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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 09:00

Après les articles récents sur la découverte de tombes avec des squelettes dont le crâne est allongé artificiellement, il est intéressant de faire un tour d'horizon avec le Dr Rita Louise, qui s'intéresse aussi au domaine parapsychique.

 

Les photos de l'article ont été trouvées sur internet et ne figurent pas dans l'article original.

 

L'énigme des crânes allongés

 

 

Pourquoi des sociétés partout dans le monde ont-elles adopté cette étrange pratique ?

 

 

Par le Dr Rita Louise, magazine Atlantis Rising

 

9 janvier 2014



Les sociétés autour du monde nous donnent une description des caractéristiques distinctes qui définissent le langage parlé, les coutumes et traditions transmis de génération en génération, chacun d'eux pouvant donner un aperçu du groupe culturel. Il existe cependant plusieurs coutumes universelles qui sont pratiquées sur tous les continents de la planète. Ce sont la circoncision, les rituels de mort et d'inhumation, et la déformation des crânes. Ces traditions remontent à un lointain passé, leur but et signification se sont apparemment perdus dans les sables du temps.



On pensait autrefois que les modifications de la tête avaient démarré en Égypte et s'étaient ensuite propagées autour du monde. Les chercheurs en ont donc conclu que ce phénomène ne restait pas isolé à une zone géographique et se disséminait ensuite dans les régions voisines. Cette marque distinctive étrange des anciennes sociétés a au contraire surgi dans différents groupes culturels du monde indépendamment les uns des autres. Beaucoup en sont venus à penser qu'elle représentait une étape inhérente à l'évolution culturelle d'un groupe.

 

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Radiographie du crâne de la momie de Toutankhamon

 

 

La déformation du crâne est une tradition spéciale et douloureuse. Le but de la déformation crânienne est d'allonger la forme de la tête. Cette procédure, une fois réalisée, ne peut être inversée. Mais surtout, les individus qui ont subi ce traitement, ne peuvent, à la différence de la circoncision, le dissimuler. C'est une marque visible permanente qui identifie non seulement le groupe culturel mais sélectionne aussi certains individus de cette société. Quand un enfant naît, sa tête est modelée pour lui donner une forme allongée unique. La méthode la plus simple employée par l'adulte responsable de l'enfant est d'exercer une pression sur la tête de l'enfant ou de la masser chaque jour avec douceur jusqu'à ce que la forme désirée soit obtenue. Dans la deuxième méthode, on emprisonne la tête de l'enfant dans un appareillage mécanique, qui produira, au fil du temps la forme allongée souhaitée. Les modifications du crâne étaient toujours pratiquées durant l'enfance, quand les os étaient encore tendres et malléables et les sutures entre les os du crâne pas encore soudées. Ce qui permettait de former ou de reformer la tête. Mais pourquoi une mère soumettrait-elle son enfant à une technique aussi douloureuse et quotidienne ?



Les crânes présentant des signes nets de déformation sont apparus selon les données archéologiques à l'aube de l'ère néolithique aux environs de – 10.000. La pratique des modifications de la tête apparaît comme épisodique durant l'ère néolithique (antérieure à – 5000). C'est peut-être dû au nombre d'individus dont la tête a été modifiée ou peut être relié au nombre limité de vestiges exhumés. Certains exemples les plus anciens de crânes allongés ont été exhumés au sud-est de l'Australie à Coobool Creek et Kow Swamp. Il est à noter que des découvertes datées de la même époque ont aussi été faites dans la grotte Shanidar en Irak. Dans les hautes terres de l'est du Brésil, la grotte de Confins a révélé un crâne qui remonte à – 7566.

 

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Crâne reconstitué retrouvé dans la grotte de Shanidar en Irak



Démarrant aux environs de – 5000, la tradition de la modification du crâne semble s'être étendue. Cette supposition se base sur le nombre croissant de squelettes aux crânes allongés découverts. Certains chercheurs pensent que la convention de manipulation crânienne a proliféré quand les premières sociétés de chasseurs-cueilleurs ont commencé à se fondre dans des environnements citadins. Des figurines au crâne déformé ont également commencé à apparaître dans des documents archéologiques, qui corroboraient l'ancienneté et la répartition de cette coutume.



Dans le monde moderne, la tradition de la déformation crânienne est souvent associée aux cultures indigènes primitives et non aux civilisations occidentales avancées. Si elle a été pratiquée dans le monde occidental, on pourrait supposer que cela s'est produit parfois dans un lointain passé et a été abandonné par la société civilisée. C'est loin d'être le cas. En Europe, des chercheurs, comme le neurologue et psychiatre Achille Foville, ont documenté la pratique en France de la déformation crânienne. En vue d'une étude en 1833 sur le crâne de patients internés dans un asile public, il évalua 431 individus de l'institution. Ses découvertes révélèrent un remarquable pourcentage (50%) de la population avec des signes nets de déformation, dont certains qu'il estima sévères.



Quel que soit le lieu de leur découverte, la majorité des crânes modifiés possède des ressemblances frappantes. Des sillons ou dépressions transversales ont été observés sur les crânes indiquant qu'une pression avait été appliquée sur la tête. Ces premières découvertes, ainsi que de nombreuses autres plus récentes, montrent toutes des signes évidents de manipulation qui n'était pas le résultat de problèmes génétiques ou congénitaux.



On peut voir deux formes primaires de déformation crânienne artificielle – la tabulaire et la circonférentielle. Les modifications crâniennes tabulaires impliquent une compression du front ou du devant et de l'arrière du crâne de l'enfant avec une petite pièce de bois ou un autre dispositif céphalique. C'est le type de déformation le plus courant trouvé autour du monde et il comporte des différences non intentionnelles bien que non naturelles de la boîte crânienne. Après la naissance une planchette est fixée sur la tête de l'enfant et laissée en place. Ce qui donne un aplatissement du front. Si la tête de l'enfant est placée entre deux planchettes, à l'avant et à l'arrière et qu'elle est bandée, la compression donnera une forme de tête plus exagérée et particulière. Ce type de modification oblige le crâne à se développer latéralement et au-dessus. Un écrit de Garcilaso de la Vega décrivait en 1609 les méthodes utilisées par les habitants de certaines régions du Pérou. Il dit : "Dès la naissance ils comprimaient le crâne de leurs enfants entre deux planches reliées à leur extrémité, qu'ils serraient un peu plus chaque jour...Au bout de trois ans, le crâne de l'enfant était déformé pour la vie, ils enlevaient alors le dispositif."



La modification de la tête au moyen de la méthode tabulaire peut se produire de manière non intentionnelle comme un effet secondaire des pratiques de soins aux enfants. Les modifications circonférentielles, par ailleurs, sont sans équivoque provoquées intentionnellement. Les bandes de contention entourant en cercles serrés le crâne le force à se développer en hauteur. Cette méthode réduit le diamètre du crâne tout en repoussant vers le haut et vers l'arrière la boîte crânienne. On utilisait jusqu'à trois bandes pour créer une forme de tête en cône. Basées sur la découverte de crânes, les preuves suggèrent que le nombre de bandes appliqué pour sélectionner certains individus au sein de la communauté était variable. Plus on utilisait de bandes, plus on créait une forme de crâne exagérée. On se servait aussi de bonnets étroitement serrés pour entraîner une apparence allongée à la tête.


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Crâne mexicain

 

 

Les observations de déformation crânienne dans le monde ont également dévoilé une autre remarquable découverte. Si la tradition de la déformation crânienne était originaire d'un lieu et qu'elle s'est ensuite répandue à travers la planète, on s'attendrait à trouver de larges zones géographiques où les méthodes de modelage tabulaire étaient seules employées et ensuite d'autres zones qui utilisaient la méthode circulaire. Un exemple serait la découverte de modifications tabulaires uniquement en Amérique du sud et centrale et des modifications de style circonférentiel en Égypte et au Levant [pays de Méditerranée orientale]. Nous trouvons de nombreux exemples où ces deux types sont utilisés dans une relative proximité. Par exemple, pour la culture Aymara de la région montagneuse proche de Tiwanaku au Brésil, la pratique prédominante était la compression circonférentielle. À la même époque, dans les régions côtières péruviennes, les déformations tabulaires prédominaient. Même dans les pays îliens d'Océanie, on a découvert des modifications circulaires dans des endroits comme Malekula et les Nouvelles-Hébrides, alors que les modifications tabulaires sont pratiquées dans les îles Salomon voisines et en Nouvelle-Calédonie. On a découvert aussi que les méthodes, coutumes et traditions en usage semblent les plus intenses dans des zones géographiques spécifiques et déclinent en s'éloignant de ce foyer, jusqu'à ce que cette pratique ne soit finalement plus employée. Cette dispersion suggère que ce rite était établi dans des centres culturels majeurs et qu'il s'est répandu ensuite dans les régions environnantes.


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Akhénaton

 

En supplément de la manipulation physique du crâne, d'autres mesures étaient employées par de nombreuses cultures pour accentuer cette forme modifiée. Dans certaines cultures, les cheveux étaient tirés vers l'arrière et tressés ou arrangés en chignon au-dessus de la tête pour accentuer encore la forme de la tête. On pense aussi que le port de chapeaux pointus exagérait la forme de la tête. Le chapeau pointu qui ornait la tête de nombreux pharaons égyptiens est un exemple de cette tradition. En Égypte, seule la noblesse avait la permission de porter de grands chapeaux allongés qui symbolisaient son statut élevé. Porter des chapeaux pointus ne se limitait pas à la royauté égyptienne. On a découvert plusieurs chapeaux en or et sans bords, extrêmement longs, en Europe centrale dont le plus ancien remonte à – 1400. Ils n'étaient manifestement pas portés par l'homme commun. Dans la Grèce ancienne, les esclaves affranchis avaient l'autorisation de porter un chapeau pointu nommé pileus. Ceci indiquait-il l'élévation de leur statut social ? L'art primitif montre également une série de dessins d'individus portant des chapeaux pointus. Imitaient-ils cette tradition ancienne par leur habillement ? Aujourd'hui encore, l'invité d'honneur d'une fête d'anniversaire coiffera un chapeau pointu pour symboliser son importance. Cette tradition serait-elle le rappel d'un passé oublié depuis longtemps ?


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Un africain de la tribu Mangbetu

 

 

Pourquoi les peuples du monde ont-ils démarré cette pratique ? On a conclu, spécialement pour la compression circonférentielle, que les chapeaux, bandages ou autres appareillages étaient appliqués délibérément et n'étaient pas le résultat non voulu de pratiques d'éducation des enfants. Malheureusement, la signification originale ou rituelle s'est tout à fait perdue et a été remplacée dans de nombreux cas par une poursuite aveugle de l'ancienne tradition. Nous trouvons dans de rares traces de croyances qui ont survécu une cohérence et un thème général, qui peuvent au moins révéler en partie certaines motivations de nos ancêtres. De nombreuses cultures pensent qu'une tête allongée indique une intelligence plus élevée. On pensait aussi que cela rehaussait la beauté ou que c'était un signe distinctif admirable. D'autres cultures pensaient que cela les faisait apparaître farouches en temps de guerre.


chapeau anniversaire

Chapeau d'anniversaire

 

 

Un lien entre la déformation et l'apparition des classes sociales a également été évoqué. Dans de nombreuses cultures, une tête déformée était l'indication d'une position sociale élevée. Un grand nombre de crânes allongés ont été découverts dans d'anciennes tombes réparties dans toute l'Europe. Ces découvertes en soi suggèrent que les individus inhumés étaient considérés comme ayant un un genre de standing social élevé qui leur garantissait des funérailles plus élaborées. Des découvertes en parallèle ont été exhumées au Pérou. Certaines têtes les plus gravement déformées ont été découvertes dans les plus grandes et les plus belles tombes côte à côte avec des crânes de proportion et de taille normales. Un chef ou les membres de la famille royale, par exemple, peuvent montrer une plus forte déformation alors qu'un prêtre, un chaman ou des individus de notoriété locale peuvent manifester une modification moins intense. Ainsi celui qui possédait la tête la plus allongée était le plus noble. Des études sur les cultures indigènes comme celles des amérindiens Chinooks au nord-ouest du Pacifique relaient que les esclaves n'avaient jamais la permission de pratiquer ce rituel. L'ancien peuple Macrocéphali d'Afrique, d'où dérive le mot macrocéphale [avec une grosse tête], pensait que les hommes de basse naissance n'avaient pas le droit d'observer cette coutume. Ce qui peut expliquer en partie pourquoi cette modification n'était pas employée de manière égale par tous les membres de la communauté.



Certaines cultures rapportent que la pratique de la déformation crânienne était transmise par décret divin. Une ancienne tradition des polynésiens nous informe que ce droit leur a été donné par un groupe de gens à la peau claire dont la patrie se situait dans le ciel. En Amérique centrale, on affirme que cette coutume était utilisée parce que des dieux avaient dit à leurs ancêtres de le faire. Ils continuent en disant que cette technique leur rend plus facile le port de fardeaux. Au Pérou, le dieu Manco Càpac ordonnait aux gens de pratiquer cet étrange rituel pour que leurs enfants soient fragiles, soumis et obéissants.

 

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Crâne retrouvé à Sonora au Mexique

 

 

La raison de l'adoption d'une telle manipulation intentionnelle du crâne n'est pas clairement établie. Cette pratique, une fois décidée, demande des années pour se réaliser avant que l'enfant n'ait grandi et se retrouve en position de pouvoir ou de prestige. Il semble évident que cette procédure douloureuse n'était pas une réponse à une impulsion primaire innée. Il semble difficile de comprendre qu'un parent veuille infliger des années de souffrance incessante et d'inconfort à un enfant en se basant sur une mode ancienne. La mise en œuvre d'une élongation demandait aussi une planification à long terme et un engagement de la part du parent pour que tout se passe correctement. Si c'était quelque chose que l'humanité devait accomplir dans le cadre d'une évolution sociale, le bon sens voudrait qu'on le trouve plus largement distribué. Cette pratique était cependant confinée à certaines classes et à des zones géographiques particulières. Il semble évident que cette tradition était si importante pour nos ancêtres qu'elle s'est perpétuée et a traversé le temps jusqu'à l'ère moderne – sa signification et son importance réelle ayant disparu.



La décision volontaire autour du monde d'adopter du jour au lendemain cette pratique semble improbable. Peut-être n'est-ce pas une invention au hasard de nos ancêtres, comme on le croit actuellement. Il semble davantage probable que cette pratique a été imposée aux peuples par une source extérieure. La connaissance spéciale demandée aux gardiens de l'enfant pour mettre en œuvre cette délicate procédure semble d'être développée tout d'un coup. Ensuite, si nous prenons en compte l'uniformité de la méthodologie, des outils et des techniques utilisés par les cultures mondiales, il est difficile d'accepter que la pratique ait une origine extérieure. Le naturaliste français Jean-Louis Armand de Quatrefages de Bréau, écrivait en 1889 qu'il ne pensait pas que des similitudes extraordinaires entre les crânes pouvaient se produire de manière autonome ou comme une impulsion naturelle de la race humaine et il affirme que les preuves orientent vers une culture mondiale des temps archaïques. Qui étaient ces gens qui imposèrent la tradition de la déformation des crânes à nos ancêtres ? Des survivants du Déluge comme décrit dans la Bible ? Des vestiges de l'héritage atlante ? Ou des membres d'une race extraterrestre ? Nous n'avons pour l'instant pas de réponse à cette question, mais avec l'exhumation de nouvelles preuves, l'origine réelle de cette pratique se révélera.

 

Article originel ICI.

 

Traduction par Hélios

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Published by Hélios - dans Passé terrestre

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