation sur son axe de la Terre. Les frontières des plaques ne sont pas toujours évidentes : quelqu'un se tenant au cap Reyes en Californie se trouve sur la plaque Pacifique, mais la Sibérie orientale et même le nord du Japon se situent sur la plaque nord-américaine.



On pense que les Amériques se sont séparées de l'Europe et de l'Afrique il y a plus de 130 millions d'années, donnant naissance à l'océan Atlantique. Donc bon nombre de dinosaures et autres animaux et plantes semblables vivaient en Afrique et en Europe et aux Amériques. Mais qu'en est-il des animaux et plantes qui ne sont apparus que longtemps après la séparation ? En ne regardant que quelques animaux, nous pouvons voir que les loups gris et les ours bruns d'Eurasie et d'Amérique du nord – les ours grizzly, les ours bruns d'Alaska et les ours bruns d'Eurasie (y compris ceux du Japon) – sont les mêmes espèces. Le cerf eurasien est semblable à l'élan nord-américain et l'élan eurasien ressemble à l'élan (ou orignal) nord-américain (la dénomination est juste un peu confuse). On nous assure que les chameaux et les chevaux sont apparus d'abord aux Amériques (les lamas et les guanacos sont des membres de la famille des camélidés) et qu'ils se sont répandus en Asie et en Afrique. Les lions sont apparus d'abord en Afrique et se sont répandus en Eurasie et ensuite aux Amériques. Les chevaux se sont répandus depuis l'Amérique du nord vers l'Asie et ensuite se sont éteints dans les Amériques. On nous dit que les membres préhistoriques de la famille des éléphants se sont déplacés d'Eurasie vers les Amériques.



Les paléontologues expliquent tout ceci par le pont terrestre de Béringie entre l'Asie et l'Amérique du nord. Pendant les glaciations répétées des 2.580.000 dernières années, les niveaux de la mer se sont périodiquement abaissés d'au moins 120 mètres, permettant aux animaux de migrer de la Sibérie vers l'Alaska et vice versa. La Béringie n'était pas prise par les glaces parce que les calottes glaciaires sont autant le résultat de fortes chutes de neige que de basses températures ; et cette région, même aujourd'hui, reçoit moins de précipitations que, disons, des régions du Groenland plus au sud recouvertes en permanence d'une calotte glaciaire. Bien entendu, les animaux ont dû migrer par le nord glacial à une époque où il faisait encore plus froid que de nos jours, mais de nombreuses espèces tolèrent le froid, c'est donc assez crédible. Le problème est qu'avant le Pléistocène, il n'existe aucune preuve d'importantes glaciations en-deçà de 260 millions d'années et on pense que les niveaux marins d'alors étaient jusqu'au Pléistocène aussi élevés ou même plus élevés qu'aujourd'hui, donc pendant toute cette période, les détroits étaient, on le suppose, submergés. De même, la profondeur de la mer de Béring n'est pas devenue aussi faible qu'aujourd'hui jusqu'à ce que la dérive de l'Amérique du nord la rapproche de la Sibérie. Aucune représentation n'est disponible sur l'époque de ces événements, mais cela a dû se passer depuis les 10 à 20 derniers millions d'années, étant donné le rythme lent de la dérive. En outre, même avec une dérive des continents, cette partie de la masse terrestre nord-américaine est restée dans la région arctique ou sub-arctique pendant quelque 200 millions d'années – longtemps avant que les Amériques ne se soient séparées de l'Europe et de l'Afrique. Il semblerait donc que seuls les animaux tolérants au froid ont pu migrer par les détroits et seulement pendant les 2.580.000 dernières années. Ce qui pose de très sérieux problèmes, largement ignorés ou passés sous silence par les scientifiques au raisonnement conventionnel.



Les lions sont un problème mineur. Comme les tigres, ils vivent aussi bien dans les régions tempérées que tropicales ; et les lions des cavernes de l'époque préhistorique, par exemple, vivaient en Europe juste au sud des glaciers. Pourtant les lions sont beaucoup moins tolérants au froid que les tigres de Sibérie...alors pourquoi les lions ont-ils migré vers la toundra gelée et sont-ils passés d'Asie en Amérique du nord, mais pas les tigres ? C'est peut-être parce que de nombreux lions vivent dans les grandes plaines et que les tigres sont avant tout des animaux de la forêt. Mais il y a d'autres problèmes, pas si mineurs que ça.



Les éléphants préhistoriques auraient migré d'Asie vers les Amériques à l'époque moyenne du Pliocène, longtemps avant les périodes glaciaires du Pléistocène, et la Béringie était censée être submergée quand ils sont arrivés. Comment ont-ils donc atteint l'Amérique ? Les chameaux sont apparus les premiers en Amérique mais ils étaient en Asie il y a 11 millions d'années. Il n'y avait pas d'âge glaciaire à l'époque et le détroit de Béring devait au moins être quelque peu plus large et plus profond qu'aujourd'hui.



Les tapirs sont de grands herbivores qui ne vivent que dans les Amériques tropicales et au sud-est de l'Asie, y compris en Indonésie. On n'a découvert aucun fossile de tapir en Béringie, et ces animaux tropicaux à poils courts n'auraient jamais pu survivre au froid de cette région. De plus, ils ont atteint l'Amérique du sud il y a environ 3 millions d'années, avant les âges glaciaires et ils auraient même dû être en Amérique du nord plus tôt s'ils avaient pris ce chemin. Bien qu'ils soient de puissants nageurs, 80 kilomètres d'océan glacial pouvaient être un tantinet trop pour eux. Nous pouvons émettre l'hypothèse que les hommes préhistoriques auraient fait la traversée entre le Pacifique sud et l'Amérique du sud (et il y a des preuves là-dessus) et emporté des tapirs avec eux mais aucune preuve n'existe sur une quelconque domestication des tapirs ; ils sont assez farouches et leur morsure est dangereuse. Par ailleurs, les archéologues conventionnels pensent que l'espèce humaine n'existait même pas il y a trois millions d'années et il est certain que personne n'aurait pu construire les grands bateaux que le transport de tapirs et d'une quantité suffisamment importante d'eau et de fourrage exigeait pour les garder en vie. Les mêmes objections s'appliquent sur le fait qu'ils soient partis des Amériques en allant vers l'ouest ou soient partis d'Asie pour aller vers l'est. Et les plus anciens fossiles remontent à 56 millions d'années, il semblerait donc qu'ils n'aient pu marcher depuis l'Asie et traverser l'Afrique (ne laissant aucun fossile) vers l'Amérique du sud ; les continents étaient alors séparés depuis longtemps.


tapir

Tapir

 

Et ensuite il y a le problème des singes. En se basant sur des études d'ADN, de nombreux paléontologues pensent que les premiers primates primitifs (mais pas les singes) ont pu apparaître il y a au moins 85 millions d'années, longtemps après que les Amériques se soient séparées de l'Europe et de l'Afrique, bien que le tout premier fossile attesté (aucun d'eux dans les Amériques) soit beaucoup plus jeune. Les premiers singes sont apparus il y a environ 40 millions d'années, quand les Amériques étaient loin du Vieux Monde. Il existe cinq familles de singes dans le Nouveau-Monde, différant de ceux d'Eurasie et d'Afrique par la présence d'une queue préhensile – mais ce sont toujours des singes. On n'a jamais trouvé de fossile de primate au nord du Mexique et les seuls singes à vivre présentement dans des climats assez froids sont ceux des contreforts himalayens et les fameux macaques japonais ou singes des neiges, qui endurent le climat le plus rude de tous les primates. Mais même les hivers neigeux du Japon ne ressemblent que de loin à ceux du nord de la Sibérie, a fortiori ceux de la Béringie des âges glaciaires.

 

macaque-japonais

Macaques japonais

 

Les paléontologues ont toujours reconnu ceci et ont émis l'hypothèse que les singes ont pu passer d'Afrique en Amérique du sud en flottant sur des radeaux de végétaux. J'ai navigué sur des navires en Atlantique, fait le tour des Caraïbes, autour du cap Horn et longé les côtes ouest de l'Amérique du nord et du sud et je n'ai jamais vu ce genre de radeau. Mais en supposant que certains singes, avec suffisamment d'individus pour procurer une diversité génétique empêchant une extinction due à la consanguinité, aient été d'une manière ou d'une autre emportés vers le large sur un tronc d'arbre quand l'Atlantique aurait été un peu moins large qu'aujourd'hui, comment auraient-ils évité de mourir de faim ou de déshydratation ? Et aucun courant ne se déplace directement d'un continent à l'autre en violant les lois de la physique ; leur trajet aurait été très très indirect. D'autres paléontologues ont suggéré qu'avec la séparation des continents, une langue terrestre magique aurait subsisté derrière pendant un certain temps (il n'existe aucun indice à ce sujet, ni aucune théorie pour expliquer comment ce fait aurait pu être), ou qu'une chaîne d'îles toute aussi magique aurait servi aux singes de "tremplin". Les singes sont plutôt mauvais nageurs, ce qui explique pourquoi, par exemple, il y a des singes sur la terre du Yucatán mais pas sur l'île Cozumel.



Comment donc tous ces animaux (je n'ai même pas abordé le problème de la distribution des plantes) se sont-ils déplacé entre les continents ? Nous pouvons formuler toutes les hypothèses que nous voulons, mais nous n'en avons tout simplement aucune idée. "D'anciens extraterrestres" les ont-ils emmené ici et là sans raison particulière ? Aucune preuve solide n'existe sur "d'anciens extraterrestres", bien qu'on ne puisse en écarter la possibilité. Étant donnée la preuve d'une extrême ancienneté de l'Homo Sapiens et aussi de civilisations assez avancées, nos ancêtres les ont peut-être transportés par bateau. De nouveau, c'est certainement possible. Ou le pont terrestre de Béring a-t-il existé à des époques où le climat était chaud et le niveau marin aussi élevé ou plus élevé qu'aujourd'hui ? Il y a des volcans à l'extrême ouest de l'Alaska et les géologues ne sont pas sûrs de la raison de leur existence, il peut donc y avoir à l’œuvre des forces tectoniques imparfaitement comprises. La zone s'élève et s'abaisse peut-être sans raison connue. Mais de tels mouvements seraient si catastrophiques qu'il y aurait eu des preuves géologiques – pourtant il n'y en a pas. Et cela n'expliquerait toujours pas l'absence de fossiles de tapir ou de singe au nord de la Sibérie, de la Béringie ou au nord de l'Amérique du nord.



Il y a encore une autre possibilité. Certains d'entre nous sont convaincus de la preuve qu'un dessein intelligent, non pas le néo-darwinisme, explique les traces de fossiles et la multitude des formes de vie sur Terre aujourd'hui. De nouvelles espèces apparaissent tout d'un coup ; soit le Créateur modifie l'ADN et déclenche la naissance d'animaux d'espèce apparentée mais différente ou bien crée simplement de nouvelles espèces (on suppose déjà adultes pour survivre tout seuls) semblables aux anciennes. Si on retient cette dernière hypothèse, ces nouvelles créatures pourraient être placées n'importe où sur Terre, à condition que l'habitat soit compatible avec leur survie.



Toutes ces explications – anciens extraterrestres, navigateurs d'il y a des millions d'années et dessein intelligent – sont des anathèmes pour les matérialistes athées à l'esprit conventionnel, grands prêtres du scientisme. Mais il n'y a aucune excuse pour juste ignorer des preuves qui ne collent pas au paradigme existant et la Béringie et ces animaux qui ne sont pas à leur place font simplement partie d'un mystère plus global.

 

Source

 

Traduit par Hélios

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Published by Hélios - dans Passé terrestre

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