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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 09:00

En cas de problème de santé, deux possibilités : soit vous ne fréquentez pas du tout le monde de la médecine officielle, vous en remettant à un thérapeute alternatif ou en laissant faire la nature, soit vous allez voir une "blouse blanche", mais Jean-Jacques Crèvecoeur vous met alors en garde contre les erreurs de diagnostic...

 

 

Douter du diagnostic :nécessaire et vital !

 

Depuis deux mois, je vous alerte sur la nécessité du doute systématique à l’égard des théories scientifiques. Non seulement parce que le Réel est fondamentalement inconnaissable et incertain, mais aussi parce que toute démarche scientifique est réductrice et inadaptée lorsqu’on aborde un système aussi complexe que le corps humain. Comme je le soulignais dans mon dernier article, le problème ne vient pas tant du réductionnisme scientifique que de l’inconscience de ceux qui pratiquent une démarche scientifique, où la représentation du réel, sa carte, sa modélisation sont confondues avec le réel lui-même. Avec pour conséquence qu’ils finissent par croire que leurs théories scientifiques sont VRAIES de manière absolue et indiscutable !

 

Lorsque cet intégrisme scientifique sévit dans le domaine de la santé, ce sont souvent les patients qui risquent de payer un lourd tribut s’ils s’en remettent au jugement de leur médecin avec une foi aveugle. Ce mois-ci, examinons les enjeux présents dans le domaine du diagnostic…

 

LES MÉDECINS DOUTENT DE LEUR PROPRE MÉDECINE… QUAND ILS DEVIENNENT PATIENTS !


Il y a une quinzaine d’années, une étude britannique révélait que les médecins recevant un diagnostic de maladie « grave » consultaient, en moyenne, sept confrères différents avant de croire au diagnostic et de décider de la stratégie à mettre en œuvre pour combattre le mal dont ils souffraient !


Sept confrères différents avant de croire au diagnostic ! En soi, je ne peux qu’applaudir cette attitude de doute à l’égard d’une pratique qui n’a rien d’une science exacte. Par contre, ce qui m’interpelle et me choque, c’est que ces mêmes médecins tolèrent difficilement qu’on remette en question leur propre diagnostic lorsqu’ils sont assis de l’autre côté du bureau de consultation, dans la position du praticien. À ce moment, ils n’hésitent pas à énoncer leur analyse comme s’il s’agissait d’une vérité évangélique ! Et gare aux patients qui oseraient mettre en doute, questionner ou critiquer leur position. Dans cette perspective, tout à coup, le recul nécessaire et la réflexion n’ont plus aucune place quand c’est le pouvoir du médecin ou la défense de la Vérité avec un grand V qui deviennent les enjeux de la relation thérapeutique…

 

LES ERREURS DE DIAGNOSTIC


La question qui se pose donc est la suivante : « avons-nous des raisons objectives de douter des diagnostics que les médecins posent sur notre réalité ? » Pour répondre à cette question centrale, examinons différents cas de figure pour éprouver dans leurs fondements la fiabilité des diagnostics.

 

Premier cas de figure : la lecture erronée. Supposons que les mesures effectuées par différents moyens (interrogatoire, observation, palpation, biopsie, analyse de sang, scanner, IRM, échographie, radiographie, scintigraphie, etc.) soient « exactes ». Il est malgré tout possible que le praticien, parce qu’il est humain et faillible, en fasse une lecture erronée ou incomplète. Il n’est pas rare, par exemple, qu’un radiologue croie voir quelque chose qui n’existe pas ou ne voie pas quelque chose qui existe sur des radios… Une première raison de douter d’un diagnostic !

 

Deuxième cas de figure : l’interprétation erronée. Les mesures sont exactes, la lecture est correcte et complète, par contre, le praticien en fait une interprétation erronée. Soit parce qu’il a oublié ce qu’il a appris au cours de sa formation (initiale ou continue), soit parce que ses connaissances ne sont pas à jour, soit parce que la recherche médicale propose une interprétation complètement erronée du phénomène ou encore parce que la littérature scientifique propose différentes interprétations contradictoires du même phénomène. Une deuxième raison de douter fortement des diagnostics qui nous sont proposés…

 

Troisième cas de figure : les inférences hasardeuses. Les mesures sont exactes, mais à partir de celles-ci, on fait des inférences pour supposer l’état d’une activité physiologique non directement observable. C’est ce qu’on appelle en médecine des indicateurs indirects… C’est ainsi que, par exemple, un taux de PSA élevé est interprété systématiquement comme une activité cancéreuse au niveau de la prostate, alors que cette corrélation est de plus en plus remise en question par les chercheurs eux-mêmes. Pourtant, de nombreux hommes se font encore mutiler aujourd’hui, sur la simple base d’un paramètre physiologique qui semble ne rien avoir à faire avec le cancer de la prostate ! Malheureusement, beaucoup de médecins semblent avoir oublié qu’une corrélation ne garantit pas nécessairement une relation de cause à effet… Depuis que les femmes portent des bas nylon, l’incidence des cancers du sein a explosé. Cela veut-il dire pour autant que les bas nylon provoquent le cancer du sein ? Poser la question, c’est y répondre.

 

Quatrième cas de figure : les mesures erronées. Je n’ai pas encore abordé le cas où les mesures effectuées étaient fausses, mais ça arrive beaucoup plus souvent qu’on ne l’imagine. Soit parce que les conditions dans lesquelles les mesures ont été effectuées n’étaient pas conformes (contamination des éprouvettes, défectuosité de l’appareillage, patient n’ayant pas respecté les recommandations avant le test, etc.), soit parce que certains laboratoires débordés « inventent » les résultats en mettant des chiffres aléatoires sur les rapports d’analyse (plusieurs magazines de protection des consommateurs ont dénoncé l’extrême variabilité des résultats d’un laboratoire à l’autre !). Récemment, un scandale a éclaté en Amérique du Nord en révélant que trente pourcent des mastectomies des dix dernières années avaient été complètement inutiles, parce que basées sur des diagnostics totalement faux… Autrement dit, des dizaines de milliers de femmes ont été mutilées pour rien, parce qu’elles n’ont pas remis en question le diagnostic qui leur avait été présenté ! Une raison de plus d’opérer des contre-vérifications avant de prendre une décision d’intervention chirurgicale…

 

Cinquième cas de figure : la dictature de la normalité. Ici, ce ne sont pas les mesures qui sont à mettre en doute, mais plutôt les « indicateurs de normalité » définis par les chercheurs ou par l’industrie pharmaceutique… Ce sont ces indicateurs qui permettent au médecin de dire si vous êtes malade ou non, parce que vos résultats entrent ou pas à l’intérieur d’une fourchette définie par la « science médicale ». Le problème, c’est que souvent, ces fourchettes de normalité sont fondées sur des hypothèses non vérifiées, comme la corrélation non démontrée entre taux de cholestérol et attaques cardiaques par exemple. Pire, ces fourchettes peuvent être redéfinies arbitrairement pour que, du jour au lendemain, des personnes saines soient considérées comme hors normes et donc, à risque et malades ! Ce fut le cas lorsque les fabricants de statines ont abaissé le seuil à partir duquel un taux de cholestérol devenait problématique. Conséquence : en un an, ces fabricants doublaient leur chiffre d’affaires en faisant croire à des millions de nouvelles personnes saines qu’elles avaient un problème de santé ! Là aussi, le doute est non seulement permis, mais absolument indispensable !

 

Sixième cas de figure : les fraudes et les nécessités économiques. L’appât du gain et le cynisme sont présents dans toutes les professions, y compris dans le monde médical. Saviez-vous, par exemple, que vous avez beaucoup plus de « chances » de vous faire proposer un traitement ou une intervention chirurgicale complètement inutiles si vous rencontrez le professionnel de santé dans les dix derniers jours de chaque mois ? Pourquoi ? Parce que, comme dans toute activité commerciale, l’angoisse de ne pas atteindre ses objectifs mensuels de chiffre d’affaires augmente lorsque la fin du mois approche ! C’est par dizaines de milliers qu’on découvre chaque année des chirurgies inutiles dont les premières victimes sont majoritairement des femmes (mastectomies inutiles, hystérectomies injustifiées, etc.). La prochaine fois qu’on vous présente un diagnostic défavorable nécessitant une intervention immédiate, jetez peut-être un coup d’œil sur le calendrier avant de prendre votre décision !

 

Septième cas de figure : les erreurs administratives. Inutile de s’étendre sur ce dernier point. Vous avez tous entendu parler de ces dossiers qu’on échange ou qu’on confond entre deux patients, annonçant parfois à la personne malade qu’elle va très bien et vice versa !

 

L’HYGIÈNE DU DOUTE EN MATIÈRE DE DIAGNOSTIC


Que vous soyez dans la position du médecin ou du patient, je ne peux que recommander d’adopter l’attitude du doute systématique. En effet, vous l’avez compris, il existe de trop nombreuses raisons de faire des erreurs pour croire par principe et inconditionnellement au diagnostic qui est posé ! Si vous êtes dans la position du patient (ou du client), je vous propose d’adopter l’hygiène du doute à travers les conseils qui suivent :


1. Doutez systématiquement de votre diagnostic, même s’il est favorable !
2. Restez à l’écoute d’autres avis, d’autres regards, d’autres conceptions.
3. Restez à l’écoute de votre corps pour vérifier si les résultats d’analyse sont confirmés par votre ressenti corporel.
4. Demandez toujours un temps de réflexion avant de décider d’entreprendre un traitement. Souvenez-vous de ce que font les médecins quand ils sont déclarés malades !
5. Informez-vous à d’autres sources et exercez votre discernement. Et n’oubliez pas que dans les approches parallèles et le décodage biologique, il se dit aussi beaucoup de bêtises…
6. Débusquez les croyances de votre praticien de santé, les liens qu’il établit, les corrélations qu’il fait.
7. Posez des questions, encore et encore. Rappelez-vous que votre médecin est à votre service. Et non le contraire.
8. N’hésitez pas à consulter au moins deux autres praticiens avant de prendre une décision.

 

Et comme le répétait souvent le docteur Hamer : « Informez-vous, tant que vous êtes en bonne santé ! » Car quand le diagnostic tombe comme un couperet, nous sommes parfois trop pris au dépourvu pour encore exercer le moindre discernement…

 

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Published by Hélios - dans Santé

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