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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 09:00

Un autre article du site de Rhiame, dont j'ai déjà publié des écrits.


 

Fausse liberté et libre-arbitre

 

 

J'ai de la chance, j'habite au Canada, pays libre. Les citoyens canadiens bénéficient de droits et de privilèges enviés par les habitants de nombreux autres pays. Pourtant, avec la dégradation des conditions de travail, les impôts qui augmentent, l'effondrement des services publics, la baisse de qualité de l'alimentation et une dette nationale qui ne cesse de s'accroître, les lunettes qui me montrent la vie en rose n'arrivent plus à camoufler la vérité. Malgré les six millions de lois qui gouvernent les canadiens, je n'ai jamais eu aussi peu de droits, et mes privilèges n'ont jamais été aussi coûteux. La vie au Canada est-elle parfaite ? Suis-je aussi libre qu'on le prétend ?



FAUSSE LIBERTÉ



Napoléon Bonaparte parlait ainsi de la liberté :

"Gens stupides et lâches, alors qu'une oppression continuelle vous prive d'une énergie indispensable, alors que vous vous contentez de vous plaindre inutilement quand vous pourriez rugir, alors que vous êtes des millions et que vous laissez une douzaine d'enfants armés de petits bâtons vous contrôler à leur guise, obéissez donc ! Avancez sans vous soucier de vos gémissements et essayez au moins d'être malheureux à défaut d'être libres."

 

Pendant la Révolution Française, des millions de gens sont morts au nom de la liberté. Ils ont cru en vain que le maître était l'ennemi et que s'ils le tuaient, ils deviendraient leur propre maître. Quelle illusion ! De nos jours, les français doivent se plier à bien plus de lois que jamais. Le pays n'existe même plus ; il est devenu partie intégrante de l'union européenne. Il est étonnant que la France soit toujours considérée comme un pays libre et démocratique. N'est-ce pas étrange ?

Deux mensonges sont constamment transmis à propos de la liberté. Premièrement, il est dit que ma liberté s'arrête où commence la liberté d'autrui. C'est faux, parce que lorsque l'autre décide d'avoir une plus grande liberté que la mienne, il n'en reste plus pour moi. Deuxièmement, on suppose qu'être libre signifie faire ce qu'on veut. C'est faux également, parce que celui qui veut, c'est le corps émotionnel du désir gouverné par l'ego. Dans les deux cas, nous parlons de fausse liberté.

En réalité, je vis dans une cage nommée ego, où inconsciemment j'agis soit en mouton blanc servile ou en mouton noir rebelle. Les murs de ma prison sont faits d'une pierre nommée survie ; les barreaux de ma fenêtre sont faits du métal nommé peur. Il n'y a que moi pour créer la prison ; il n'y a que moi pour ouvrir la porte. La clé a la forme de deux mots : libre arbitre. Je suis prêt à croire à tous les mensonges des autorités pour conserver des droits et privilèges – qui n'existent même pas.

En fait, l'État peut me tuer, me mettre en prison, saisir mes biens et même mes enfants. Comme l'a dit un jour Étienne de la Boétie : "Ils sont grands parce que nous nous mettons à genoux." Pourquoi se prostituer et accomplir des devoirs honteux et des obligations révoltantes ? Parce que j'ai peur de perdre ce que je possède ou de ne pas avoir ce que je veux.



LIBRE-ARBITRE



Le libre-arbitre représente la faculté de faire un choix sans aucune autre autorité que la volonté individuelle, en dehors de toute influence par sollicitation ou contrainte extérieures. Au cœur de chaque être humain se trouve cette capacité à décider ce qu'il y a à faire et ce qu'il y a à ne pas faire. La liberté de détermination implique une liberté de choix. Ce n'est possible qu'en étant des êtres réfléchis et conscients. Le principe de liberté réside dans le libre-arbitre et le pouvoir de décider, deux aspects qui sont entièrement spécifiques aux êtres humains.

Le libre-arbitre n'est pas un droit conféré par une constitution ou un État, ce n'est pas non plus un attribut donné par Dieu ou la Nature. C'est inhérent à l'être humain et lui appartient. Et son propriétaire ne peut le perdre et personne ne peut le lui voler. La décision est la pierre angulaire sur laquelle repose le passage de l'esclavage à la liberté.

Elle se trouve au croisement de ses deux vecteurs fondamentaux : le choix de pouvoir (mental) et le désir de vouloir (émotionnel/vital). Pourquoi entendons-nous si souvent "J'aimerai bien, mais ce n'est pas possible", ou "Oui, mééeee...", ou de nouveau "Je n'ai pas le choix" ? Quand je fais semblant de ne pas avoir le choix, je me rabaisse au niveau d'un animal. Je choisis de me comporter comme lui en refusant de prendre la décision nécessaire. En fait, j'ai toujours le choix ! La question à se poser est : "Est-ce que je le veux ?" Une fois la question posée, la réponse véritable arrivera : "Je ne veux pas décider parce que j'ai peur..."

Le libre-arbitre se manifeste quand le corps émotionnel/vital se met au service de l'esprit. Seule la peur peut détruire le vouloir et m'empêcher d'exercer mon pouvoir de décision. Soit je dépasse cette peur et exprime mon libre-arbitre, soit je laisse la peur prendre le contrôle de mon corps et je me soumets à la volonté d'un autre. J'ai le pouvoir du choix. Pour ce faire, je dois prendre la décision d'utiliser mon libre-arbitre.

 

Voici un exemple concret. Quand Mado dit qu'elle n'a pas de permis de conduire, beaucoup de gens lui disent, "Alors, tu ne conduis plus ?" Elle explique qu'elle se sert régulièrement de sa voiture. "Comment fais-tu ?" Réponse : "J'utilise une procédure très simple en trois étapes. Je mets le contact, j'appuie sur la pédale d'accélérateur et je fais tourner les roues." Quand je décide de vivre comme une personocratia [voir note en fin d'article], tout devient possible.



LIBERTÉ VÉRIDIQUE



Quand Ghis a été conduite en prison en 2008, elle a dû porter des menottes et des chaînes. Elle a été mise dans une cage verrouillée à l'intérieur d'un camion de transport de prisonniers. Par la fenêtre, elle voyait les gens dehors qui conduisaient leur voiture. C'est alors qu'elle réalisa que c'étaient eux les esclaves et que elle, était libre. Cette prise de conscience est ce qui l'a amenée à dire ce qui est devenue sa citation favorite : "La vraie liberté est intérieure !" Elle a pourtant été traitée comme un animal qu'on conduit à l'abattoir.

 

http://personocracy.files.wordpress.com/2014/02/prison-mind-game.jpg?w=276&h=385



Comment pouvait-elle dire qu'elle était libre ? C'est tout simplement que la vraie liberté est un état d'être intérieur qui est à la fois durable et sans raison. Il ne peut être affecté par les conditions extérieures. Ghis était consciente d'être la créatrice [le mot utilisé en anglais est "creatrix", voir note en fin d'article] de son expérience et sa création lui procurait la paix.

Quand je dis que je n'ai pas le choix, je m'abaisse au niveau de l'animalité. En fait, j'ai toujours le choix entre me comporter comme un animal intelligent et inconscient, comme une victime de l'État, de Dieu ou de la Nature, ou de me souvenir de qui je suis, un créateur illimité, en possession des attributs suivants : liberté, invincibilité, omniscience, purs joie, paix et amour. Ma prison est intérieure et la clé de la porte est entre mes mains.

 

LA SOLUTION : LE TRANSFERT DE POUVOIR

 

La vraie liberté m'est accessible quand je fais un transfert de pouvoir de mon ego à mon âme, quand j'arrête de me comporter avec la peur et de m'attacher aux résultats. Je fais ce que me dicte mon âme, même si j'ai peur. Je me concentre sur les moyens au lieu de la fin. Le processus interne que je traverse pendant l'expérience me permet de grandir en conscience. Ce qui accélère l'imprégnation de mon corps par l'esprit et m'autorise à dissoudre l'enveloppe de mort autour de mes cellules.

Il existe un lien direct entre la conscience et l'action. Dès que j'écoute mon ego et son inextinguible soif de sécurité, je reste emprisonné, esclave des besoins, habitudes, désirs, croyances. Les vraies liberté et invincibilité sont le résultat direct de l'écoute de mon autorité intérieure. C'est un nouveau et mystérieux chemin qui est mortel pour l'ego, mais c'est le seul qui n'aboutit pas à une impasse. La vraie liberté n'est pas quelque chose de monnayable ; c'est un état intérieur. Aucune loi ne peut la garantir. Personne ne peut me l'enlever. Elle est déjà en ma possession. Tout ce qui me reste à faire est de la "dé-couvrir". "Avant qu'un homme puisse devenir libre, il doit faire le choix de la liberté" – Jeff Knaebel



Auteurs : Ghis et Mado



Notes

Personocratia: mot qui signifie "gouvernance individuelle". Il désigne tout être humain (vivant et terrestre) qui se souvient de qui il est, créateur illimité, et qui se comporte comme tel dans la vie.

Creatrix : mot féminin pour "créateur"

 

Source

Traduit par Hélios

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Published by Hélios - dans Evolution personnelle

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